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1990 : la lettre d'avril

Le jour de Noël, la Lumière est sortie de l'obscurité. La cloche de Pâques aujourd'hui résonne. La lumière et le son, en pénétrant dans l'âme (inconsciente) s'unissent en un Tout. Il est vrai que le mois d'avril est le quatrième mois après décembre. Par rapport au temps, il est un complément ; formant une totalité, il est en tant que tel un protecteur, - un (h)avre.

Le havre est un lieu, une terre. Où est le lien entre cette terre et l'air (le ciel) d'où descend le son de la cloche ? Dans l'être humain, mû par les battements de son cœur.

La cloche sort d'un moule de terre que l'on casse comme un oeuf : l'eau, le feu et l'air interviennent dans sa fonte qui coule, brûlante, dans un creuset. On l' "éveille" en la mettant à l'épreuve : en la frappant, afin de constater qu'elle offre  bien le son désiré. Elle scinde le temps, comme le printemps rompt avec l'hiver, par un mouvement régulier et continu. Immobile, elle s'ébranle ; la "volée" suit : trois temps dont le total forme le quatrième, le son.

Celui-ci déchire l'air comme le soc, viril, de la charrue, la terre féminine. Même l'enfant, point né encore, boit la voix, cet air en mouvement, ce rythme respiratoire antérieur à l'audition. Le son a une dimension au même titre qu'un volume ; ne dit-on pas le volume d'une voix ?

L'extérieur de la cloche se nomme la "robe" (féminin) ; le battant en est l'élément masculin. Le son est l'enfant de leur union : l'enfançon ! Dès qu'elle commence à retentir, le battant, de gauche à droite et de droite à gauche, dessine l'horizontalité sonore ; tirée de bas en haut et de haut en bas, la corde qui l'éveille est une verticalité sonore. Le tout est une croix vibrante, un espace qui chante.

Renversée, la cloche est coupe, creux, corolle que butine l'Esprit. Vue de dessous, telle un mandala, elle incite à méditer sur l'infini du temps et de l'espace.

On la lave en la baptisant avec de l'eau (cette eau qu'on ne peut laver) et l'on huile l'intérieur afin de permettre au son de pénétrer le bronze, atteignant ainsi les quatre points cardinaux.

Quand elle tinte, elle dit le temps sacré, la nostalgie de l'éternité. Il est un enfant rieur qui tinte comme une clochette, celui que nous devons devenir : Tintin !

Rolande Biès

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