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1988 : la lettre de janvier

Voyons comme on sème. Nous ne pouvons faire pousser un seul grain de blé qu'après avoir travaillé la terre l'avoir constatée plus sombre en profondeur qu'en surface. Cette terre, - notre obscurité, notre inconscience, - est le lieu, le champ dans lequel le grain devra pourrir, mourir, pour germer. Accueillons nos pensées sombres en nous demandant si ces prisonnières de notre profondeur ne nous offrent pas le pain dont nous avons faim, car la dépression sert à nous mettre en contact avec ce qui est encore inconscient en nous.

Pendant des mois, ce grain restera enfouis avant de paraître à la surface. L'enfouissement hivernal est un moment dans un espace donné : la terre, pour renaître, multiplié, à un moment donné : le printemps. Tout dépendra de la fertilité de la terre brisée qui offrira alors mille grains, comme l'être rayonnera de mille feux (tel un diamant, un dit amant). Plus le grain sera broyé, plus l'être aura été torturé par les épreuves reçues et plus la farine, la parole sera nourriture pour les autres. Car la farine n'est ni le son, ni le grain, elle est entre son et grain, elle est juste milieu, présent entre passé et avenir, conciliation.

Le pain est le résultat du sacrifice de "notre petit moi", grain de blé, toujours recouvert de ténèbres de l'inconscience, à qui nous devons apprendre à RECTIFIER ses attitudes, comme on doit enlever, couche après couche, les six enveloppes du son avant d'atteindre le grain qui contient le germe, donateur de vie. Le grain ne donne son germe qu'en s'OUVRANT, non en se laissant écraser : cette ouverture correspond à un moment de crise dont toute vie est riche (cr = croix / creuset). Car seul celui qui se possède, qui est UNIFIE, peut se sacrifier. Ce qui est sacrifié en l'être humain, c'est le négatif de la nature, sa violence. Nos contenus inconscients sont toujours projetés tant qu'ils restent inconscients, enfouis sous cette terre sans laquelle on ne peut rien.

Il nous est donc demandé d'aimer terre (Déméter, déesse du blé). A l'âme, toujours affamée, donnons son "pain quotidien", et voyons alors comme on s'aime !

Rolande Biès

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