Le Groupe d’Études C. G. Jung propose régulièrement des ateliers et des conférences. Cet article revient sur la visioconférence donnée par Jean-Pierre Robert le 14 janvier 2026 intitulée L’intelligence artificielle dans nos vies : alliée ou menace pour le monde intérieur.

L’humain doit se doter de protections face à la nature, au monde intérieur, aux autres et aujourd’hui à l’intelligence artificielle.
Sur cette page
- Entre crainte et curiosité : une interrogation collective
- La tendance naturelle à l’anthropomorphisation
- L’intelligence artificielle générative
- L’importance de la formation à ces nouveaux outils
- Au cœur de l’œuvre de C. G. Jung
- Études autour des séries de rêves
- La relation entre l’humain et la machine
- Cellules et silicium
- Ne pas se tromper sur les apparences de l’IA
- Risque d’inflation et de déflation
- L’inconscient est attentif et à l’écoute
- Les enfants semblent incapables de se concentrer
- Imagination Active et Intelligence Artificielle
- L’IA : terrain idéal pour les projections
- L’IA est à la fois une alliée ET une menace
Entre crainte et curiosité : une interrogation collective
Je souhaite ici souligner l’intérêt manifeste des participants, l’émulation suscitée, ainsi que les nombreuses questions que ce sujet ne manque pas de faire émerger. Je remercie vivement le Groupe d’Études C. G. Jung, le plus ancien groupe jungien de France, pour sa capacité à se renouveler sans renoncer à son héritage.
L’enregistrement de cette visioconférence est accessible, moyennant une contribution, sur le site du Groupe d’Études C. G. Jung.
L’exposé présenté lors de cette visioconférence a duré environ quarante-cinq minutes et a été suivi d’un temps d’échange nourri. Ces questions témoignent d’un intérêt réel pour le sujet, mêlé à la fois de crainte et d’une véritable soif de découverte.
Sans entrer ni dans une réflexion technique poussée, ni dans une prise de position pour ou contre le développement de l’IA, la question centrale qui a servi de fil conducteur a été la suivante : qu’est-ce qui se passe dans la partie inconsciente de notre psyché lorsque nous entrons en relation avec elle ?
Voici les principaux points abordés.
La tendance naturelle à l’anthropomorphisation
J’ai souligné combien notre relation aux objets qui nous entourent tend spontanément à les anthropomorphiser, qu’il s’agisse des animaux de compagnie, des plantes, des arbres … ou des machines qui partagent notre quotidien.
Pour illustrer ce mouvement, j’ai évoqué les premiers temps de l’informatisation, au moment du passage du papier à la machine, quand les utilisateurs corrigeaient directement les informations, laissant sur les écrans de nombreuses traces de crayon ou de stylo.
Beaucoup d’utilisateurs formulaient leur appel au support par un « je suis en panne », signe d’une identification à la machine qui persistait souvent, même après qu’on leur eut rappelé que c’était l’ordinateur, et non eux, qui avait un problème.
Les machines affichaient des messages d’erreur programmés, le plus souvent énigmatiques, laissant l’utilisateur perplexe, démuni, parfois même désemparé. Dans certains cas, apparaissait le fameux « écran bleu de la mort », bien connu des premières générations d’utilisateurs de Microsoft Windows.
L’intelligence artificielle générative
Nous avons désormais affaire à des machines qui nous répondent, à l’écrit comme à l’oral. Dans la majorité des situations, leurs propos sont cohérents, parfois même formulés avec tact et prévenance. Pratiquement tous les sujets peuvent être abordés et les délais de réponse sont extrêmement courts. Très vite, s’installe le sentiment d’être face à un interlocuteur. Parfois même, presque à notre insu, celui d’échanger avec une véritable équipe, compétente dans des domaines très divers.
Derrière les réponses générées, un cadre a été conçu et mis en place par les concepteurs de ces systèmes. Ce cadre, partagé par l’ensemble des acteurs, facilite notre adhésion, tout en agissant parfois comme un leurre. Il contribue à produire une expérience relationnelle lisse, continue, apparemment ajustée.
Nous sommes alors surpris de nous retrouver face à des machines qui manifestent, dans certaines situations, des comportements plus respectueux que ceux rencontrés dans nos relations professionnelles ordinaires, voire amicales. Dans nos environnements de travail, il y a toujours quelqu’un qui :
- N’a pas le temps de répondre.
- Garde jalousement une information.
- Noie l’autre sous des explications non sollicitées.
- Volontairement ou non, induit en erreur.
Ce déplacement ne tient pas seulement au comportement de la machine. Il concerne avant tout la posture de l’utilisateur, la manière dont il entre en relation, formule ses attentes et investit cet interlocuteur singulier.
L’importance de la formation à ces nouveaux outils
Peu de personnes sont aujourd’hui formées à l’utilisation de ces nouveaux environnements d’intelligence artificielle. La plupart les abordent comme de simples moteurs de recherche. Or, la logique n’est pas la même. Face à un moteur de recherche, l’utilisateur formule une requête, face à une IA générative il pose une question.
Dans le premier cas, il s’agit d’interroger une base de données. Dans le second, d’entrer dans une forme de dialogue. La qualité des réponses produites par une IA générative dépend à la fois des données sur lesquelles elle s’appuie et du contexte que lui apporte celui ou celle qui l’interroge. Elle se montre d’ailleurs particulièrement efficace lorsque l’utilisateur lui demande de travailler uniquement à partir d’un document fourni, en restant strictement dans ce cadre.
Au sein de l’Espace Francophone Jungien, plusieurs expériences d’utilisation de l’IA ont été menées, et deux d’entre elles ont été présentées.
Au cœur de l’œuvre de C. G. Jung
La première expérience porte sur l’ouvrage Les types psychologiques, issu de l’œuvre complète de Carl Gustav Jung, laquelle comprend dix-neuf volumes et près de 11 700 pages en langue anglaise. À titre de comparaison, ce corpus correspond, en volume informatique, à l’équivalent d’une vingtaine de minutes de musique.
À l’issue de nombreux échanges avec l’IA autour de la typologie jungienne, nous avons pu constater que celle-ci tend à renforcer la fonction dominante consciente, celle avec laquelle nous sommes déjà à l’aise, tout en court-circuitant la fonction inférieure, précisément celle par laquelle passent l’épreuve, le conflit et la transformation intérieure.
En réduisant les frictions et en proposant des réponses qui évitent le passage par l’inconfort psychique, l’IA peut ainsi devenir, sans bruit ni intention malveillante, un frein discret sur le chemin de l’individuation lorsqu’elle se substitue à l’expérience intérieure au lieu de l’accompagner.
En conclusion, l’IA peut aider à s’orienter dans l’œuvre de Jung, ou dans tout type d’œuvre, mais elle ne se substitue ni à l’expérience de la lecture, ni au travail intérieur qu’elle engage.
Études autour des séries de rêves
La deuxième expérimentation s’est appuyée sur :
- Deux séries de rêves étudiées par notre collègue Ariane Callot qui ont donné lieu à une thèse de philosophie soutenue au début des années 2000.
- Deux séries contemporaines de rêves issues de rêveurs distincts. La première rassemble plus de quatre cents rêves sur environ huit années, la seconde près de deux cent cinquante rêves sur une période d’environ deux ans.
Toutes les données ont été entièrement anonymisées, avec l’accord explicite des personnes concernées pour les séries contemporaines, chacune étant engagée dans un travail personnel d’accompagnement et d’élaboration de ses rêves. Il s’agissait exclusivement de séries individuelles, et non de rêves collectifs.
À partir du seul matériau onirique, sans aucun élément de contexte dans un premier temps, l’IA a été interrogée à l’aide de questions simples, portant notamment sur le profil général du rêveur ou de la rêveuse, ainsi que sur l’existence éventuelle de fils conducteurs.
Les réponses produites se sont révélées rapides, étayées par des extraits précis et globalement cohérentes. L’IA a formulé des hypothèses structurées sur la dynamique psychique à l’œuvre, mettant en évidence des mouvements de compensation, des points de tension ou d’évolution.
Ces propositions ont ensuite été soumises aux personnes concernées, qui en ont confirmé la justesse d’ensemble.
Je rappelle que l’échantillon reste trop limité et hors contexte pour en tirer des conclusions générales.
Ces expériences confirment un point bien connu des jungiens : le rêve est profondément structuré, même lorsqu’il se présente sous des formes fragmentées ou déroutantes.
Elles rappellent également qu’une interprétation, aussi juste soit-elle sur le plan symbolique, ne suffit pas à elle seule pour produire un travail intérieur. Privée de médiation humaine et de temporalité, une interprétation trop directe peut se révéler stérile, voire problématique.
Si les réponses de l’IA impressionnent par leur cohérence apparente, cette efficacité même appelle à la plus grande vigilance. L’IA produit des hypothèses mais l’interprétation demeure un acte relationnel et évolutif qui revient en dernier ressort au rêveur, dans sa capacité à accueillir, différer ou refuser ce qui lui est proposé.
La relation entre l’humain et la machine
La relation entre l’humain et la machine s’inscrit dans une continuité d’échanges qui permet à l’IA de repérer des régularités d’usage, sans pour autant constituer un profil psychologique.
Si les réponses produites dépendent avant tout de la manière dont les demandes sont formulées, cette logique technique n’empêche pas l’activation de projections et de représentations collectives.
L’IA devient alors un interlocuteur singulier, investi d’attributs humanoïdes et perçu comme autonome et relationnel. Elle révèle autant notre manière de l’utiliser que l’imaginaire contemporain qui l’entoure.
Cellules et silicium
Si l’on compare l’humain et les systèmes d’intelligence artificielle, on constate que leurs fondements sont radicalement différents. Du côté humain, tout repose sur une cellule vivante, auto-organisée et auto-réparante, issue de milliards d’années d’évolution, inscrite dans un métabolisme et marquée par la vulnérabilité, la dépendance au vivant et la mortalité.
Du côté des machines, la base est le silicium, matériau extrait, purifié et gravé, organisé de l’extérieur et entièrement dépendant d’infrastructures énergétiques massives. Il n’y a ni métabolisme, ni intériorité, ni finalité propre. Là où le corps humain est vécu de l’intérieur et animé par la psyché, le « corps » de l’IA n’est vécu par personne : tout semble vivant, mais rien ne l’est.
Derrière les figures humanoïdes qui peuplent l’imaginaire collectif, le corps réel de l’IA est fait d’équipements industriels lourds : usines de composants ultra-spécialisées, cartes électroniques, centres de données énergivores, réseaux de câbles sous-marins, jusqu’aux équipements domestiques qui ferment la chaîne. Une infrastructure fragmentée, bruyante, refroidie en permanence, mais continue.

Et pourtant, c’est à partir de cet ensemble matériel, massif et impersonnel, que quelque chose vient aujourd’hui nous parler, nous répondre et parfois nous toucher. C’est ce décalage, entre lourdeur industrielle et expérience relationnelle, qui interroge et qui surprend lorsque nous observons les réponses produites par une intelligence artificielle générative.
Ce contraste entre les fondements matériels de l’IA et ceux du vivant éclaire la manière dont les apparences peuvent nous induire en erreur.
Ne pas se tromper sur les apparences de l’IA
Elle peut donner l’impression de formuler des pensées, de proposer des idées nouvelles, d’exprimer des affects et, pour certains, de manifester une forme de présence. Mais il est essentiel de ne pas se laisser tromper par cette apparence. L’intelligence artificielle ne pense pas au sens humain du terme, elle n’est ni intuitive, ni dotée d’une fonction sentiment, et elle ne dispose d’aucun corps vécu.
Ce qu’elle produit relève en réalité d’une mise en forme. À partir de modèles statistiques à très grande échelle, elle génère des structures qui ressemblent à des pensées, des intuitions ou des sentiments. Elle en reproduit les contours, la syntaxe et parfois même la tonalité, leur conférant une cohérence formelle susceptible de convaincre.
Il s’agit toutefois d’une cohérence sans expérience intérieure. Et c’est précisément à partir de ce décalage que se pose la question suivante : quels effets ces échanges avec un monde artificiel peuvent-ils produire sur notre propre psychisme ?
Risque d’inflation et de déflation
L’un des premiers risques concerne l’inflation ou, à l’inverse, la déflation du Moi. Dans un cas, nous nous approprions les productions de l’IA en nous en attribuant le mérite, parfois sous des formes implicites ou explicites, telles que « je suis le meilleur » ou « j’ai compris plus vite que les autres ».
Dans l’autre, face à la rapidité, à la précision et à l’ampleur des réponses, nous pouvons être tentés de renoncer à penser par nous-mêmes, d’étudier ou de consentir à l’effort d’un cheminement personnel.
Le risque est donc double : soit investir l’IA comme une entité « quasi vivante », suscitant fascination ou excitation, soit, à l’inverse, la réduire à une « simple machine », posture souvent défensive. Dans les deux cas, quelque chose se joue du côté du Moi, pris dans un mouvement de comparaison, d’adhésion ou de retrait.
C’est là que le rôle du Moi devient central. Mais il importe de souligner qu’il n’est pas le seul à être engagé dans ces échanges.
L’inconscient est attentif et à l’écoute
L’inconscient, dans sa profondeur, est lui aussi à l’écoute, mais il ne perçoit ni selon les mêmes critères ni selon les mêmes temporalités. Les notions de temps et de contexte y sont différentes, et son orientation fondamentale demeure l’équilibre des opposés et la transformation.
C’est pourquoi il me paraît essentiel, à ce stade, d’« informer » l’inconscient de ce qu’est réellement l’intelligence artificielle, une fois dégagées les projections qui l’entourent. À défaut, le risque est grand qu’il se laisse abuser par des comportements qui miment ceux des humains, sans en partager ni l’expérience vécue ni l’ancrage corporel.
Il revient alors à chacun de prendre position, en devenant progressivement conscient des effets que ces technologies produisent en lui. Cette responsabilité est exigeante, car elle engage, d’une certaine manière, la protection de la psyché dans son ensemble.
Ces assauts ne sont pas nouveaux, ils ont commencé bien avant l’intelligence artificielle. Mais l’ampleur actuelle est inédite. La production continue et massive de contenus, qu’ils soient fiables, approximatifs ou délibérément trompeurs, tend à saturer l’attention, à court-circuiter l’élaboration intérieure et à nous éloigner progressivement de toute véritable intériorité.
Les enfants semblent incapables de se concentrer
Dès 1955, lors d’une interview, Carl Gustav Jung attirait déjà l’attention sur cette question :
« Les tensions et les troubles de la vie, au XXe siècle, ont tant affecté l’esprit moderne que dans de nombreux pays les enfants ne savent plus se concentrer. Ici à Zurich, les instituteurs de la partie supérieure du lac m’ont demandé pourquoi ils ne pouvaient plus terminer le programme. Les enfants, selon eux, semblaient incapables de se concentrer. Je leur répondis que la faute en incombait au cinéma, à la radio, à la télévision, au bruit continuel des voitures et au ronflement des avions. Tout cela détourne l’attention. Les mêmes distractions affectent aussi bien les adultes. »
C. G. Jung parle, page 196, interview de Frederick Sands du Daily Mail londonien.
Lorsque l’on relit ces propos aujourd’hui, il est difficile de ne pas constater que ce phénomène n’a fait que s’amplifier. Nous évoluons désormais dans un environnement saturé de contenus produits en continu, dont une grande partie nous demeure étrangère et n’alimente en rien la vie intérieure.
Cette surabondance sollicite sans cesse l’attention, fragmente la présence à soi et rend d’autant plus nécessaire un travail conscient de discernement et de protection de la psyché.
Dans ce contexte, la question n’est peut-être pas tant de savoir si l’IA est une alliée ou une menace, que de se demander comment chacun de nous peut demeurer en relation vivante avec son monde intérieur.
Imagination Active et Intelligence Artificielle
J’ai ensuite abordé un point central, en apparence paradoxal, puisque l’imagination active et l’intelligence artificielle partagent le même acronyme. Mais la comparaison s’arrête là.
L’imagination active engage un ou plusieurs interlocuteurs intérieurs, qui ne sont pas nécessairement des représentations humaines. Elle mobilise le sujet tout entier : son corps, ses affects et sa responsabilité, et surtout, elle transforme celui qui accepte d’entrer dans ce dialogue.
L’imagination active ne vise pas la production d’une « bonne réponse ». Elle fait émerger une réponse juste pour quelqu’un, à un moment précis de son histoire, dans un état psychique donné. Il arrive même que les contenus qui surgissent aillent à l’encontre de ce que le Moi considère comme important, ou qu’ils suivent une logique propre, étrangère aux attentes conscientes.
Aucune machine ne fonctionne ainsi. Une intelligence artificielle ne désire rien, ne poursuit rien et ne protège rien.
La psyché humaine, au contraire, tolère l’inefficacité, la répétition et la lenteur. C’est précisément cette capacité qui sert une unité plus vaste. Ce qui résiste à toute automatisation dans l’imagination active n’est pas la complexité de la psyché, mais sa faculté à produire des réponses singulières, non reproductibles, parfois même opposées aux attentes du Moi.
L’intelligence artificielle opère dans un temps discret, séquentiel et horodaté. La psyché humaine, elle, vit dans un temps qualitatif, chargé d’affects, de symboles et de sens. Elle est ouverte au dialogue, mais ce dialogue engage un sujet incarné, responsable de ce qu’il reçoit et de ce qu’il en fait.
Cette distinction rappelle que toutes les formes de dialogue intérieur ne se valent pas, et que le discernement demeure, plus que jamais, indispensable. Pour mieux explorer ce thème, je recommande l’ouvrage de Jean-François Alizon Dialoguer avec son inconscient.
L’IA : terrain idéal pour les projections
L’intelligence artificielle réunit, en réalité, toutes les conditions pour devenir un support de projection particulièrement puissant :
- Elle est d’abord active : elle répond.
- Elle est ensuite opaque : son fonctionnement réel nous échappe en grande partie.
- Elle est anthropomorphe : elle parle, dialogue, produit des images, des vidéos et, parfois, donne même l’impression de « voir ».
Autrement dit, elle occupe une position idéale pour accueillir et soutenir toutes les formes de projection.
Cela apparaît clairement dans certaines formules que nous entendons fréquemment, ou que nous nous surprenons nous-mêmes à prononcer :
- « Si ça marche, c’est bon »
- « l’IA est plus rationnelle que l’humain »
- « elle pense comme moi, mais plus vite »
- « elle me comprend mieux que les humains »
- « je peux déposer ici ce que je ne dis à personne »
- « avec l’IA, tout devient possible »
- « quelque chose parle à travers elle »
Ces énoncés disent finalement peu de chose de l’intelligence artificielle elle-même. En revanche, ils révèlent beaucoup de celui ou de celle qui les formule, et plus précisément de son mode de relation, de ses attentes et de son type psychologique dominant.
L’IA est à la fois une alliée ET une menace
L’interrogation initiale de cet exposé était la suivante : l’intelligence artificielle dans nos vies est-elle une alliée ou une menace pour le monde intérieur ? Les éléments abordés montrent qu’au-delà d’une réponse binaire, l’IA peut être à la fois l’une et l’autre. Plus que jamais, le retrait des projections s’impose, et avec lui la nécessité d’un développement accru de la conscience, du discernement et de l’éthique.
La position du Moi devient alors centrale : il lui revient de s’entourer d’un minimum de protections, tout en demeurant ouvert à ce qui l’entoure :
- le milieu naturel, avec ses paysages, sa faune et sa flore,
- le monde intérieur qui nous habite,
- les relations avec nos congénères
- et, désormais, les interactions avec les machines composent l’environnement dans lequel nous vivons.
C’est au cœur de cet ensemble, et non en dehors de lui, que se joue aujourd’hui notre responsabilité.
Janvier 2026
Adresser un message à Jean-Pierre Robert
Jean-Pierre Robert
Jean-Pierre Robert, fondateur du présent site, assure la mise en ligne des contenus. Il est le rédacteur de plusieurs articles, présentation d’ouvrages, entretiens et assure la mise en page du site.
Il coanime des séminaires de formation avec des membres d’Espace Francophone Jungien.
Textes publiés :
- L’intelligence artificielle dans nos vies (visioconférence du 14/01/2026)
- 150 ans après la naissance de Jung
- Que sont réellement les contes de fées ?
- L’ombre et le mal (conférence du 26/01/2025)
- Sabina Spielrein fascine !
- L’intelligence artificielle et la psyché
- Le défi de l’Humain face à l’intelligence artificielle
- La psychologie de Carl Gustav Jung expliquée clairement
avec Ariane Callot - C.G. Jung support idéal à de multiples projections
- Carl Gustav Jung et Junichirô Tanizaki font l’éloge de l’ombre
avec Ariane Callot - La persona et les réseaux sociaux
- Les bienfaits de l’introversion

