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La psychologie de Carl Gustav Jung expliquée clairement

C.G. Jung s’est exprimé dans de nombreux séminaires. Le livre Symboles oniriques du processus d’individuation retrace ceux de Bailey Island et de New York (1936 & 1937). Voici ce qui nous semble important à souligner.

Photo extraite de l’ouvrage Symboles oniriques du processus d’individuation.

Lire ce livre fut à la fois un plaisir et un grand moment de contact avec la pensée de Jung. 

Commençons par l’introduction de Suzan Gieser qui, plus qu’une simple introduction, est un travail qui se veut exhaustif sur le faire et le dire des séminaires de C.G. Jung à Bailey Island et à New York.

On y apprend beaucoup sur la manière dont tout fut organisé. On a une idée précise du public et des interactions entre les Américains, Jung, et ses proches.

Des femmes pionnières

Une chose nous a frappée c’est l’importance et le nombre de femmes pionnières dans l’organisation de ces séminaires. On peut citer Beatrice Hinckle,  Kristine Mann, Eleanor Bertine, Esther Harding…

Ces femmes, que l’on peut voir sur les photos qui figurent dans le livre, étaient très féministes et même militantes. Elles ont joué un rôle majeur dans la diffusion des travaux de Jung aux USA et dans le monde anglo-saxon.

La dernière page de l’introduction est particulièrement intéressante. Elle explique de manière claire et concise la démarche de Jung, entre les séminaires et son livre Psychologie et alchimie, avec les rêves de Wolfgang Pauli.

« Peut-être Jung considérait-il comme judicieux, d’un point de vue symbolique, d’inclure les rêves de Pauli, physicien quantiste et alchimiste moderne, un homme combinant une profonde connaissance des mystères de la matière et une fervente observation de sa propre psyché inconsciente. » (P. 89)

On découvre également que Jung cultivait une solide relation avec Wolfgang Pauli, alors qu’habituellement on retient plutôt de lui ses difficultés relationnelles avec les hommes.

Un public choisi, Jung s’exprime simplement

Jung s’adresse à un public choisi qui l’apprécie. Il parle simplement, parfois avec humour, et se permet quelques audaces.

On trouve dans ces conférences certaines définitions de concepts jungiens beaucoup plus abordables et claires que celles qui suivront dans des œuvres ultérieures d’un accès moins facile. Il est aussi aussi parfois plus affirmatif et ne craint pas de se « mouiller » devant un auditoire conquis à l’avance. Voici un exemple :

« Le rêve est un produit naturel -comme une pomme sur un pommier, comme un animal, créé par la nature, pas par l’homme. On pourrait tout aussi bien dire que les rêves ne sont pas créés par l’homme, qu’ils ne sont pas faits du tout. Ils poussent. Ils surgissent naturellement, comme une source.

Un rêve est une série de représentations, d’images nées d’un processus souterrain inconscient. Puisque le rêve est une série d’images, je considère que ces images sont causées par un processus invisible, de nature inconnue, et c’est ce que nous appelons l’inconscient. […]

Nous connaissons seulement des images de ce processus ; quant à l’origine de ce processus, elle est inconnue. Nous spéculons bien sûr beaucoup à son propos, mais il ne s’agit que de spéculations. » (P. 101)

Le mandala

Jung aborde la question du mandala et fournit de claires explications. Bien que le mot mandala soit lié à la philosophie orientale, on le retrouve partout dans le monde :

« C’est un symbole très ancien, existant depuis les débuts de l’humanité, l’un des rares grands symboles qui peut se trouver à toutes les époques témoignant d’une présence humaine. » (P. 106)

Et quelques pages plus loin, il précise la symbolique du mandala :

« La signification de ce symbole se lit dans le croisement. Quand deux choses se croisent, elles forment un centre ; elles se rejoignent, ce qui symbolise l’union des opposés. […]

Le cercle symbolise l’accomplissement, la rondeur et, aussi, l’union des opposés qui aboutit à un tout. Le cercle signifie donc aussi la totalité ; ainsi, ce qui est parfait ou complet a toujours été conçu comme étant rond. » (P. 109)

L’inconscient

A propos de l’inconscient Jung illustre son propos simplement. Il souligne combien il est difficile de parler de l’inconscient car « il y a tant à dire à son propos ! ». Un peu plus loin, à propos des perceptions subliminales, il ajoute « Nous pouvons entendre quelque chose mais ne pas savoir que nous l’avons entendu ».

Il aborde l’inconscient collectif et les archétypes :

« Au-delà de l’inconscient personnel nous avons l’inconscient collectif qui est d’une qualité et d’une structure entièrement différentes, quelque chose de jamais acquis ;

c’est né avec nous, venu au monde avec nous, apparu à l’intérieur de notre structure cérébrale ;

c’est quelque chose qui est identique à la structure des instincts, qui a la forme d’un instinct, et fonctionne à l’image d’un instinct ;

nous appelons ces « images » des archétypes.  » (P. 95)

Suivent de nombreux exemples qui éclairent son propos …

De multiples sujets donnent lieu à des échanges

Jung s’appuie sur les types psychologiques. Il prend pour exemple la structure de la personnalité de W. Pauli qui est introvertie  : « cet homme est un penseur, et, de plus, il est intuitif et son esprit est rompu à la spéculation ». Il montre à partir de là l’importance des fonctions qui agissent en arrière-plan (sentiment et sensation), comment elles interviennent pour contrebalancer une attitude devenue trop unilatérale et pourquoi il est important de leur donner une véritable légitimité.

A propos de la pensée, il souligne une fois de plus l’importance de « distinguer entre les pensées qui sont vraiment les nôtres et les pensées qui pénètrent en nous ». Peu de personnes, aujourd’hui encore, opèrent cette distinction et croient naïvement qu’elles sont les « propriétaires » de toutes leurs pensées !

Les rêves de Pauli sont au cœur de son exposé. Il n’hésite pas à donner des compléments d’information tels que : « nos rêves contiennent le problème de notre entourage, et nous pouvons rêver les problèmes des autres au lieu des nôtres ». Ce fait, bien que rare, est peu pris en compte en analyse de rêves et mérite d’être souligné.

Ces exemples nous poussent à dire que celui qui veut lire du Jung clair et agréable doit lire Symboles oniriques du processus d’individuation !

 

Ariane Callot et Jean-Pierre Robert – Octobre 2021


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