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Le presbytère de Laufen

Les premiers souvenirs de C.G Jung remontent à la période où il vécut au presbytère de Laufen. 

Le presbytère de Laufen

Le presbytère de Laufen : vue à partir du temple. A droite, façade opposée.

Paysage situé à proximité du presbytère de Laufen

Souvenir du premier rêve de C.G. Jung

« Le presbytère est situé isolé près du château de Laufen et derrière la ferme du sacristain s'étend une grande prairie. Dans mon rêve, j'étais dans cette prairie. J'y découvris tout à coup un trou sombre, carré, maçonné dans la terre. Je ne l'avais jamais vu auparavant. Curieux, je m'en approchai et regardai au fond. Je vis un escalier de pierre qui s'enfonçait; hésitant et craintif, je descendis. En bas, une porte en plein cintre était fermée d'un rideau vert. Le rideau était grand et lourd, fait d'un tissu ouvragé ou de brocart; je remarquai qu'il avait très riche apparence.

Curieux de savoir ce qui pouvait bien être caché derrière, je l'écartai et vis un espace carré d'environ dix mètres de longueur que baignait une lumière crépusculaire. Le plafond voûté était en pierre et le sol recouvert de dalles. Au milieu, de l'entrée jusqu'à une estrade basse, s'étendait un tapis rouge. Un trône d'or se dressait sur l'estrade; il était merveilleusement travaillé. Je n'oserais l'affirmer, mais il était peut-être recouvert d'un coussin rouge. Le siège, véritable trône royal, était splendide, comme dans les contes! Dessus, un objet se dressait, forme gigantesque qui atteignait presque le plafond. D'abord, je pensai à un grand tronc d'arbre. Haut de quatre à cinq mètres, son diamètre était de cinquante à soixante centimètres. Cet objet était étrangement constitué : fait de peau et de chair vivante, il portait à sa partie supérieure une sorte de tête de forme conique, sans visage, sans chevelure. Sur le sommet, un œil unique, immobile, regardait vers le haut.

La pièce était relativement claire, bien qu'il n'y eût ni fenêtre, ni lumière. Mais, au-dessus de la tête brillait une certaine clarté. L'objet ne remuait pas et pourtant j'avais l'impression qu'à chaque instant il pouvait, tel un ver, descendre de son trône et ramper vers moi. J'étais comme paralysé par l'angoisse. A cet instant insupportable, j'entendis soudain la voix de ma mère venant comme de l'extérieur et d'en haut, qui criait : « Oui, regarde-le bien, c'est l'ogre, le mangeur d'hommes ! » J'en ressentis une peur infernale et m'éveillai suant d'angoisse. A partir de ce moment j'eus, durant plusieurs soirs, peur de m'endormir : je redoutais d'avoir encore un rêve semblable. »

Ma vie - C.G. Jung page 31
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