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Toni Wolff et ses formes structurelles de la psyché féminine

En complément de la théorie des fonctions psychologiques de C.G. Jung (pensée, sentiment, sensation et intuition), Toni Wolff a développé une représentation innovante de la psyché féminine. Une des voies possibles vers l’individuation est l’intégration des quatre formes ou types structurels qu’elle a définis.

Accomplir ce travail nous conduit vers la plénitude et nous offre une solide protection contre les aspects d’ombre de chaque archétype. Ceci s’applique tout autant pour les femmes que pour les hommes, sans tenir compte de leur identité ou de leur orientation sexuelle.

Version anglaise de cet article

Il y a plus de cent ans, Toni Wolff, d’abord patiente et puis collaboratrice proche de C.G. Jung, a imaginé un modèle qui décrit l’essence même de la femme selon quatre formes ou types structurels distincts :

  • Mère (et épouse),
  • Amazone,
  • Hétaïre (compagne, maitresse, épouse, amie),
  • Médiale.

Son essai Les formes structurelles de la psyché féminine, traduit dans le Cahier Jungien de Psychanalyse no 75, 1992/4, a été écrit avec l’intention spécifique d’aider la femme moderne « à se connaître elle-même et à se réaliser pleinement ».

Elle encourage vivement les femmes à reconnaître leurs priorités les plus profondes et les plus intimes tout en étant conscientes que chaque période culturelle ne facilite pas la réalisation de leur vraie nature intérieure.

Les formes personnelles et impersonnelles

Wolff présente ses types sur deux axes qui se croisent. (voir l’image ci-dessus)

L’axe vertical contient la Mère d’un côté et l’Hétaïre du côté opposé. Pour ces deux types ce sont les liens personnels qui sont les plus importants : la mère (et épouse) se focalise sur le lien avec ses enfants (et son époux) et l’Hétaïre donne plus d’importance à la relation avec son partenaire, compagnon, mari, amant ou ami.

L’axe horizontal contient l’Amazone et la Médiale, opposées l’une à l’autre. En revanche, pour ces deux types leur relation la plus importante n’est pas avec les personnes proches mais avec le collectif. Elles se focalisent sur les liens impersonnels. Le centre d’attention de l’Amazone est en premier lieu lié aux valeurs culturelles objectives de son époque (le conscient collectif), tandis que la Médiale privilégie les phénomènes liés à l’inconscient collectif.

Forme principale et formes adjacentes

Selon le modèle de Wolff, chaque femme s’identifie principalement à une forme structurelle qui représente le centre d’attention prédominant dans sa vie. Cette forme principale ne s’exprime pas nécessairement dans son mode de vie extérieure car elle peut être influencée par l’environnement socio-économique.

La plupart des femmes intègrent facilement une deuxième forme. Il s’agit de l’une des deux formes adjacentes, sur l’axe perpendiculaire à celui qui contient sa forme principale. Par exemple, une femme qui s’identifie avec la Mère a naturellement accès à ses qualités d’Amazone ou de Médiale.

L’intégration de la troisième forme, l’autre forme adjacente, demande plus d’efforts, et ne se fait, selon Wolff, que tardivement dans la vie.

L’intégration de sa forme opposée « constitue une approche du Soi »

Cela peut prendre toute une vie, mais quand une femme réussit à intégrer les quatre formes structurelles, cela la conduit vers un état de plénitude, d’unité profonde. Elle peut ainsi « trouver sa juste place dans le monde d’aujourd’hui » et « remplir sa tâche culturelle ».

Wolff et Jung estimaient tous les deux que la quatrième forme ou forme opposée (l’Hétaïre dans notre exemple) est en grande partie hors de portée d’intégration dans notre personnalité consciente et « elle doit donc trouver expression sur le plan symbolique ».

Comme la plupart des jungiens aujourd’hui, Marie-Louise von Franz estimait qu’il est en effet essentiel de s’efforcer d’intégrer notre  orientation psychologique opposée, sinon nous risquons de nous retrouver « frustrées et à moitié mortes » (Toni Wolff & C.G. Jung – A collaboration, p. 94-95).

Les réserves de Wolff et Jung sur le fait de vivre symboliquement plutôt que concrètement sa forme structurelle opposée est peut-être en relation avec leur vécu personnel. Ce point sera détaillé dans un article à venir. 

La Mère (et l’épouse)

« La Mère se réalise dans la relation avec ce qui demande à être protégé, aidé et développé en s’efforçant de fortifier … »

Les femmes qui s’identifient principalement à cette forme structurelle se marient souvent, ont des enfants et focalisent toute leur énergie à créer un foyer où toute la famille s‘épanouit. Elles se concentrent sur l’éducation des enfants, les qualités paternelles de leur mari ou compagnon, la bonne organisation de la vie familiale, la santé, la sécurité, le fait de bien manger, d’avoir une maison confortable, d’obtenir et de maintenir une bonne position sociale en stimulant la carrière de leur mari, etc.

Alternativement, ou simultanément, elles peuvent choisir une profession ou une activité maternelle dans laquelle elles aident, soignent ou enseignent en dehors de leur cercle familial. Dans ce cas, la place du domicile est prise par des institutions ou organismes d’utilité publique, comme les hôpitaux ou les écoles, par exemple.

L’ombre de la Mère

Chaque type contient aussi un aspect négatif ou d’ombre.

« Si l’intégration progressive de l’une des deux formes structurelles les plus proches ne se fait pas, la forme en vigueur jusque là s’hypertrophie et de ce fait devient négative. »

Dans le cas de la mère, cette exagération peut se présenter comme un maternage anxieux et surprotecteur, bien plus longtemps que nécessaire, freinant ainsi le développement de ses enfants.

Elle peut se perdre tellement dans son rôle de mère qu’elle néglige le développement des autres aspects de sa vie. Le véritable danger est que les désirs inconscients de sa vie non vécue soient projetés sur les personnes dont elle a la charge, qui se trouvent alors sous pression, condamnées à vivre les rêves inconscients de leur mère au lieu de suivre leur vie.

L’Hétaïre (maitresse, compagne, épouse, amie)

L’Hétaïre se focalise avant tout sur la qualité de sa vie relationnelle avec son amant, son compagnon, son mari, son amant ou son ami.

Sur la façon dont le type Hétaïre est en relation avec les hommes, Wolff écrit :

« Elle lui donne le sentiment qu’il a une valeur personnelle indépendamment même des valeurs collectives, du fait que son développement à elle demande l’engagement dans une relation individuelle exploitée et réalisée dans toutes ses nuances et dans toutes ses dimensions. »

L’Hétaïre souhaite encourager le développement de la vie intérieure de son partenaire : ses intérêts individuels, ses inclinations et ses rêves créatifs. Ceci est différent du type Mère dont l’objectif est de promouvoir et protéger la position de sa charge dans le monde extérieur.

Bien que le type Hétaïre soit le plus souvent représenté comme la partenaire romantique et sexuelle d’un homme qu’elle aide à réaliser ses rêves, cette forme structurelle peut aussi s’exprimer chez une femme qui favorise la vie intérieure de ses enfants, amis proches ou membres de sa famille.

L’ombre de l’Hétaïre

Si un type Hétaïre favorise la vie intérieure au détriment total de la vie et de la position de son partenaire, elle peut devenir un véritable danger pour lui. Il peut la suivre et être tenté d’abandonner sa profession ou son mariage pour un projet insaisissable et mal pensé qui peut le conduire à sa ruine.

Un autre aspect négatif de l’Hétaïre

Les lecteurs féministes contemporains pourraient grincer des dents à la façon dont Wolff formule l’idée suivante, car la phrase se lit un peu comme si l’Hétaïre n’existait que comme un objet aidant le développement psychologique des hommes :

« La fonction de l’Hétaïre consisterait à éveiller en l’homme la vie psychique individuelle, ce qui au-delà de sa responsabilité d’homme l’amène à réaliser entièrement sa personnalité. »

J’estime que cela représente une autre partie de l’ombre de l’Hétaïre, qui était probablement inconnue pour Wolff au moment où elle a écrit son essai, car il y a des raisons de croire qu’elle est tombée elle-même dans ce piège très courant qui est encore un défi pour les femmes contemporaines dans le monde entier.

Nombreuses sont les femmes qui sont tombées amoureuses et qui ont été entièrement consumées par leur relation. Elles se sont complètement perdues et ont sacrifié leurs propres rêves pour aider à réaliser ceux de leur partenaire.

La relation Hétaïre idéale

Dans des circonstances idéales, la relation est mutuellement bénéfique et réciproque. L’Hétaïre forme ainsi, avec son partenaire, un duo créatif capable de poursuivre ensemble leurs rêves. Le plus souvent ils ne sont pas trop gênés par des considérations extérieures liées aux conventions.

Wolff écrit ouvertement sur le besoin inhérent d’expression sexuelle du lien romantique entre l’Hétaïre et son partenaire une fois que ce lien a atteint une certaine profondeur : « lorsque celle-ci est bien établie et suffisamment assurée au niveau psychique »

À l’époque de Wolff, en Suisse, une femme qui choisissait de vivre pleinement sa nature Hétaïre restait souvent célibataire et/ou sans enfants, et vivait en dehors des conventions. À l’heure actuelle, au moins dans les sociétés occidentales, cela n’est plus nécessaire.

La plupart des femmes contemporaines parlent très ouvertement de leurs souhaits, ainsi que des défis d’être mère et de conjuguer vie familiale et vie de couple. Nous pouvons en déduire qu’elles ont des difficultés à maintenir le lien intérieur entre leurs âmes, qui est tellement important pour l’Hétaïre.

L’Amazone

« Elle oriente ses intérêts en fonction d’objectifs qu’elle veut atteindre elle-même. »

De nos jours, nous pourrions l’appeler une femme de carrière, mais son type pourrait également s’exprimer dans la femme qui « porte le pantalon chez elle et dirige la maison ou la famille avec une discipline militaire »

Idéalement, l’Amazone équilibre son désir de contribuer aux valeurs collectives et culturelles de son époque avec toutes les autres responsabilités et intérêts qu’elle pourrait avoir.

L’ombre de l’Amazone 

L’ombre de l’Amazone est souvent illustrée dans les films contemporains par la femme (ou l’homme !) de carrière qui est tellement rongée par son ambition qu’elle néglige ses relations personnelles avec ses enfants, son mari, sa famille et ses amis. Elle pourrait même abuser des relations humaines pour le bien de sa carrière.

La Médiale

« La médiale est plongée dans l’atmosphère psychique de son environnement et de l’esprit du temps, et surtout au premier titre dans l’inconscient (impersonnel). »

La femme Médiale est très intuitive et dispose d’un lien fort avec l’inconscient collectif. Ses qualités peuvent s’exprimer dans les sphères de la religion et de la spiritualité mais aussi dans les arts, la médecine (conventionnelle et douce), ainsi que dans la recherche et la psychologie.

L’ombre de la Médiale

Comme pour les autres formes structurelles, et les archétypes en général, le côté ombre apparaît quand on mène une vie trop unilatérale. C’est le cas quand on est possédé par un archétype, à l’exclusion des autres.

Lorsqu’une Médiale manque d’un ego fort, elle peut être submergée par les effets de l’inconscient. Elle n’a peut-être pas la capacité de discriminer entre ce qui vient d’elle-même et ce qui vient de l’inconscient collectif. 

Elle peut avoir du mal à trouver les mots pour exprimer le contenu inconscient auquel elle a accès. Par conséquent, elle peut être déroutante et son influence sur les autres et sur elle-même peut même devenir destructrice.

L’indépendance de la pensée de Toni Wolff vis à vis de C.G. Jung

Toni Wolff a présenté son modèle innovant en 1934 au Club Psychologique de Zürich, dont elle a été présidente pendant 17 ans. Puis elle l’a remanié et développé en 1948 à l’Institut C.G. Jung de Zurich.

De nombreux commentateurs ont suggéré que Wolff a dérivé sa théorie du type anima et du type maternel de Jung dans son séminaire de 1925 (Introduction à la psychologie jungienne) et son essai de 1927 (Problèmes de l’âme moderne, Âme et terre p. 29-67). La biographie (Toni Wolff & C.G. Jung – A collaboration, p. 94-95) et l’essai de Wolff démontrent clairement que ce n’est pas le cas. 

Elle a développé sa théorie de manière indépendante et a très probablement présenté une première version de son modèle au groupe de femmes auquel elle appartenait avant la création du Club Psychologique de Zürich en 1916. Ce groupe, dont Emma Jung était également membre, se réunissait régulièrement pour présenter et discuter des sujets liés à la psychologie féminine.

Quatre femmes éternelles – Toni Wolff revisitée

Dans le livre Four eternal women (Quatre femmes éternelles), publié en 2011, les auteurs Mary Dian Molton et Lucy Anne Sikes fournissent des illustrations et des amplifications vives et contrastées des qualités que Wolff a identifiées pour chacun des types.

Pour chacune des formes structurelles, elles échangent autour des caractéristiques positives et négatives. Elles évaluent les possibilités de carrière, les qualités et les difficultés dans leurs relations avec les hommes, leurs enfants, et leur entourage immédiat. Elles démontrent aussi l’importance d’intégrer les formes adjacentes et la forme opposée.

Leur intérêt pour le modèle de Wolff a commencé en 1997 avec la décision de monter une série de films pour illustrer les quatre formes structurelles pour leur communauté jungienne locale. La série de films s’est depuis étendue à de nombreux ateliers et séminaires.

Le livre Four eternal women est issu de l’utilisation des quatre types dans leur pratique privée et dans les groupes de travail. Il est construit autour d’histoires de femmes fictives (films, livres, mythologie) ainsi que de femmes réelles (entretiens et témoignages), à différentes périodes. Il illustre l’intemporalité de la théorie originale de Toni Wolff.

L’intention de ces auteures est d’aider les femmes à regarder attentivement leur propre vie, à découvrir quand elles ont un comportement de Mère, d’Hétaïre, d’Amazone et de Médiale, et d’en tirer des leçons en prenant en compte l’ombre de chacun de ces types.

Sur les hommes et les femmes 

Dans les premières pages de son essai, Wolff fait une distinction nette entre le fonctionnement psychologique chez les hommes et chez les femmes. Ceci est conforme avec son époque où les disparités étaient beaucoup plus importantes au sujet de ce qui était permis, attendu et considéré comme un choix de mode de vie normal ou socialement acceptable pour les femmes et les hommes.

À propos des hommes, elle écrit que :

« … c’est l’esprit qui détermine ses productions culturelles. Aussi son attitude consciente et son emprise sur le réel s’appuient-elles en règle générale sur sa fonction la plus différenciée. »

Wolff fait ici référence à la théorie des fonctions psychologiques de C.G. Jung (la pensée, le sentiment, la sensation, l’intuition), à laquelle elle a largement contribué. La biographe de Wolff, Nan Savage Healy, suggère que c’est probablement Toni Wolff elle-même qui a écrit son célèbre chapitre sur les définitions, considéré comme le cœur du livre Types psychologiques de plus de 500 pages, publié en 1921 par C.G. Jung (Toni Wolff & C.G. Jung – A collaboration, p. 180-183). 

A propos des femmes Toni Wolff écrit :

« Mais, pour la femme, c’est la dimension psychique qui est déterminante, et sa nature la rend plus une, puisque chez elle et l’esprit et la sexualité ont une forte charge psychique. Sa conscience en est du coup plus globale mais aussi plus confuse. Et pour chaque femme la dimension psychique cherche à s’exprimer dans le mode de vie qui correspond à la forme structurelle qui lui est propre et aux conditions culturelles du moment. »

Dans ses réflexions, Wolff était en avance sur son temps, et pourrait même être considérée comme féministe, dans le sens où elle a joué un rôle important en aidant les femmes à obtenir l’égalité des chances et de traitement. Elle l’a fait en leur offrant deux autres manières d’exister en dehors du service aux autres (principalement leurs enfants, mari ou amant).

L’Amazone par son ambition sert principalement et contribue à la société. La Médiale s’appuie sur sa facilité de contact avec l’inconscient collectif.

En même temps, Toni Wolff était en grande partie le produit de son temps et de son environnement. En Suisse, les femmes n’ont obtenu le droit de vote aux élections fédérales qu’en 1971, après le référendum raté de 1959. C’était bien avant, en 1934, que Wolff a présenté officiellement ses formes structurelles de la psyché féminine.

Il m’est difficile de remarquer tout ce qu’elle écrit sur l’influence des types Mère et Hétaïre sur les hommes dans leur vie, en particulier l’influence négative de l’ombre. Très peu d’attention est accordée à ce que cela pourrait signifier pour sa propre vie et son propre épanouissement, et aucune à ce que les femmes pourraient signifier pour d’autres femmes.

En ce sens, Wolff se situe entre deux générations de femmes. L’une encore très empêtrée dans un rôle de servante qui commence doucement à se rebeller, et la génération suivante (à laquelle appartenait Marie-Louise von Franz), qui est non seulement plus libre dans ses choix, mais surtout plus confiante dans ses souhaits et réalisations, dans son sentiment de droit à l’égalité.

C’est grâce au travail acharné de ces femmes que nous sommes dans une meilleure situation aujourd’hui et nous devons les honorer en continuant leurs travaux, en particulier en transmettant à nos enfants de nouvelles valeurs. Nous avons parcouru un long chemin, mais il reste encore beaucoup à faire.

Rôles et définitions des sexes non traditionnels

À notre époque, les rôles des sexes traditionnels et même les définitions des sexes sont remis en cause et même renversés, et nombreux sont ceux qui estiment qu’il n’est plus utile de faire une distinction aussi nette et des interprétations aussi stéréotypées basées sur le sexe d’une personne.

Ce que la communauté LGBT demande, c’est d’être vue et considérée comme une personne, indépendamment de son sexe à la naissance ou de ses préférences sexuelles (ou de leur absence). Rien de positif n’est jamais sorti du fait de regrouper les individus dans des catégories trop restreintes et de limiter ensuite leurs droits.

Vu l’étendu de la communauté LGBT il est clair que la grande variation naturelle de l’expérience humaine ne peut être réduite aux seules catégories d’hommes hétérosexuels et de femmes hétérosexuelles.

À mes yeux, aujourd’hui, même les hommes et les femmes aux comportements plutôt traditionnels bénéficieraient grandement de fonctionner comme une personne, sans distinction de sexe.

En tenant compte de ces éléments, je postule qu’il est tout aussi utile pour les hommes et les femmes, qu’ils soient traditionnels ou non traditionnels dans leur identité ou orientation sexuelle, d’appliquer le modèle de Wolff à leur vie.

Nous connaissons tous des hommes de carrière (type Amazone), des guérisseurs et des médecins, des artistes, des prêtres et des psychanalystes (type Médiale), des pères de famille, des enseignants, du personnel soignant (type Mère) et des mentors, ou des hommes qui s’épanouissent en aidant leur partenaire ou leurs enfants à réaliser leurs rêves les plus intimes (type Hétaïre).

Cette tendance à l’élargissement suit également le travail approfondi que les jungiens contemporains réalisent pour étendre la théorie originale stéréotypée de l’animus/anima de Jung aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui et aux communautés non traditionnelles.

Retenons que l’une des voies possibles vers l’individuation est l’intégration des quatre formes ou types structurels définis par Toni Wolff. Ce travail est source de plénitude et nous offre une protection contre l’ombre de chacune des formes. Ceci est tout aussi vrai pour les femmes que pour les hommes, sans tenir compte de leur identité ou de leur orientation sexuelle.

Août 2021

Peggy Vermeesch

Basée en France, Peggy Vermeesch est psychopraticienne d’orientation jungienne. Professeure d’anglais à l’Université de Bretagne Occidentale, elle a également un long parcours de chercheuse en géophysique à l’Imperial College London, l’université du Texas (États-Unis) et celle de Southampton (Royaume-Uni).

Contributrice au sein de l’équipe Espace Francophone Jungien (EFJ) elle assure également les liens entre le monde anglophone (Jungian Psychology Space) et francophone.

En savoir plus sur Peggy Vermeesch

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