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Ariane Callot
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Poésie Ariaga

Ariaga

Ariane Callot

(Ariaga) est docteur en philosophie. Elle a soutenu en 2000 une thèse orientée sur Jung.

 

Elle est l’auteur du blog le Laboratoire du Rêve et de l’Alchimie spirituelle. Sur le présent site elle publie des extraits revus de la thèse, des écrits sur Jung et des poésies.

Harmonie et musique

L’impression d’harmonie pour les Rêveurs des deux séries est à la fois semblable et différente. Pour lui c’est l’ordre, pour elle c’est de retrouver la clé de la musique des origines.

Les mandalas d’aboutissement sont des compromis

Le dernier rayon de signification, le rayon 8 qui est celui de l’harmonisation, véhicule la majorité des possibilités de RE-présentation d’une forme de totalité.

Voir le schéma des rayons de signification des rêves

Il conduit vers des aboutissements, appelés par Jung mandalas, qui sont en quelque sorte des compromis. Ils procurent un moment d’équilibre, un sentiment d’harmonie, au conscient d’un Rêveur prêt à sombrer à force d’être, sur le plan onirique, avec des répercussions au niveau conscient, le lieu du processus des  métamorphoses que dirige le Soi.

Pour le Rêveur l’harmonie c’est l’ordre

Rappelons que le Rêveur de la série de Jung effectuait, dans sa vie quotidienne, un remarquable travail scientifique qui lui a valu de recevoir le prix Nobel à 45 ans. Il était sujet à des problèmes personnels liés à ses relations avec le monde féminin et cherchait, par l’intermédiaire de ses rêves et visions, à trouver un ordre au sein duquel deux systèmes, apparemment incompatibles, pourraient coexister.

Voir les rêves de la série du rêveur

Ceci explique le côté abstrait de la vision du mandala de la Grande Horloge du Monde qui reflète le désir de voir fonctionner harmonieusement et conjointement l’espace, le temps, le mouvement, autour d’un axe commun : l’ordre. Tout ceci, très inspiré par le conscient, pourrait, peut-être, suffire à expliquer l’impression d’harmonie suprême qu’il ressent.

On ne peut, cependant, négliger les nombres trois et quatre, dont nous avons vu qu’ils symbolisent la conjonction entre le Masculin et le féminin, et les pulsations enracinant le mandala dans le grand rythme de la Nature.

Rappelons, aussi, ce nombre trente-deux qui élève la représentation du Rêveur à un niveau spirituel, mystique même, si on accepte l’idée qu’il puisse exister une relation entre la présence de ce nombre et les trente- deux voies de la sagesse du Séfer Yetsirah.

Le Rêveur est semblable à un équilibriste sur un fil car, grâce aux apports incessants de l’inconscient collectif, la totalité est mouvante. Il semble vivre et se représenter un exceptionnel moment d’harmonie et de totalité.

Une harmonie à la fois semblable et différente

Pour la Rêveuse, l’harmonie découle d’abord de la conjonction du masculin et du féminin qui est en quelque sorte le minimum exigé. Elle procède aussi de la réunion, particulièrement réussie, d’éléments de la symbolique et de l’iconographie alchimique.

Le cheminement est semblable mais non identique à celui du Rêveur.

Cette différence au niveau de la représentation découle du fait que, pour chaque rêveur, même si le but et le processus sont comparables, puisqu’il s’agit dans les deux cas de trouver une forme d’harmonie, l’illustration est personnelle.

Nous avons vu que le Rêveur procédait à de nombreuses mesures, recherchait de justes proportions. C’est aussi le cas pour la Rêveuse, au moment où elle mesure la juste quantité d’eau nécessaire à l’accomplissement d’un acte aussi important psychologiquement que de laver les pieds de sa mère. Pourtant, il ne s’agit pas là du thème principal de la recherche d’harmonie pour la Rêveuse.

Redécouvrir une symphonie intérieure

Pour la Rêveuse, en particulier dans la deuxième partie de la série, le cheminement vers l’harmonie est jalonné par des allusions à un apprentissage destiné à mettre en place les conditions de la redécouverte d’une symphonie intérieure bien orchestrée, symphonie qui serait jouée dans la tonalité propre à la Rêveuse.

Les références à la musique et au chant sont nombreuses. De plus, il s’agit de la suite logique onirique la plus cohérente de l’ensemble ce qui conduit à penser que la coopération inconscient-conscient y est particulièrement réussie.

Voir les rêves de la série de la rêveuse

Rappelons que, dans la partie pré-consciente, en particulier au rêve 46, le thème de la musique et la possibilité pour la Rêveuse de chanter d’une belle voix claire, avaient déjà été évoqués.

Rêve no 46 : l'afficher

Trouver la clé qui déclenche la musique

Au cours de cette seconde partie, au moment du travail d’analyse, il lui est d’abord montré au rêve 81 qu’il manque, pour que commence véritablement l’Œuvre de cheminement vers la totalité, une petite clé qui doit déclencher la musique.

Rêve no 81 : l'afficher

On observe ensuite, au rêve 96,  un homme qui chante d’une voix puissante ce qui incite à penser que, à ce moment de la série, seule la part masculine de la psyché s’exprime. En outre, cet homme est assuré par un câble dans le dos, preuve que la Rêveuse est incapable de lâcher prise car elle est encore fortement reliée à toutes les projections des couches superficielles de l’inconscient.

Rêve no 96 : l'afficher

Peu après, au rêve 98, se produit une grande baisse de tension et seule une faible musique se fait entendre. On peut alors se demander si la Rêveuse ne va pas perdre toute possibilité de contact avec La Musique qui chante sur tous les registres de la Nature.

Rêve no 98 : l'afficher

La Berceuse du Chant de la Nature

Il faut attendre le rêve 116 pour que soit promis à la Rêveuse-chanteuse en devenir, représentée par la jeune fille, un moment de paix et d’harmonie.

Rêve no 1116 : l'afficher

Ce moment est symbolisé par la présence d’un cercle dans un carré et le titre d’un disque : Berceuse du Chant de la Nature. Notons que le rêve se situe en un lieu où un couple qui fait l’amour évoque la possibilité d’une conjonction.

Sur le plan de la coopération inconscient-conscient, nous pensons que le discours du rêve au sujet de la musique trouve son aboutissement, comme le faisait le rayon de signification du maintien de l’identité et de l’organisation du Moi, au rêve 144, quand la Rêveuse prend la direction de l’orchestre.

Rêve no 144 : l'afficher

Cependant, c’est plutôt au rêve 120 que nous situons le contact le plus intime avec la source, le lieu de totalité évoqué par la Parole de la Grande Voix du rêve 65.

Rêve no 120 : l'afficher

Rappelons ce rêve très bref de la première partie  : UNE VOIX dit à la Rêveuse “Il y avait la source”.

Le côté emphatique du rêve, semble assimiler cette source à une Nature première animée par l’Esprit. L’émanation de la source, agissant comme intermédiaire coordinateur entre le lieu de l’Origine et la conscience, serait alors le Soi.

Une voix qui vient d’ailleurs

Dans le  rêve 120, le retour aux origines, à la source de Vie, est désigné à la Rêveuse comme un but, atteignable seulement quand elle sera grande, le Soi étant représenté par la femme âgée professeur dans la classe de chant.

La femme/Soi demande à la Rêveuse de se lever et de chanter. Elle chante fort et juste et, surtout, entend sa voix comme si elle venait d’ailleurs, ce qui accrédite l’idée d’un lien avec le rêve de la source.

Elle a enfin trouvé le ton juste mais, comme il le lui est dit, sur le plan de la maturité psychique elle n’est qu’une enfant et il lui faudra encore passer par de nombreuses calcinations. Ceci se vérifie dès le rêve suivant (rêve 121) où elle boit un alcool très fort qui lui brûle tout l’intérieur.

Rêve no 121 : l'afficher

Le chemin est sans fin

In-finies sont les spirales du chemin à parcourir pour jouer dans cet orchestre de la Nature si bien décrit par cette phrase du musicien Jean Paderewski :

“Partout où est la Vie est aussi la Musique ; elle vit dans toutes les fissures sismiques de la terre, dans l’imposant mouvement des planètes, dans le conflit caché des atomes inflexibles ; elle est dans toutes les lumières, dans toutes les couleurs qui éblouissent ou reposent les yeux ; elle est dans le sang des artères, dans toute douleur, toute passion d’extase qui secoue nos cœurs.“

Nous ajouterons que la capacité d’entendre cette musique, se jouant dans une clé oubliée, et de remonter ainsi, par un long apprentissage, en direction de la Source, réside dans la possibilité d’ouverture offerte par l’écoute attentive du discours de l’inconscient.

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Publié initialement dans le cadre d’une thèse cette page a été adaptée par Ariaga (Ariane Callot), son auteure.
Les ouvrages cités sont référencés à la page bibliographie.



Ariaga
Ariane Callot

(Ariaga) est docteur en philosophie. Elle a soutenu en 2000 une thèse orientée sur Jung.

Elle est l’auteur du blog le Laboratoire du Rêve et de l’Alchimie spirituelle. Sur le présent site elle publie des extraits revus de la thèse, des écrits sur Jung et des poésies.

Ariane Callot

Cheminant dans les pas de Jung, j’ai tenté de donner à penser que l’on peut, par l’intermédiaire des série de rêves, observer les re-présentations structurelles et symboliques d’un enseignement de l’inconscient …
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