Éditions La Fontaine de Pierre 10,8 cm x 17,8 cm x 1,8 cm - 256 pages.
La traduction initiale en langue française de Réponse à Job a été réalisée par le docteur Roland Cahen en 1964. C'est en 2022 que les éditions La Fontaine de Pierre proposent ce livre au format de poche. Monique et Michel Bacchetta, les traducteurs, précisent :
"Cette nouvelle traduction de Réponse à Job se tient au plus près du texte de Jung, qui écrit dans une langue précise, sobre. Même si le sujet dont il traite ne se prête pas à la « froide objectivité » de la seule pensée, mais laisse une part importante au sentiment, le style de Jung n'est ni affecté ni emphatique. Les traducteurs ont essayé de respecter cet état d'esprit." p.12
Ces réflexions sont celles d'un médecin et profane en théologie qui a dû trouver des réponses à de nombreuses questions et sujets religieux et qui, de ce fait, s'est vu contraint d'aborder, de son point de vue original et non confessionnel, les idées sur la foi et leur sens.
Ces interrogations avaient aussi pour point de départ des événements contemporains : mensonge, injustice, esclavage et génocide ont non seulement submergé une grande partie de l'Europe, mais ils continuent de régner sur de vastes zones du globe. Qu'en dit un Dieu bienveillant et tout-puissant ? Cette interrogation désespérée, mille fois soulevée, est l'objet de ce livre. »
(4e de couverture de l'édition allemande originale, 1952)
"Le caractère « physique » n'est pas l'unique critère de vérité. En effet, il existe aussi des vérités psychiques, qui ne peuvent être ni expliquées, ni démontrées, ni contestées sur le plan physique." p.14"Le fait que l'expression religieuse soit souvent en contradiction avec des phénomènes physiques incontestables prouve l'autonomie de l'esprit par rapport à la perception physique et une certaine indépendance de l'expérience de l'âme à l'égard des données physiques.
L'âme est un facteur autonome, et l'expression religieuse est une manifestation de l'âme qui, en dernier ressort, repose sur des processus inconscients, c'est-à-dire transcendants. Ces processus ne sont pas accessibles par la perception physique, mais prouvent leur existence par des manifestations de l'âme qui les révèlent." p.15
"... je suis pleinement conscient que j'évolue dans le monde des images et qu'aucune de mes réflexions ne touche à l'inconnaissable. Je ne sais que trop combien notre faculté de représentation est limitée — sans même parler de l'étroitesse et de la pauvreté de notre langage ..." p.17"On ne peut en effet se représenter la réalité de Dieu qu'en utilisant des images qui, le plus souvent, surgissent spontanément ou que la tradition a rendues sacrées." p.21
"Je n'écris pas cet ouvrage comme un érudit (que je ne suis pas), mais comme un profane et un médecin qui a eu le privilège d'avoir un regard approfondi sur la vie de l'âme de nombreuses personnes. Ce que j'affirme est tout d'abord mon avis personnel, mais je sais que je parle en même temps au nom de tous ceux qui ont eu des expériences similaires aux miennes." p.22
Tout au long de l'ouvrage Jung prend appui sur les textes bibliques et assure une véritable confrontation entre l'être humain (lui) et la divinité (Dieu, La divinité, le Soi...). Il montre l'importance de l'homme :
"Maintenant [nous sommes en 1952 !], tout dépend de l'homme; il a dans ses mains un pouvoir de destruction monstrueux, et la question est de savoir s'il peut résister au désir de l'utiliser, s'il arrive à le dompter grâce à l'esprit d'amour et de sagesse." p.212"... toute la nature inconsciente aspire ardemment à la lumière de la conscience, pour laquelle elle a toutefois une très grande aversion." p.213
"... nous savons à nouveau que Dieu ne doit pas seulement être aimé, mais aussi redouté. Il nous remplit de bien, et aussi de mal, sinon il ne serait pas à craindre, et puisqu'il veut devenir homme, son antinomie doit avoir lieu et être résolue en l'homme. Cela signifie pour l'homme une nouvelle responsabilité. " p.215
"... l'homme illuminé reste ce qu'il est, et qu'il n'est jamais rien de plus que son moi limité face à celui qui vit en lui et dont la forme n'a pas de frontière reconnaissable, qui l'englobe de toutes parts, qui est profond comme les fondements de la terre et vaste comme l'immensité du ciel." p.234
Réponse à Job de C.G. Jung est un livre de référence qui fait appel tout autant à la pensée qu'au sentiment, à l'intuition qu'à la sensation.
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