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1997 : la lettre de juin
"Maintenant je sais vraiment." C'est la parole prononcée par saint Pierre (Actes, XII, 11), lorsqu'il a été miraculeusement délivré de sa prison par un ange. C'est celle que l'Alchimiste peut aussi prononcer en sortant de cette prison et en découvrant la voie. La prison est l'emblème du début de l'Oeuvre dans lequel l'âme, mobile comme l'eau, se trouve retenue. C'est elle qui doit être libérée grâce au besoin d'adoration qui lui permet de s'écouler. A l'inverse de la tour fermée (voir Lettre d'avril 1997), la vieille tour est ici démantelée ; la porte a été arrachée de ses gongs : l'entrée, - comme la sortie, - est libre ; la prison est ouverte, le moi n'est plus refermé sur lui-même. A l'intérieur deux entraves ont sauté ; il en reste une : les derniers vestiges d'égoïsme. Trois pierres y restent également :
C'est une parole d'allégresse que nous entendons ici. Auparavant était le doute, maintenant l'errance n'est plus de mise. Nous n'avons plus à nous disperser, à courir, par exemple, stages et groupes plus ou moins sectaires ! ... L'adepte sait que seule la transmutation apporte et apportera paix en lui et autour de lui. Rolande Biès |
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