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1990 : la lettre de janvier
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Mille neuf sang quatre vingt dix ... Le sang neuf coule au commencement de
ce temps puisque seul le 1 demeure (1+9+9+0=1), ou le Mille (le 1 suivi de rien).
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Le 1 inaugure, il englobe, c'est le créateur,
soleil de vie qui se lève et perce à travers les branches et le brouillard. "C'est
le commencement de tous les êtres et de toutes choses".
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Le 9 : le pouvoir d'apprivoisement du petit,
"permet de commencer les travaux d'approche. Ce n'est qu'en utilisant l'humble moyen
de suggestions empreintes de bonté que l'on peut agir". Le Yi King a parlé.
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Le 4 : la folie juvénile, est une source qui
sort du pied de la montagne, symbole de la jeunesse sans expérience. L'eau est quelque
chose qui ne cesse de couler, elle est le Mercure qu'on ne peut retenir, le temps qui
relie le passé au futur : le présent à vivre, à mûrir.
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Le 20 : la contemplation, offre deux aspects
: celui de s'examiner afin de constater les effets de nos actes et de
"rectifier" au besoin, et celui de contempler la loi de la vie afin de
reconnaître que le plus grand bien est de savoir rester exempt, le mieux possible, du
mal. Pour y parvenir, le temps du nettoyage intérieur s'impose avant
tout passage à l'action.
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Le 10 : la marche, façon correcte de se conduire, ce qui est la situation la plus difficile (donc la
plus intéressante ...) La plus grande force (celle du ciel, du haut) est en contact avec
la grande faiblesse (le lac). Marcher, c'est progresser, mais c'est aussi accepter de
vivre un temps de déséquilibre au cours duquel on risque de tomber... Cet intervalle
entre ce que j'ai été et ce que je vais être se nomme nigredo
(dépression).
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Voici donc une année pleine de promesses, de germes et de futures
récoltes. Il nous faut être patient. Alors la vie coulera simplement. Être
simple : le
plus difficile.
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Rolande Biès
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