Un juge peut-il être totalement impartial ? Comment ses émotions, sa subjectivité ou son histoire personnelle interviennent-elles dans ses décisions ? Que peuvent apporter Freud et Jung à la compréhension du travail judiciaire ? Martine Sandor-Buthaud répond à ces questions à partir de son expérience auprès des magistrats.

Jean-Pierre Robert : Vous êtes psychologue, psychanalyste et vous avez travaillé pendant de nombreuses années avec des magistrats à l’École nationale de la magistrature. Comment cette rencontre avec le monde judiciaire s’est-elle imposée à vous ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de contribuer à l’écriture de cet ouvrage ?
Martine Sandor-Buthaud : Laurence Begon et Martine de Maximy m’ont contactée pour réfléchir avec elles à une formation pour des magistrats en exercice à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) portant sur les apports des théories psychologiques à la pratique judiciaire. Elles m’ont ensuite proposé d’intervenir dans cette formation. J’avais entendu que les magistrats étaient en souffrance. Je me suis dit que je pouvais peut-être apporter là une certaine aide.
Devant la question de ce que les théories psychologiques pouvaient donner aux magistrats et à leur pratique, j’ai pensé qu’il leur serait utile d’interroger leur propre psychisme, et la façon dont celui-ci est partie prenante dans leur exercice. J’ai été surprise de voir d’une part que je rencontrais une demande chez les magistrats, et d’autre part qu’il n’existait presque pas d’espace de parole sur eux-mêmes et presque rien d’écrit sur leur part psychique dans leur pratique.
Je me suis lancée au début comme j’ai pu. Et puis au fur et à mesure que j’ai écouté les magistrats, échangé avec Martine et Laurence, interrogé les cas judiciaires, les idées ont pris forme. Nous avons alors décidé d’écrire le livre en suivant une méthode : prendre les idées sur le psychisme, sur ses manifestations, sur comment les traiter et ensuite regarder à partir de ces idées, comment ces manifestations apparaissent dans la pratique judiciaire, comment le magistrat peut les traiter et ce que cela peut apporter à sa pratique.
Cet ouvrage est né d’un dialogue entre une psychanalyste et deux magistrates. Comment vos trois regards se sont-ils complétés au cours de l’écriture et qu’avez-vous découvert les unes des autres ?
Nous n’avons pas écrit chacune un chapitre ou deux. Nous avons écrit à trois. J’écrivais aussi clairement que possible le psychologique : par exemple, ce qu’est une attitude interne ou psychique, et l’attitude (du thérapeute) la plus propice à l’exercice de la psychothérapie telle que définie par Rogers (l’empathie, l’acceptation, la congruence…), puis par les analystes (la neutralité, l’écoute flottante, la tenue du cadre), dans la théorie mais aussi la pratique.
Martine et Laurence me renvoyaient ce qu’elles ne comprenaient pas et je réécrivais jusqu’à ce que les idées psychologiques soient compréhensibles pour elles. Nous évitions ainsi le jargonnage. Je tentais ensuite autant que possible une mise en relation entre la pratique psychologique et la pratique judiciaire, ce que Martine et Laurence corrigeaient et complétait avec leur connaissance du juridique et du judiciaire. À mon tour je leur disais ce que je ne comprenais pas du judiciaire.
Nous avons par exemple interrogé la juste place de l’empathie dans la pratique du psychothérapeute puis dans l’exercice judiciaire. Nous continuions les allers-retour entre nous jusqu’à ce qu’elles soient d’accord entre elles et que ce qui était dit sur le judiciaire me soit appréhendable. Nous menions ainsi une étude, une recherche et nous nous assurions que les idées psychologiques et l’exposé sur ce qu’est le judicaire seraient compréhensibles pour les magistrats, pour les acteurs de justice et pour tout un chacun.
Nous avons aussi illustré ces idées par des cas judiciaires pris dans ce que nous ont raconté les magistrats dans la formation et dans la pratique de Martine et Laurence (tout en respectant bien sûr la confidentialité). Martine et Laurence ainsi que les magistrats que j’ai rencontrés m’ont donné accès à eux-mêmes et à la difficulté de leur pratique. J’ai découvert ce qu’est le travail d’un magistrat et l’exercice de la justice. J’ai aussi compris les enjeux pour la démocratie dont je n’avais pas conscience.
Le grand public imagine souvent le juge comme une figure essentiellement rationnelle et impartiale. Votre livre montre au contraire combien il est traversé par des émotions, des conflits intérieurs et parfois même par la violence des situations qu’il rencontre. Pourquoi était-il important de rendre visible cette dimension psychique du travail judiciaire ?
L’image que le grand public a du magistrat est diverse et les demandes qui sont faites à la justice massives. Le juge est souvent vu comme injuste, manquant d’humanité, partial, défendant des intérêts de sa caste, ou des idées politiques.
Les magistrats eux-mêmes se voudraient rationnels et impartiaux, en ayant comme idée qu’il leur faut rester maîtrisés et qu’avoir des émotions, des réactions subjectives contrevient à l’impartialité qu’ils veulent avoir et qu’ils sont tenus d’avoir. Ne pas avoir de réactions subjectives est impossible et n’est, de plus, pas souhaitable. Il est important pour les magistrats eux-mêmes d’avoir droit à leur humanité, d’avoir le droit d’avoir une subjectivité et d’apprendre à entrer en relation avec celle-ci. Il est important qu’ils puissent dire leur souffrance, leurs difficultés, qu’ils puissent faire la part des choses entre ce qui leur incombe et ce qui incombe aux manques de moyens et aux dysfonctionnements de l’institution.
La prise en compte de leur part psychique est nécessaire pour eux-mêmes et pour la qualité de leur exercice judiciaire. Il est par ailleurs important que le public comprenne ce qu’est un magistrat et la justice, qu’il ne se laisse pas attraper par ses projections et par tout ce qui peut être dit sur les juges et sur la justice. Parler de la part psychique des magistrats permet de voir les magistrats et leur travail de l’intérieur et de se faire une image moins caricaturale et polarisée. Ceci est important pour soutenir et défendre les magistrats dans leur effort pour assurer leurs missions.
Vous montrez qu’un juge ne peut pas supprimer sa subjectivité mais qu’il peut apprendre à la reconnaître pour qu’elle n’agisse pas à son insu. En quoi la connaissance de sa propre vie psychique renforce-t-elle, plutôt qu’elle ne fragilise, l’impartialité du magistrat ?
Nous nous adressons à cette question très longuement car elle est essentielle. L’impartialité est l’une des obligations de magistrat. L’indépendance du magistrat et son impartialité sont des principes fondamentaux d’une justice démocratique. Il n’y a pas d’impartialité sans indépendance. Nous pensons que leur exercice dans la pratique nécessite un travail psychique par lequel le magistrat intériorise le principe et peut métaboliser de façon personnelle son sens et son esprit. Bien sûr une subjectivité inconsciente empêche l’impartialité. Il s’agit pour le magistrat d’en prendre conscience et de s’en dégager.
Pour cela il peut apprendre à se tourner vers lui-même. L’impartialité se travaille dans une relation avec sa subjectivité comme le psychothérapeute travaille sa neutralité dans une interaction avec son contre-transfert. Par ailleurs, la subjectivité du thérapeute et du magistrat n’est pas seulement une entrave à la neutralité et à l’impartialité, elle est aussi une source de renseignement sur le patient et la situation analytique pour l’un, sur le justiciable et la situation à juger pour l’autre. De plus un magistrat en contact avec sa subjectivité, avec lui-même, est en contact avec son humanité.
Le 10 juin 2026, vous avez donné une conférence au Groupe Jung dans laquelle vous montriez combien le dialogue entre Freud et Jung pouvait être fécond autour de la notion de surmoi. En quoi cette double approche éclaire-t-elle, selon vous, l’exercice de la justice ?
La notion de surmoi permet d’aborder la question de la part psychique du juge dans sa pratique sous un autre angle. Quelques mots de définition me paraissent nécessaires. Le surmoi est une notion freudienne qui est pratiquement passée dans le langage courant. Dans le langage jungien on pourrait dire qu’il s’agit du complexe de la conscience morale avec ses différentes composantes et tonalités affectives, ses personnifications (terribles et plus tempérées) et ses fondements archétypaux et imagoïques (paternelles et maternelles).
Le surmoi est une instance psychique ou un complexe dont nous sentons la présence autonome, différenciée du moi, comme une voix intérieure qui nous surveille, nous juge, et souvent nous accuse et nous fait des reproches. Le terme de surmoi désigne la structure morale à l’intérieur de l’individu : la conception du bien et du mal et du judiciaire tel que pensé dans notre psychisme, c’est-à-dire ce qui selon ce complexe personnel doit être récompensé et ce qui doit être puni, ce qui est interdit et ce qui est autorisé.
Le rôle du surmoi est assimilable à celui d’un juge interne, d’un censeur à l’égard du moi et des motions inconscientes. Il a une fonction critique et interdictrice des désirs et de l’agressivité, en particulier des désirs incestueux et de la violence meurtrière. Il sert aussi de modèle ou définit le modèle de ce qu’il faut être. Il porte, ce faisant, les idéaux.
Au niveau de la collectivité il existe un surmoi collectif ou surmoi culturel qui édicte ce qui est autorisé, ce qui est interdit, ce qui doit être puni ou récompensé dans une collectivité, dans une civilisation. Il porte les idéaux et les valeurs de cette collectivité, et la fonction judicaire de celle-ci. Les magistrats en sont les représentants. Le magistrat s’appuie sur les lois édictées par la collectivité et sur son propre surmoi pour porter cette fonction du judiciaire de la collectivité.
Il existe plusieurs tonalités de surmoi. C’est l’imago au fondement d’un complexe qui donne sa tonalité affective à celui-ci. Au fondement du surmoi sont les imagines parentaux, l’imago paternel et maternel et celle du couple. Une image paternelle et/ou maternelle toute puissante donnera une figure de surmoi dictatorial, écrasant, et sans appel, un surmoi persécuteur.
Vous insistez sur la différence entre un surmoi persécuteur et un « surmoi tempéré », capable de conduire de la culpabilité vers la responsabilité. Cette réflexion dépasse largement le seul cadre judiciaire. Est-ce finalement une question qui concerne chacun d’entre nous dans notre manière de vivre, d’éduquer ou d’exercer une responsabilité ?
Le surmoi persécuteur conduit à une oscillation inconsciente entre une révolte meurtrière, et un sentiment de culpabilité, une sensation de ne pas être à la hauteur, de ne pas être/faire ce qu’il faudrait. Le surmoi persécuteur est agent de clivage et fomente de la violence.
Un parent qui exige que l’enfant le conforte dans sa toute-puissance enseigne à celui-ci une obéissance aveugle et l’empêche de se constituer en tant qu’individu responsable ayant des droits et des devoirs. Lorsque l’imago parentale arrive à se transformer en des représentations d’un paternel et d’un maternel humanisés, porteurs de valeurs, de limites et d’interdits structurants qui sont dans une relation de complémentarité l’un avec l’autre apparaît l’image d’un couple qui donne ses bases à un surmoi tempéré.
Cette figure de couple construit l’espace en lequel peut se faire un conciliabule intérieur à la recherche d’une position éthique pour l’élaboration de ses décisions. Freud parle de cette transformation psychique comme l’enjeu de la conflictualité œdipienne. Jung parle quant à lui de la transformation de l’image du soi, de l’imago dei, organisatrice d’une cohérence interne, d’une intégrité apte à étayer le sentiment de responsabilité de l’individu envers lui-même, envers les autres, envers la communauté et à conjoindre du mieux possible ces différents niveaux.
Comment signifier la loi, le respect de soi et des autres, poser les limites, tenir le cadre, juguler la violence et la destructivité, faire acte d’autorité, tout cela sans être soi-même agent de violence ? Telle est la question posée par le surmoi tempéré. C’est une question centrale pour les magistrats dans l’exercice de la justice, mais qui se pose aussi pour chacun d’entre nous en particulier dans notre fonction de parent ou dans notre pratique professionnelle que ce soit d’enseignant, d’éducateur, de travailleur social, de thérapeute, d’avocat, de policier et bien d’autres…
Votre conférence intervient dans un contexte où la justice fait l’objet de critiques parfois très vives et où les magistrats sont soumis à d’importantes pressions médiatiques, politiques et sociales. Ce climat modifie-t-il aujourd’hui leur manière d’exercer leur mission ou, au contraire, renforce-t-il la nécessité de préserver un véritable espace intérieur de réflexion ?
Les magistrats sont en effet objets de très fortes attaques en ce moment alors qu’ils sont soumis au devoir de réserve qui les empêche de se défendre sur les faits précis qui leur sont reprochés. Les médias parlent à juste titre de dysfonctionnement mais sans accès au dossier judiciaire particulier sur lequel ils étayent leur dénonciation publique et sans appréhender dans son ensemble ce à quoi les magistrats sont confrontés.
Le manque de moyens est abyssal : manque de magistrats (quatre fois moins que chez nos voisins), manque de greffiers, manque de matériel parfois même manque de papier… Mais ce qui fait souffrance est aussi le mode de management, (comme celui qui régit les hôpitaux). Il est question de chiffre, de nombre de dossiers traités et d’efficacité alors qu’il faut gérer la pénurie de moyens.
L’institution judiciaire demande aux magistrats de gérer leurs dossiers en « mode dégradé », d’accepter de siéger sans greffier, de fonctionner seul là où ils devraient être plusieurs, parfois de signer qu’ils étaient plusieurs alors qu’ils ne l’étaient pas, de travailler jusqu’à 3 heures du matin contrevenant là au code du travail et ses 39 heures, bref de contrevenir à la loi alors qu’ils en sont les garants. Ils sont pris entre juger mal pour faire vite ou augmenter le temps d’attente des justiciables qui est déjà inacceptable.
A qui attribuer la responsabilité (faute ?) des dysfonctionnements ? Les plaintes pour viol et inceste se multiplient du fait de la libération de la parole et les magistrats ne sont pas plus nombreux. Les magistrats ont à la fois à entendre les victimes, respecter les limites dans lesquelles les placent les lois existantes relatives à l’abus, et respecter la présomption d’innocence. Ils doivent protéger la société, le bien public, les libertés individuelles et l’État de droit. Et dans l’ensemble comme les médecins dans les hôpitaux ils tiennent.
J’ai été frappée de constater à quel point ils se sentent investis à faire respecter l’État de droit. Ils ne peuvent le faire qu’en défendant fermement leur indépendance et la nécessité d’avoir un temps et un espace de conciliabule intérieur en lequel élaborer leur intime conviction sur ce qu’ils ont à juger.
Le site Espace Francophone Jungien s’adresse principalement à des lecteurs familiers de la psychologie analytique. Si vous deviez retenir un enseignement essentiel de Jung pour comprendre les défis auxquels sont confrontés les magistrats aujourd’hui, quel serait-il ?
Vous me demandez de poursuivre notre étude en faisant une mise en relation de la pensée jungienne et la pratique judiciaire. Cela demanderait de s’y arrêter plus que ce que je peux faire dans les limites de cet entretien.
Il serait intéressant de partir de la notion de persona, ce que nous avons esquissé dans le livre à propos de la relation du magistrat au cadre judiciaire, sa façon personnelle de tenir le cadre et la construction de sa persona de juge. On peut aussi partir de la question de l’ombre et interroger la relation du juge avec la violence, la destructivité et les transgressions auxquelles il a affaire tous les jours, ce qui nous amène aux questionnements de Jung sur le Mal et la nécessité d’accepter son existence en tant qu’entité irréductible (qui fait partie intrinsèque de la psyché humaine).
Les magistrats ne peuvent pas prétendre éradiquer la violence et la destructivité même si leur surmoi le leur demande souvent et la société aussi. Faire justice (comme éduquer) ne se limite pas à punir et ne relève certainement pas d’une opération de nettoyage intégral. Juger est un processus complexe qui, nous le pensons, inclut un travail intrapsychique et un travail interpsychique entre le magistrat, les justiciables, les partenaires judiciaires et le type de situation à juger.
Les magistrats ont l’habitude de s’interroger dans leur « for intérieur ». Juger nécessite un « retour critique sur soi ». Ils peuvent -et à notre avis ce serait souhaitable et profitable pour eux et pour leur exercice- inclure dans leur délibération intérieure une attention (bienveillante) à leurs comportements, à leurs émotions, aux manifestations du transfert et de leur contre transfert, à leur position psychique.
La délibération du magistrat est encadrée par la procédure, par la référence à la loi, et aux principes fondateurs du droit. Elle inclut une mise au travail de ce référentiel, et de la Justice dans son aspect sacré, à la recherche d’un chemin pour une mise en pratique de la procédure et du droit aussi équitable, humaine, et adaptée à la situation à juger que possible. Une application aveugle, formelle, non personnalisée, non individualisée de la procédure, des lois, et des principes du droit sera génératrice de violence.
Une mise en pratique des principes de façon individualisée et humaine nécessitera un travail psychique du magistrat. Nous l’avons abordé dans notre ouvrage sous différents angles. On pourrait aussi l’explorer à partir des développements de Jung sur la dynamique intra et inter psychique qui se déroule dans et par la tenue des opposés, et l’attitude qui facilite ce cheminement.
Jung décrit à maintes reprises ce processus psychique par lequel peut émerger une solution créatrice capable de conjoindre les opposés. Il parlera alors de la fonction transcendante, et du processus du soi incluant entre autres la dynamique de la conjonction. Il parle aussi de l’attitude interne, qui est organisée en chacun par l’imago dei, la représentation que l’individu a du soi.
Pour faire justice le magistrat chemine activement à la recherche d’une solution aussi équitable que possible qui conjoint des opposés : défense de l’intérêt général et de la liberté individuelle, respect du droit et jugement individualisé et humain. Le magistrat est-il prêt et sommes-nous prêts à accepter que la solution sera aussi juste que possible, le moins injuste que possible ? Par ailleurs le jugement n’est pas la seule chose importante. Le vécu que les justiciables (accusés et plaignants) auront du processus judiciaire l’est tout autant.
Le comportement du magistrat, celui qu’il montre, mais aussi son comportement interne ou attitude interne, que les justiciables sentent, ont une incidence sur la relation qui s’établit avec ceux-ci, ainsi qu’avec les avocats et tous les partenaires judiciaires. Ils ont une incidence sur le fonctionnement du processus judiciaire. Tout au long de celui-ci, la posture des différents magistrats et des différents acteurs qui y œuvrent, leur façon d’intervenir, d’interagir, d’énoncer la loi et leurs décisions peut inciter les justiciables à coopérer, ou pas, à adhérer à la décision, ou pas. Cela pourra éventuellement permettre aux justiciables d’appréhender le sens de la justice, voire de l’intégrer, et ce faisant de se réinscrire dans le lien social.
Référence de l’ouvrage : Éditions ERES – 2025- ISBN 9782749284408 – 13,4 x 21 x 2,0 cm – 324 pages.
Propos recueillis par Jean-Pierre Robert – Juillet 2026
Martine Sandor-Buthaud
Martine Sandor-Buthaud est psychologue et psychanalyste. Professeure honoraire de l’École des psychologues praticiens, où elle a enseigné de 1978 à 2018, elle est membre du Groupe Jung, personnalité ressource de la Société française de psychologie analytique (SFPA) et membre de la Société psychanalytique de Paris (SPP).
Elle exerce comme psychanalyste à Paris, propose des supervisions individuelles et de groupe et intervient également auprès de magistrats à l’École nationale de la magistrature.

