{"id":4078,"date":"2017-05-16T21:57:12","date_gmt":"2017-05-16T19:57:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/?page_id=4078"},"modified":"2026-02-24T18:11:21","modified_gmt":"2026-02-24T17:11:21","slug":"jung-et-nietzsche-a-la-recherche-de-dieu","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/ariaga-ecrits-jung\/relation-c-g-jung-friedrich-nietzsche\/jung-et-nietzsche-a-la-recherche-de-dieu\/","title":{"rendered":"Jung et Nietzsche \u00e0 la recherche de Dieu"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La recherche de Dieu a conduit Nietzsche \u00e0 la folie et Jung \u00e0 l&rsquo;acceptation de son intime exp\u00e9rience de la divinit\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4405 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/chapelle-et-calvaire-epheme.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"425\" srcset=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/chapelle-et-calvaire-epheme.jpg 640w, https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/chapelle-et-calvaire-epheme-300x199.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">La pens\u00e9e de Nietzsche demeure au niveau des concepts<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Sur le plan conceptuel il existe,<\/strong> en d\u00e9pit des concordances, une <strong>diff\u00e9rence de nature entre le Soi Nietzsch\u00e9en et le Soi Jungien<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La ressemblance<\/strong> est manifeste quand il s\u2019agit de pr\u00e9senter<strong> le Soi comme le grand organisateur<\/strong>, celui qui \u0153uvre dans les profondeurs de la psych\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung ne pouvait qu\u2019adh\u00e9rer \u00e0 la vision de Nietzsche d\u2019une conscience compar\u00e9e \u00e0 une<em> surface<\/em> sous laquelle \u0153uvre une force organisatrice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nietzsche \u00e9crit dans <em>Ecce homo<\/em> (p. 87):<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Entre-temps ne cesse de cro\u00eetre en profondeur <strong>l&rsquo; \u00ab\u00a0id\u00e9e\u00a0\u00bb organisatrice,<\/strong> appel\u00e9e \u00e0 la ma\u00eetrise, elle commence \u00e0 ordonner, lentement elle ram\u00e8ne hors des chemins d\u00e9tourn\u00e9s et \u00e9cart\u00e9s, elle pr\u00e9pare des qualit\u00e9s et des capacit\u00e9s s\u00e9par\u00e9es qui, un jour, se r\u00e9v\u00e9leront indispensables comme moyens du tout &#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, comme nous l&rsquo;avons vu dans le texte pr\u00e9c\u00e9dent, Jung va faire \u00e0 Nietzsche le reproche de ne pas <em>actualiser<\/em> une <strong>pens\u00e9e demeurant dans les hauteurs<\/strong> alors qu\u2019elle est <strong>cens\u00e9e glorifier la Vie et la Nature<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Souvenons-nous du Soi du Zarathoustra ce <em>ma\u00eetre du Moi<\/em>,<em> ce sage inconnu<\/em>. Il \u00e9tait assimil\u00e9 \u00e0 la vie du corps, \u00e0 la joie d\u2019une harmonie avec la pure nature :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Intelligence et esprit ne sont qu&rsquo;instruments et jouets ; le Soi se situe au-del\u00e0. Le Soi s&rsquo;informe aussi par les yeux des sens, il \u00e9coute par les oreilles de l&rsquo;esprit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le soi est sans cesse \u00e0 l&rsquo;affut, aux aguets ; il compare, il soumet, il d\u00e9truit. Il r\u00e8gne, <strong>il est aussi le ma\u00eetre du Moi.<\/strong> \u00a0\u00bb (Z. p. 95)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, selon Jung, dans sa<em> Correspondance<\/em>, (T.V,p.61) ce sont belles paroles et la la tentative de Nietzsche pour donner son sens au Soi :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cResta un m\u00e9t\u00e9ore qui ne rejoignit jamais la terre, puisque le conjunctio oppositorum n\u2019eut pas lieu, et surtout ne put avoir lieu\u201d.<\/p>\n<\/blockquote>\n<h2 style=\"text-align: left;\">Les raisons de l&rsquo;\u00e9chec de Nietzsche<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">La raison de cet \u00e9chec fut tout d\u2019abord le<strong> refus de la reconnaissance de l\u2019ombre<\/strong>, d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9e, et <strong>la quasi occultation de l\u2019\u00e9l\u00e9ment f\u00e9minin, en tant que p\u00f4le oppos\u00e9<\/strong>, dans la d\u00e9marche Nietzsch\u00e9enne.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Le surhomme, projection du Moi surdimensionn\u00e9<\/strong>, se dresse contre l\u2019homme <em>le plus laid,<\/em> cet homme ordinaire et souvent peu glorieux qui est en chacun de nous. Comme l\u2019\u00e9crit Jung dans <em>Mysterium conjonctionis<\/em>, l\u2019\u0153uvre majeure des dix derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cOn ne consent pas \u00e0 voir l\u2019ombre ; celle-ci doit \u00eatre ni\u00e9e, refoul\u00e9e, ou gauchie en quelque chose qui sorte du commun. Le soleil est toujours \u00e9clatant et toutes les choses renvoient son \u00e9clat. Aucune place n\u2019est laiss\u00e9e aux faiblesses qui portent atteinte au prestige.\u201d (p. 303,T.I)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est une <strong>quasi divinisation du Moi <\/strong>qui va d\u00e9sormais \u00eatre le r\u00e9ceptacle de toutes les qualit\u00e9s, entra\u00eenant ainsi la mort de Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette divinisation va, par une sorte d\u2019effet boomerang, \u201c<em>renvoyer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du sujet pensant<\/em>\u201d, comme le dit Jung (\u00e0 la page 164 de <em>Aspects du drame contemporain<\/em>), ce qui aurait du \u00eatre projet\u00e9 sur l\u2019image divine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est ce qui arrive \u00e0 <strong>ceux qui se prennent pour un roi ou un dieu<\/strong> et que la soci\u00e9t\u00e9 nomme fous. Dans le meilleur des cas, donc le pire, elle en fait <strong>des F\u00fchrer.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, son auto quasi divination ne procure pas \u00e0 l\u2019homme les qualit\u00e9s divines. Elle engendre seulement le d\u00e9sir de poss\u00e9der ces qualit\u00e9s. La souffrance du d\u00e9sir insatisfait rend hideux celui qui pour se venger tourmente alors autrui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nietzsche le ressentait inconsciemment et le <strong><em>p\u00e2le criminel<\/em> du Zarathoustra souffre de soi<\/strong> \u00e0 un tel point qu\u2019il n\u2019y a pas de r\u00e9demption possible :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cC\u2019est une image qui a fait p\u00e2lir cet homme bl\u00eame. Il \u00e9tait \u00e0 la hauteur de son acte au moment o\u00f9 il l\u2019a perp\u00e9tr\u00e9, mais une fois accompli il n\u2019en a pas support\u00e9 l\u2019image\u201d.(p.101)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais \u00e9crire ne suffit pas&#8230;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Comment Nietzsche tente de supprimer la femme.<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nietzsche n\u2019avait pas seulement tu\u00e9 Dieu, crime sur lequel Jung \u00e9met des doutes, mais il avait, fait gravissime \u00e0 assumer pour un glorificateur de la Vie, tent\u00e9 de supprimer la femme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour celui qui \u00e9crit dans le Zarathoustra (p.95):<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cIl y a plus de raison dans ton corps que dans l\u2019essence m\u00eame de ta sagesse\u201d,<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Comment la vie du corps a-t-elle pu \u00eatre aussi mis\u00e9rable et la relation au p\u00f4le f\u00e9minin de la nature aussi peu r\u00e9ussie ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les relations personnelles de Nietzsche avec les femmes, y compris sa m\u00e8re et sa s\u0153ur, furent des \u00e9checs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au cours de son \u0153uvre il glorifie parfois la femme comme image de la Vie mais en ajoutant aussit\u00f4t qu\u2019elle est <strong>sorci\u00e8re, cruelle et insaisissable.<\/strong> Le surhomme nietzsch\u00e9en trouve difficilement une compagne. S\u2019il y parvient l\u2019utilit\u00e9 de cette compagne <strong>se limitera \u00e0 la t\u00e2che d\u2019enfanter, d\u2019une mani\u00e8re toute symbolique, le surhumain.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a dans le Zarathoustra un texte qui s&rsquo;intitule : <em>Des femmes jeunes et vieilles<\/em> (p.151 sq) dont les&nbsp; propos venimeux sont \u00e0 nos yeux la <strong>cons\u00e9quence d\u2019une profonde souffrance intime. <\/strong>En voici quelques extraits :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201c L\u2019homme digne de ce nom n\u2019aime que le danger et le jeu. C\u2019est pourquoi il d\u00e9sire la femme le plus dangereux des jouets.<br \/>\nL\u2019homme doit \u00eatre \u00e9lev\u00e9 pour la guerre, la femme pour le d\u00e9lassement du guerrier : hors de cela tout est folie. \u2026\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0La femme a besoin d\u2019ob\u00e9ir et de donner une profondeur \u00e0 sa surface. L\u2019\u00e2me de la femme est superficielle, c\u2019est une surface mobile et agit\u00e9e au-dessus d\u2019un haut fond.\u201d<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">La petite vieille ironique \u00e0 laquelle Nietzsche-Zarathoustra adresse ce discours est <strong>une voix de l\u2019inconscient. Elle l\u2019avertit du danger de traiter les femmes de cette mani\u00e8re<\/strong>. \u201c<em>Tu vas<\/em> <em>chez les femmes<\/em>\u201d, dit-elle, \u201c<em>N\u2019oublie pas le fouet<\/em>\u201d.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, les forces f\u00e9minines refoul\u00e9es seront difficiles \u00e0 dompter et <strong>Nietzsche subit les cons\u00e9quences de son refus de l\u2019oppos\u00e9 f\u00e9minin.<\/strong> Dans sa folie c\u2019est \u00e0 Cosima Wagner, alias Ariane, qu\u2019il \u00e9crivait<em> Ariane je t\u2019aime<\/em>, <em>en signant Dionysos<\/em>.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">La mise en cause par Jung de l&rsquo;ath\u00e9isme de Nietzsche<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour en revenir \u00e0 <strong>la mort de Dieu<\/strong> sujet iconoclaste qui fit la <strong>c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 philosophique de Nietzsche<\/strong>, elle inspira Jung en tant que mort d\u2019une certaine image de la divinit\u00e9. Cependant, la position jungienne est originale, car elle met s\u00e9rieusement en cause l\u2019ath\u00e9isme nietzsch\u00e9en.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Selon Jung, Nietzsche n\u2019a pas pu \u00e9chapper \u00e0 l\u2019image de Dieu en lui.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019arch\u00e9type divin<\/strong> a, de mani\u00e8re symbolique, acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la RE-pr\u00e9sentation sous la forme de <strong>Zarathoustra<\/strong> qui est plus qu\u2019une simple figure po\u00e9tique. Le style de cette repr\u00e9sentation arch\u00e9typique est parfois plus proche de la confession involontaire que de l\u2019\u0153uvre pens\u00e9e. D&rsquo;o\u00f9 <strong>le langage hi\u00e9ratique employ\u00e9 par Nietzsche.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon Jung, Nietzsche appartient \u00e0 l\u2019esp\u00e8ce des <em>iconoclastes modernes<\/em> qui ont cru possible de renverser les Tables de la loi, de d\u00e9truire les anciennes valeurs. Ils se sont retrouv\u00e9s sans support, suspendus dans le vide. Les missionnaires, eux, d\u00e9truisirent les idoles mais ils avaient pour les remplacer une repr\u00e9sentation de ce qu\u2019ils consid\u00e9raient comme le v\u00e9ritable Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Intellectuellement, Nietzsche pensait pouvoir se passer de l\u2019image de Dieu mais elle \u00e9tait vivante dans les profondeurs de son inconscient.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, celui dont le Dieu meurt est guett\u00e9 par l\u2019inflation dont il va devenir victime. Jung explique cette th\u00e9orie de la force de l\u2019arch\u00e9type divin appliqu\u00e9e au cas Nietzsche au cours d\u2019un texte tr\u00e8s explicite de <em>Psychologie et religion. <\/em>(p.169, 170)<em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cNietzsche n\u2019\u00e9tait pas ath\u00e9e, mais <strong>son Dieu \u00e9tait mort<\/strong>. La cons\u00e9quence de cette mort de Dieu fut que Nietzsche lui-m\u00eame se dissocia en deux et qu\u2019il se sentit oblig\u00e9 de personnifier l\u2019autre partie de lui-m\u00eame tant\u00f4t en \u201cZarathoustra\u201d tant\u00f4t, \u00e0 d\u2019autres \u00e9poques, en \u201cDionysos\u201d. Durant sa fatale maladie il signa ses lettres \u201cZagreus\u201d, le Dionysos d\u00e9membr\u00e9 des Thraces. <strong>La trag\u00e9die de Ainsi parlait Zarathoustra est que, son Dieu \u00e9tant mort, Nietzsche devint un Dieu lui-m\u00eame et cela advint pr\u00e9cis\u00e9ment parce qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas ath\u00e9e.\u201d<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dieu dans l\u2019homme se r\u00e9v\u00e8le ainsi comme un \u00e9l\u00e9ment psychique extr\u00eamement puissant. Il est quasiment impossible d\u2019\u00e9riger contre cette force un rempart solide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On peut ajouter que, si une force s\u2019av\u00e8re suffisante chez un \u00eatre humain pour r\u00e9sister \u00e0 la puissance de l\u2019arch\u00e9type divin, il y a alors toutes les chances pour qu\u2019elle devienne son Dieu. Dans cette optique l<strong>\u2019homme n\u2019est pas v\u00e9ritablement libre d\u2019avoir ou non un Dieu. Le seul choix qui lui est laiss\u00e9 est la nature de ce Dieu.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nietzsche a men\u00e9 un long combat contre le Dieu de ses p\u00e8res et surtout<strong> l\u2019image chr\u00e9tienne de ce Dieu<\/strong>, mais une partie de lui-m\u00eame \u00e9tait \u00e0 la recherche du divin. Selon Jung <strong>son ath\u00e9isme \u00e9tait d\u2019ordre intellectuel alors que son temp\u00e9rament \u00e9tait religieux.<\/strong> Ceci est confirm\u00e9 par ces lignes de <em>Racines de la conscience <\/em>(p.124):<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cQu\u2019on relise avec attention dans un esprit de critique psychologique le Zarathoustra. Nietzsche a d\u00e9crit, avec une logique rare et la passion d\u2019un homme v\u00e9ritablement religieux, la psychologie de ce \u201csurhomme\u201c dont le dieu est mort, de cet homme qui se brise \u2026 \u201c<\/p>\n<\/blockquote>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Conclusions<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung ne s\u2019est pas bris\u00e9 mais <strong>il a partag\u00e9 avec Nietzsche la nature paradoxale d\u2019une double personnalit\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019une<\/strong> qui d\u00e9sire vivre et penser <strong>libre de tout pr\u00e9suppos\u00e9s th\u00e9ologiques<\/strong>. Celle-l\u00e0 se manifeste par le Dieu est mort de Nietzsche et l\u2019affirmation souvent r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de Jung de ne travailler qu\u2019\u00e0 partir de donn\u00e9es empiriques, de s\u2019en tenir \u00e0 la psychologie pratique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019autre<\/strong> personnalit\u00e9 est repr\u00e9sent\u00e9e par le<strong> c\u00f4t\u00e9 religieux et le besoin refoul\u00e9 d\u2019un Dieu<\/strong> de Nietzsche. Dans le cas de Jung la concordance vient du fait que, si on observe attentivement son cheminement, on peut dire que <strong>la qu\u00eate d\u2019un dieu acceptable,<\/strong> correspondant \u00e0 sa profonde et intime exp\u00e9rience de la divinit\u00e9 fut, pour cette seconde personnalit\u00e9 qu\u2019il appelle le num\u00e9ro 2, le <strong>moteur de toute une existence<\/strong>.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><svg class=\"genericon genericond-genericons-neue genericons-neue-document genericond-genericons-neue-1x genericond-rotate-normal\" style=\"fill:#19486B;\" title=\"document\" role=\"img\" aria-labelledby=\"title\"><use xlink:href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/plugins\/genericond\/\/icons\/genericons-neue\/svg-sprite\/genericons-neue.svg#document\" \/><\/svg> <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/ariaga-ecrits-jung\/relation-c-g-jung-friedrich-nietzsche\/analyse-de-nietzsche-par-jung\/\">Page pr\u00e9c\u00e9dente<\/a> | <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/ariaga-ecrits-jung\/alchimie\/jung-voie-alchimie\/\">Page suivante<\/a><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-size: 10pt;\"><em><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/cg-jung\/avertissement\/\">Publi\u00e9 initialement dans le cadre d&rsquo;une th\u00e8se<\/a> cette page a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9e par Ariaga (Ariane Callot), son auteure.<br \/>\nLes ouvrages cit\u00e9s <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/cg-jung\/bibliographie\/\">sont r\u00e9f\u00e9renc\u00e9s \u00e0 la page bibliographie<\/a>.<\/em><\/span><\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La recherche de Dieu a conduit Nietzsche \u00e0 la folie et Jung \u00e0 l&rsquo;acceptation de son intime exp\u00e9rience de la divinit\u00e9. &nbsp; La pens\u00e9e de Nietzsche demeure au niveau des concepts Sur le plan conceptuel il existe, en d\u00e9pit des concordances, une diff\u00e9rence de nature entre le Soi Nietzsch\u00e9en et le Soi Jungien. 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