{"id":35768,"date":"2026-07-25T11:46:08","date_gmt":"2026-07-25T09:46:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/?page_id=35768"},"modified":"2026-07-27T07:00:05","modified_gmt":"2026-07-27T05:00:05","slug":"seuil-humain","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/dragana-favre\/seuil-humain\/","title":{"rendered":"Au seuil de l&rsquo;humain"},"content":{"rendered":"<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qui fait de quelqu&rsquo;un un \u00eatre humain sur le plan psychologique ? \u00c0 partir des films <em>Human Mask<\/em> et <em>Liminal<\/em> de Pierre Huyghe, Dragana Favre propose une lecture inspir\u00e9e de Jung qui d\u00e9place le d\u00e9bat sur l&rsquo;intelligence artificielle. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de savoir si une machine pourra un jour penser comme nous, mais de comprendre ce qui fonde notre humanit\u00e9 : la capacit\u00e9 de vivre dans un monde de symboles o\u00f9 le sens ne cesse de na\u00eetre.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-35832\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/fbb.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"459\" srcset=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/fbb.jpg 600w, https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/fbb-300x230.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<h6 style=\"text-align: center;\">Exposition \u00e0 la Fondation Beyeler de&nbsp; B\u00e2le (2026) \u00a9<\/h6>\n<h2>Deux oeuvres : <em>Human Mask <\/em>et <em>Liminal<\/em><\/h2>\n<p>Je me suis rendue \u00e0 la r\u00e9trospective consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;artiste contemporain Pierre Huyghe, pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Fondation Beyeler de B\u00e2le (2026). Parmi les sculptures et les installations immersives figuraient deux de ses courts-m\u00e9trages : <em>Human Mask<\/em> (2014) et <em>Liminal<\/em> (2024).<\/p>\n<p>\u00c0 premi\u00e8re vue, ces deux \u0153uvres semblent n&rsquo;avoir aucun lien. <em>Human Mask<\/em> met en sc\u00e8ne un macaque portant un masque humain, qui r\u00e9p\u00e8te m\u00e9caniquement les gestes du personnel d&rsquo;un restaurant abandonn\u00e9 apr\u00e8s la catastrophe de Fukushima. <em>Liminal<\/em>, au contraire, montre une silhouette f\u00e9minine sans visage errant dans un paysage en perp\u00e9tuelle m\u00e9tamorphose, partiellement g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;intelligence artificielle, sans jamais acc\u00e9der \u00e0 une identit\u00e9 reconnaissable.<\/p>\n<p>Pourtant, \u00e0 mesure que je les regardais, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;elles posaient, chacune \u00e0 leur mani\u00e8re, une seule et m\u00eame question : qu&rsquo;est-ce qui fait de quelqu&rsquo;un un \u00eatre humain sur le plan psychologique ?<\/p>\n<p>Cette question me para\u00eet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une urgence particuli\u00e8re. Nous vivons \u00e0 une \u00e9poque fascin\u00e9e par l&rsquo;intelligence artificielle, les relations synth\u00e9tiques, les r\u00e9alit\u00e9s virtuelles et les doubles num\u00e9riques. Les d\u00e9bats publics tournent souvent autour de la possibilit\u00e9 que les machines finissent un jour par penser, ressentir ou devenir conscientes. Mais peut-\u00eatre la psychologie devrait-elle commencer ailleurs, en se demandant si nous savons encore ce qui constitue v\u00e9ritablement notre humanit\u00e9.<\/p>\n<h2>Nous devenons humains parce que nous habitons un monde symbolique<\/h2>\n<p>L&rsquo;une des contributions majeures de Jung fut pr\u00e9cis\u00e9ment d&rsquo;op\u00e9rer cette distinction. L&rsquo;humanit\u00e9 ne se r\u00e9duit pas \u00e0 une condition biologique. Elle ne se d\u00e9finit ni par l&rsquo;intelligence, ni par le langage, ni par le traitement de l&rsquo;information. La vie psychique na\u00eet de notre capacit\u00e9 \u00e0 transformer l&rsquo;exp\u00e9rience en symbole. Nous devenons v\u00e9ritablement humains, non parce que nous poss\u00e9dons un cerveau, mais parce que nous habitons un monde symbolique.<\/p>\n<p>Les deux films de Huyghe semblent explorer la fragilit\u00e9 de notre existence symbolique. Dans <em>Human Mask<\/em>, nous d\u00e9couvrons un macaque dress\u00e9 \u00e0 imiter les comportements humains. Habill\u00e9 en serveuse, il continue d&rsquo;ex\u00e9cuter des gestes familiers longtemps apr\u00e8s la disparition des \u00eatres humains. Il ouvre des r\u00e9frig\u00e9rateurs, traverse des pi\u00e8ces vides, attend des clients qui ne reviendront jamais. Tous ses mouvements sont techniquement irr\u00e9prochables, et pourtant quelque chose d&rsquo;essentiel manque. Les gestes demeurent, le sens, lui, s&rsquo;est \u00e9vanoui.<\/p>\n<p>Ce qui rend ce film si profond\u00e9ment troublant, c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment qu&rsquo;il ne s&rsquo;y passe rien d&rsquo;ouvertement effrayant. Nous assistons simplement \u00e0 des comportements d\u00e9tach\u00e9s du monde qui leur donnait autrefois leur sens. L&rsquo;action se poursuit, mais le lien vivant entre les gestes et la vie qu&rsquo;ils servaient s&rsquo;est rompu.<\/p>\n<p>Le singe ne cherche pas \u00e0 se faire passer pour un \u00eatre humain. Le film pose une question plus discr\u00e8te, mais infiniment plus d\u00e9rangeante : l&rsquo;humanit\u00e9 elle-m\u00eame peut-elle survivre lorsque le comportement n&rsquo;est plus qu&rsquo;une r\u00e9p\u00e9tition m\u00e9canique&nbsp;?<\/p>\n<p>Ray Bradbury imaginait d\u00e9j\u00e0 une sc\u00e8ne \u00e9tonnamment proche dans sa nouvelle There Will Come Soft Rains (La pluie tombera sans fin, 1950) : une maison enti\u00e8rement automatis\u00e9e qui poursuit inlassablement ses activit\u00e9s quotidiennes alors qu&rsquo;il ne reste plus aucun \u00eatre humain. Combien de nos propres existences sont aujourd&rsquo;hui faites de routines dont le sens symbolique s&rsquo;est peu \u00e0 peu effac\u00e9 ?<\/p>\n<h2>Un sentiment croissant de vide, d\u2019ali\u00e9nation et de d\u00e9connexion<\/h2>\n<p>Nous r\u00e9pondons \u00e0 des courriels, assistons \u00e0 des r\u00e9unions, faisons d\u00e9filer sans fin nos fils d&rsquo;actualit\u00e9 et r\u00e9p\u00e9tons des gestes quotidiens dont la fonction psychologique devient de plus en plus opaque. En apparence, nous continuons de fonctionner. Int\u00e9rieurement, pourtant, beaucoup \u00e9prouvent un sentiment croissant de vide, d&rsquo;ali\u00e9nation et de d\u00e9connexion. La vie ext\u00e9rieure semble suivre son cours, tandis que la participation symbolique s&rsquo;\u00e9rode silencieusement.<\/p>\n<p>Dix ans apr\u00e8s <em>Human Mask<\/em>, <em>Liminal<\/em> aborde cette m\u00eame question sous un angle inverse. Ici, il n&rsquo;y a plus de masque. Il n&rsquo;y a m\u00eame plus de visage. Une silhouette f\u00e9minine se d\u00e9place avec h\u00e9sitation dans des paysages en perp\u00e9tuelle m\u00e9tamorphose, portant sans cesse la main \u00e0 l&rsquo;endroit o\u00f9 un visage devrait se trouver. Au lieu de r\u00e9p\u00e9ter des gestes familiers, elle semble chercher jusqu&rsquo;\u00e0 la possibilit\u00e9 m\u00eame de s&rsquo;orienter. Rien n&rsquo;est stable. L&rsquo;environnement se transforme sans cesse. L&rsquo;identit\u00e9 ne parvient jamais tout \u00e0 fait \u00e0 prendre forme.<\/p>\n<p>Si <em>Human Mask<\/em> repr\u00e9sente la vie symbolique apr\u00e8s son \u00e9puisement, <em>Liminal<\/em> semble imaginer une existence situ\u00e9e avant son plein d\u00e9ploiement. Le premier film montre une m\u00e9moire priv\u00e9e de devenir. Le second, un devenir priv\u00e9 de m\u00e9moire. Ensemble, ils r\u00e9v\u00e8lent une intuition profonde sur notre existence psychique. Notre humanit\u00e9 ne r\u00e9side ni dans le corps seul, ni dans la cognition seule, mais dans le processus continuel par lequel l&rsquo;exp\u00e9rience prend progressivement une forme symbolique.<\/p>\n<h2>Ne pas r\u00e9duire la conscience \u00e0 de l\u2019information<\/h2>\n<p>Cette distinction prend aujourd&rsquo;hui une importance particuli\u00e8re, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 de nombreux discours tendent \u00e0 r\u00e9duire la conscience \u00e0 de l&rsquo;information. Nous d\u00e9crivons volontiers l&rsquo;esprit comme un syst\u00e8me de traitement de l&rsquo;information, le cerveau comme un ordinateur et les \u00e9motions comme des donn\u00e9es qu&rsquo;il suffirait de d\u00e9coder. Pourtant, la vie symbolique ne se laisse pas r\u00e9duire au calcul. Un symbole n&rsquo;est pas une information. C&rsquo;est une exp\u00e9rience transform\u00e9e.<\/p>\n<p>La diff\u00e9rence est fondamentale. Une information peut \u00eatre stock\u00e9e ind\u00e9finiment. Un symbole, lui, doit rester vivant. Il se transforme, nous surprend et r\u00e9organise notre rapport \u00e0 nous-m\u00eames. Il n&rsquo;est pas une simple repr\u00e9sentation du r\u00e9el, mais un m\u00e9diateur entre la conscience et l&rsquo;inconscient.<\/p>\n<p>Lorsque cette m\u00e9diation symbolique s&rsquo;affaiblit, les difficult\u00e9s psychologiques ne tardent pas \u00e0 appara\u00eetre. Les exp\u00e9riences deviennent soit envahissantes, soit \u00e9motionnellement appauvries. Le traumatisme peut demeurer \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat litt\u00e9ral, sans jamais pouvoir \u00eatre mis en r\u00e9cit. Les id\u00e9ologies remplacent l&rsquo;imagination. La certitude se substitue \u00e0 la curiosit\u00e9. Nous nous retrouvons alors soit submerg\u00e9s par l&rsquo;exp\u00e9rience, soit totalement coup\u00e9s d&rsquo;elle.<\/p>\n<p>Quelles sont les conditions qui rendent la symbolisation possible ? D\u00e9pend-elle d&rsquo;une tension dynamique entre la conscience et les potentialit\u00e9s de l&rsquo;inconscient ? La transformation ne peut na\u00eetre ni d&rsquo;une fermeture rigide, ni d&rsquo;une ouverture sans limites. Elle suppose l&rsquo;existence de seuils vivants.<\/p>\n<p>C&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0 que les films de Huyghe prennent une port\u00e9e psychologique inattendue. Tous deux racontent l&rsquo;histoire de seuils d\u00e9faillants. Dans <em>Human Mask<\/em>, la vie symbolique s&rsquo;est fig\u00e9e en habitude. Les comportements se poursuivent alors que le sens s&rsquo;est retir\u00e9. Dans <em>Liminal<\/em>, \u00e0 l&rsquo;inverse, la vie symbolique n&rsquo;a pas encore trouv\u00e9 sa forme. Le potentiel demeure fluide, mais ne parvient pas encore \u00e0 se cristalliser en une identit\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;un se situe apr\u00e8s la vie symbolique, l&rsquo;autre, avant elle. Ce qui les relie n&rsquo;est pas tant l&rsquo;intelligence artificielle ou le posthumanisme, souvent mis en avant par la critique contemporaine, que la liminalit\u00e9 elle-m\u00eame. Non pas une simple phase de transition entre deux identit\u00e9s stables, mais une condition durable o\u00f9 la forme psychique peine encore \u00e0 \u00e9merger.<\/p>\n<h2>Le sentiment de vivre en permanence \u00ab\u00a0entre deux\u00a0\u00bb<\/h2>\n<p>C&rsquo;est peut-\u00eatre aussi la raison pour laquelle tant de personnes ont aujourd&rsquo;hui le sentiment de vivre en permanence \u00ab entre deux \u00bb : entre deux carri\u00e8res, deux cultures, deux relations, entre le monde num\u00e9rique et le monde physique, entre l&rsquo;adolescence et l&rsquo;\u00e2ge adulte, entre la certitude et l&rsquo;incertitude. La liminalit\u00e9 n&rsquo;est plus une \u00e9tape exceptionnelle de l&rsquo;existence ; elle en est devenue l&rsquo;atmosph\u00e8re dominante. Le danger n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;incertitude, mais le risque d&rsquo;y demeurer ind\u00e9finiment suspendu.<\/p>\n<p>Pour Jung, le processus d&rsquo;individuation n&rsquo;a jamais consist\u00e9 \u00e0 atteindre une identit\u00e9 d\u00e9finitive. Il s&rsquo;agit plut\u00f4t de maintenir un dialogue vivant entre les contraires. La conscience se d\u00e9veloppe en demeurant en relation avec ce qui la d\u00e9passe, plut\u00f4t qu&rsquo;en cherchant \u00e0 dissiper toute ambigu\u00eft\u00e9. La vie symbolique na\u00eet de cette tension dynamique.<\/p>\n<p>Sous cet \u00e9clairage, les films de Huyghe ne sont pas des proph\u00e9ties dystopiques sur la technologie. Ils constituent une m\u00e9ditation sur ce qui advient lorsque les conditions psychologiques de la symbolisation s&rsquo;affaiblissent. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui les rend profond\u00e9ment porteurs d&rsquo;espoir. Car si l&rsquo;humanit\u00e9 ne se d\u00e9finit ni par l&rsquo;intelligence, ni par l&rsquo;efficacit\u00e9, ni m\u00eame par son origine biologique, elle n&rsquo;est pas davantage quelque chose que la technologie pourrait simplement remplacer.<\/p>\n<h2>Conditions qui rendent la symbolisation possible<\/h2>\n<p>Notre humanit\u00e9 s&rsquo;enracine dans notre capacit\u00e9 \u00e0 habiter les symboles, \u00e0 tol\u00e9rer l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 et \u00e0 laisser l&rsquo;exp\u00e9rience nous transformer plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 simplement nous informer.<\/p>\n<p><strong>C&rsquo;est peut-\u00eatre cela, au fond, qui caract\u00e9rise une vie v\u00e9ritablement humaine : demeurer sur ce seuil vivant o\u00f9 le sens ne cesse de na\u00eetre.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Ao\u00fbt 2026<\/p>\n<p><strong> Bibliographie<\/strong><\/p>\n<details>\n<summary>Voir les r\u00e9f\u00e9rences des articles et des ouvrages en lien avec cet article<\/summary>\n<p><em>Liste non exhaustive<\/em><\/p>\n<p>Bradbury, R. (1950). <em>August 2026: There Will Come Soft Rains<\/em>. Dans <em>The Martian Chronicles<\/em>. Doubleday.<\/p>\n<p>Cassirer, E. (1944). <em>An Essay on Man<\/em>. Yale University Press.<\/p>\n<p>Han, B.-C. (2017). <em>The Agony of Eros<\/em>. MIT Press.<\/p>\n<p>Huyghe, P. (2014). <em>Human Mask<\/em> [Installation filmique].<\/p>\n<p>Huyghe, P. (2024). <em>Liminal<\/em> [Installation g\u00e9n\u00e9rative].<\/p>\n<p>Jung, C. G. (1968). <em>The Structure and Dynamics of the Psyche<\/em>. Princeton University Press.<\/p>\n<p>Jung, C. G. (1969). <em>The Archetypes and the Collective Unconscious<\/em>. Princeton University Press.<\/p>\n<p>Ricoeur, P. (1970). <em>Freud and Philosophy: An Essay on Interpretation<\/em>. Yale University Press.<\/p>\n<p>Rosa, H. (2019). <em>Resonance: A Sociology of Our Relationship to the World<\/em>. Polity Press.<\/p>\n<p>Turner, V. (1969). <em>The Ritual Process: Structure and Anti-Structure<\/em>. Aldine.<\/p>\n<\/details>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/contact.htm\"><strong>Adresser un message \u00e0 Dragana Favre<\/strong><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Dragana Favre, MD, PhD<\/h2>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-30564 alignright\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/dragana-favre.jpg\" alt=\"\" width=\"90\" height=\"102\" \/>Dragana Favre est psychiatre FMH et docteure en neurosciences, sp\u00e9cialis\u00e9e en psychoth\u00e9rapie analytique. Form\u00e9e aux H\u00f4pitaux Universitaires de Gen\u00e8ve et \u00e0 l\u2019Institut C.G. Jung de Zurich, elle exerce en cabinet priv\u00e9 \u00e0 Gen\u00e8ve et intervient r\u00e9guli\u00e8rement sur les th\u00e8mes de la psychologie jungienne, de la conscience et de la symbolisation.<\/p>\n<p>Titulaire d\u2019un doctorat en neurosciences (Universit\u00e9 d\u2019Alicante) apr\u00e8s un master \u00e0 G\u00f6ttingen, elle d\u00e9veloppe une approche int\u00e9grative fond\u00e9e sur les dynamiques arch\u00e9typiques, la temporalit\u00e9 psychique et la ph\u00e9nom\u00e9nologie de la conscience.<\/p>\n<p>Elle si\u00e8ge au conseil d\u2019administration <a href=\"https:\/\/jungstudies.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">de l\u2019IAJS<\/a>, qu\u2019elle co-pr\u00e9side en 2024 et 2025, et anime <a href=\"https:\/\/www.jungiansalon.com\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le Salon Jungien<\/a>, un espace de r\u00e9flexion vivant \u00e0 la crois\u00e9e de la clinique et des enjeux contemporains.<\/p>\n<p>Son site personnel : <a href=\"https:\/\/draganafavre.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">draganafavre.ch<\/a><\/p>\n<p><strong>Articles<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/jprobert\/entretien-dragana-favre\/\">Entretien avec Dragana Favre des neurosciences \u00e0 la profondeur de la psych\u00e9<\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/dragana-favre\/errer-dans-les-backrooms\/\">Errer dans les Backrooms : espaces liminaux, mythe num\u00e9rique et lecture jungienne du vide<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/dragana-favre\/tombez-amoureux-de-la-vie\/\">Tomber amoureux de la vie<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/dragana-favre\/emergence-sens-sans-corps-organique\/\">Le sens peut-il \u00e9merger sans le corps organique&nbsp; ?<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/dragana-favre\/temporalites-plurielles\/\">Temporalit\u00e9s plurielles du vivant et du synth\u00e9tique<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/dragana-favre\/neurosciences-ia-necessite-etrangete\/\">Neurosciences, IA et n\u00e9cessit\u00e9 psychique de l\u2019\u00e9tranget\u00e9<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/dragana-favre\/seuil-humain\/\">Au seuil de l\u2019humain<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu&rsquo;est-ce qui fait de quelqu&rsquo;un un \u00eatre humain sur le plan psychologique ? \u00c0 partir des films Human Mask et Liminal de Pierre Huyghe, Dragana Favre propose une lecture inspir\u00e9e de Jung qui d\u00e9place le d\u00e9bat sur l&rsquo;intelligence artificielle. 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