{"id":3461,"date":"2017-04-24T21:27:02","date_gmt":"2017-04-24T19:27:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/?page_id=3461"},"modified":"2026-02-24T18:10:09","modified_gmt":"2026-02-24T17:10:09","slug":"maladie-chez-jung-et-nietzsche","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/ariaga-ecrits-jung\/relation-c-g-jung-friedrich-nietzsche\/maladie-chez-jung-et-nietzsche\/","title":{"rendered":"Le c\u00f4t\u00e9 positif de la maladie chez Jung et Nietzsche"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Pour Jung et Nietzsche la maladie peut \u00eatre une fuite, un refuge, mais aussi un instrument de progression. Pr\u00e9cieuse exp\u00e9rience pour Jung, elle finira par d\u00e9truire Nietzsche.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4129 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/douleur-perou-epheme.jpeg\" alt=\"\" width=\"480\" height=\"510\" srcset=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/douleur-perou-epheme.jpeg 480w, https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/douleur-perou-epheme-282x300.jpeg 282w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">&nbsp;La douleur fait partie de l\u2019existence<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par une vision de l\u2019existence commune \u00e0 Nietzsche et \u00e0 Jung la souffrance est int\u00e9gr\u00e9e, sans \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une r\u00e9demption pour une quelconque faute originelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La douleur fait partie de l\u2019existence, au m\u00eame titre que la jouissance. Non seulement elle est accept\u00e9e mais ils ont tous deux consid\u00e9r\u00e9 que la maladie s\u2019\u00e9tait souvent r\u00e9v\u00e9l\u00e9e positive pour leur cheminement et la gen\u00e8se de leur \u0153uvre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il existe chez Nietzsche, comme chez Jung, une attitude vis-\u00e0-vis des<em> \u00e9tats val\u00e9tudinaires<\/em>. Nietzsche a principalement d\u00e9velopp\u00e9 ce sujet dans <em>Ecce homo<\/em>, et Jung dans <em>Ma vie<\/em> et la <em>Correspondance.<\/em><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Nietzsche, la maladie comme stimulant et refuge<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Nietzsche, le corps constitue un lieu d\u2019\u00e9laboration o\u00f9 l\u2019exc\u00e8s de sant\u00e9, mais aussi la maladie, sont des stimulants de la cr\u00e9ation. La maladie lui \u00e9tait, en quelque sorte, indispensable, et sa correspondance rec\u00e8le un impressionnant catalogue de ses maux.<strong> Il d\u00e9sire<\/strong> presque maladivement <strong>\u00eatre en bonne sant\u00e9<\/strong> <strong>mais ne parle que de ses<\/strong> <strong>malaises.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La maladie \u00e9tait un refuge. Elle permettait \u00e0 Nietzsche <strong>d\u2019\u00e9chapper \u00e0 l\u2019ennuyeuse quotidiennet\u00e9 de l\u2019existence,<\/strong> d\u2019excuser des manques ou des ruptures. Elle \u00e9tait aussi \u00e0 l\u2019origine d<strong>\u2019une sorte d\u2019issue<\/strong> \u00e0 l\u2019exaltation o\u00f9 s\u2019\u00e9puisent les forces cr\u00e9atrices, les d\u00e9penses d\u2019\u00e9nergies excessives. C\u2019est alors, pense t-il, que la maladie le<em> ram\u00e8ne \u00e0 la<\/em> <em>raison<\/em> et clarifie ses id\u00e9es. Il \u00e9crit dans <em>Ecce homo<\/em> (p.56)<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u201cLa clart\u00e9 et la belle humeur parfaite, voire l\u2019exub\u00e9rance de l\u2019esprit que refl\u00e8te l\u2019\u0153uvre susmentionn\u00e9e <\/em>(il s&rsquo;agit du voyageur et son ombre) <em>se concilient chez moi, non seulement, avec le plus profond affaiblissement physiologique, mais m\u00eame avec un exc\u00e8s de souffrances. Au milieu m\u00eame des tortures qu\u2019inflige un mal de t\u00eate ininterrompu de trois jours, accompagn\u00e9 de p\u00e9nibles vomissements de pituite, je b\u00e9n\u00e9ficiais d\u2019une clart\u00e9 de dialecticien par excellence&nbsp; et je m\u00e9ditais \u00e0 fond de sang froid des questions pour lesquelles, dans des circonstances meilleures, je ne suis pas assez escaladeur, pas assez raffin\u00e9, pas assez froid.\u201c<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il semblerait que, chez des \u00eatres comme Nietzsche, la recherche du sens, et du dire de ce sens, mette la chair \u00e0 l\u2019\u00e9preuve, comme si c\u2019\u00e9tait au sein de cette<strong> passion<\/strong> que, comme dans <strong>le creuset des alchimistes,<\/strong> se produisait la cuisson lente de l\u2019opus.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Jung, la maladie comme fuite devant la vie ordinaire<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung appartient \u00e0 la m\u00eame esp\u00e8ce que Nietzsche&nbsp; et entretint, d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge, une <strong>relation tr\u00e8s ambigu\u00eb avec des maladies r\u00e9elles ou psychosomatiques<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant la petite enfance Jung souffre d&rsquo;un ecz\u00e9ma g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9. Il fut tr\u00e8s probablement provoqu\u00e9 une longue absence de sa m\u00e8re qui \u00e9tait hospitalis\u00e9e pour une maladie dont la cause \u00e9tait probablement une <em>d\u00e9ception matrimoniale<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un peu plus tard, il y a culbute dans un escalier, heurt violent contre le bord d\u2019un po\u00eale. Il manque tomber dans le Rhin du haut d\u2019un pont. Il souffre aussi d&rsquo;angoisses nocturnes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est <strong>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de douze ans<\/strong> qu\u2019il fait, ce qu\u2019il appelle lui-m\u00eame dans Ma vie (p.51), <strong>une n\u00e9vrose.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est renvers\u00e9 par un camarade et sa t\u00eate heurte le trottoir. Il anticipe la violence du choc et une pens\u00e9e fulgure :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u201cmaintenant tu ne seras plus oblig\u00e9 d\u2019aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole !\u201d <\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette pens\u00e9e est tomb\u00e9e dans l\u2019inconscient, mais une somatisation s\u2019est produite : chaque fois qu\u2019il doit travailler, ou aller en classe, il tombe en syncope.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suit une p\u00e9riode heureuse, pendant laquelle <strong>il est libre de faire tout ce qui lui pla\u00eet<\/strong>. Il faut une r\u00e9flexion de son p\u00e8re, entendue par hasard, sur la lourde charge que va repr\u00e9senter un enfant handicap\u00e9, pour le tirer de cet \u00e9tat. Les crises disparaissent et il se rend compte que c\u2019\u00e9tait lui qui avait \u201c<em>mont\u00e9 cette honteuse histoire<\/em>\u201d.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il devient par la suite tr\u00e8s consciencieux et tr\u00e8s travailleur.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">&nbsp;La maladie, une exp\u00e9rience pr\u00e9cieuse<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce comportement de fuite de Jung devant la vie ordinaire, cette mani\u00e8re de chercher refuge dans la maladie, qu\u2019il partage avec Nietzsche, se manifeste au moment de sa grande maladie de 1944 o\u00f9, apr\u00e8s une p\u00e9riode de visions dans un \u00e9tat entre la vie et la mort, il met trois semaines \u00e0 se <em>d\u00e9cider \u00e0 revivre<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il lui faut, comme nous l&rsquo;avons d\u00e9j\u00e0 vu, toute la puissance de son instinct de vie, la n\u00e9cessit\u00e9 de transmettre une exp\u00e9rience, l\u2019impression qu\u2019il est important d\u2019accepter son destin et la Vie telle qu\u2019elle est, pour qu&rsquo;il accepte le retour \u00e0 la vie quotidienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est apr\u00e8s cette maladie que son travail et la force de sa pens\u00e9e se r\u00e9v\u00e9l\u00e8rent les plus fertiles. Il \u00e9crit dans une lettre de 1944 <sup class='footnote'><a href='#fn-3461-1' id='fnref-3461-1' onclick='return fdfootnote_show(3461)'>1<\/a><\/sup><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u201cEn fin de compte cette maladie a \u00e9t\u00e9 pour moi une exp\u00e9rience extr\u00eamement pr\u00e9cieuse, elle m\u2019a donn\u00e9 l\u2019occasion extr\u00eamement rare de jeter un \u0153il derri\u00e8re le voile\u201d<\/em>.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au cours d\u2019une autre lettre, de 1946,<sup class='footnote'><a href='#fn-3461-2' id='fnref-3461-2' onclick='return fdfootnote_show(3461)'>2<\/a><\/sup> il parle au sujet de la maladie d\u2019une possibilit\u00e9 de<em> zone interm\u00e9diaire<\/em> entre le physique&nbsp; et le psychologique. La gu\u00e9rison serait alors semblable \u00e0 une \u201c<em>complexio oppositorum comme le lapis<\/em> \u201c, <strong>la pierre des alchimistes.<\/strong> Dans ce cas, dit-il,<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u201cla maladie est au sens fort du terme, une \u00e9tape au sein du processus d\u2019individuation.\u201d<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00e9tats val\u00e9tudinaires diminuent les d\u00e9fenses du conscient et relativisent l\u2019importance de probl\u00e8mes souvent li\u00e9s \u00e0 l\u2019image que l\u2019on souhaite pr\u00e9senter \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9. Ils peuvent donc, ainsi que l\u2019ont ressenti et pens\u00e9 Nietzsche et Jung, \u00eatre <strong>un moment de progression<\/strong> au cours d\u2019un cheminement vers la totalit\u00e9. Mais, comme le montre le destin final de Nietzsche,<strong> ils peuvent aussi finir par d\u00e9truire.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung s\u2019est pench\u00e9, dans le cadre d\u2019<strong>une sorte d\u2019\u00e9tiologie du cas Nietzsche<\/strong> sur la possibilit\u00e9 d&rsquo;une destruction par la maladie qui le touchait beaucoup personnellement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u00e0 ne s\u2019est pas arr\u00eat\u00e9 son int\u00e9r\u00eat permanent pour le philosophe et il est peu d\u2019ouvrages o\u00f9 il ne fasse au moins allusion \u00e0 l\u2019un de ses textes ou un commentaire sur son comportement. Ceci participe de ce que nous appelons <strong>la relation consciente de Jung avec Nietzsche.<\/strong><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;admiration de Jung pour Nietzsche<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si, pour Jung, la relation avec Nietzsche fut d\u2019abord rendue difficile par des <strong>r\u00e9ticences au sujet d\u2019un autre lui-m\u00eame refl\u00e9tant&nbsp; ses propres faiblesses<\/strong> comme dans un miroir, cette <strong>relation fut non seulement accept\u00e9e mais revendiqu\u00e9e, en particulier \u00e0 la fin de sa vie.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u0153uvre est \u00e9maill\u00e9e de propos flatteurs. Dans <em>Probl\u00e8mes de l\u2019\u00e2me moderne<\/em> il d\u00e9cerne \u00e0 Nietzsche le statut de <em>grand penseur de son \u00e9poque.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ailleurs, il le classe parmi les <em>grands noms<\/em> au m\u00eame niveau que Newton. <strong>Il lui attribue la qualit\u00e9 de grand philosophe,<\/strong> le plus original de son temps, il appr\u00e9cie sa <strong>sinc\u00e9rit\u00e9<\/strong>&nbsp; et vers la fin de sa vie il \u00e9crit dans sa Correspondance (T.V,p. 231) :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201c<em>Il \u00e9tait sinc\u00e8re, ce qu\u2019on ne saurait dire de bien des universitaires pour lesquels la carri\u00e8re et le prestige comptent infiniment plus que la v\u00e9rit\u00e9\u201d<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">et surtout, dans la m\u00eame lettre,&nbsp; lui accorde <strong>le r\u00f4le important d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 son initiateur en psychologie<\/strong> :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u201cSon extr\u00eame p\u00e9n\u00e9tration psychologique m\u2019a donn\u00e9 une profonde compr\u00e9hension de ce dont la psychologie est capable.\u201d<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon lui, Nietzsche consid\u00e9rait la <strong>philosophie<\/strong> et m\u00eame la th\u00e9ologie comme<em> ancilla psychologiae,<\/em> c\u2019est \u00e0 dire <strong>la servante de la psychologie<\/strong>.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">La crainte d&rsquo;une psychologie sans \u00e2me<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme toujours la pens\u00e9e de Nietzsche se voulait paradoxale et destructrice, mais Jung pensait qu\u2019il y avait des raisons pour ressentir&nbsp; <strong>une certaine m\u00e9fiance envers l&rsquo;\u00e9volution r\u00e9cente de la psychologie<\/strong>. Il \u00e9crit dans <em>L&rsquo;homme \u00e0 la d\u00e9couverte de son \u00e2me <\/em>(p.54) :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u201cJusqu\u2019\u00e0 ces derniers temps la psychologie formait une des parties de la philosophie, mais comme Nietzsche l\u2019avait pr\u00e9vu, il se dessine un essor de la psychologie qui menace d\u2019engloutir la philosophie. La ressemblance int\u00e9rieure de ces deux disciplines tient \u00e0 ce qu\u2019elles consistent toutes deux en une formation syst\u00e9matique d\u2019opinions sur des th\u00e8mes qui \u00e9chappent \u00e0 une emprise totale de l\u2019exp\u00e9rience et par suite \u00e0 la trame de la raison sp\u00e9culative qui se met \u00e0 \u00e9laborer des conceptions. \u201d<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, pense Jung, le d\u00e9sir de scientificit\u00e9 conduit \u00e0 une <em>psychologie sans \u00e2me<\/em> o\u00f9 le psychique ne saurait \u00eatre autre chose qu\u2019un effet biochimique. Suivant en cela Nietzsche qui avait une pi\u00e8tre estime de la force de r\u00e9sistance de la philosophie et des <strong>philosophes englu\u00e9s dans leurs certitudes<\/strong>, il craint que cette psychologie ne s\u2019empare de la philosophie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il consid\u00e8re aussi que <strong>la pens\u00e9e nietzsch\u00e9enne a servi de contrepoids \u00e0 celle d\u2019un Hegel<\/strong> qu\u2019il d\u00e9teste et charge de tous les crimes et auquel il attribue un psychisme des plus tourment\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il va jusqu\u2019\u00e0 dire que le caract\u00e8re compliqu\u00e9 du langage h\u00e9g\u00e9lien \u00e9voque le \u201c<em>langage de puissance des schizophr\u00e8nes<\/em>\u201d. Bref, il le consid\u00e8re comme un malade !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous ne pouvons-nous emp\u00eacher de penser que cette<strong> fureur de Jung vis-\u00e0-vis de Hegel apparait quelque peu exag\u00e9r\u00e9e<\/strong> pour un homme qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque des <em>Racines de<\/em> <em>la conscience<\/em>, \u00e9tait cens\u00e9 avoir d\u00e9pass\u00e9 le stade de l\u2019unilat\u00e9ralit\u00e9 du jugement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si on ajoute \u00e0 cela le fait qu\u2019il a toujours vigoureusement d\u00e9menti que sa propre \u201c<strong><em>dialectique<\/em><\/strong>\u201d ait quoi que ce soit \u00e0 voir avec celle de Hegel on peut se demander si ce philosophe ne faisait pas partie de <strong>l\u2019ombre de Jung<\/strong> !<\/p>\n<h3><svg class=\"genericon genericond-genericons-neue genericons-neue-document genericond-genericons-neue-1x genericond-rotate-normal\" style=\"fill:#19486B;\" title=\"document\" role=\"img\" aria-labelledby=\"title\"><use xlink:href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/plugins\/genericond\/\/icons\/genericons-neue\/svg-sprite\/genericons-neue.svg#document\" \/><\/svg> <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/ariaga-ecrits-jung\/relation-c-g-jung-friedrich-nietzsche\/complexite-du-chez-jung-et-nietzsche\/\">Page pr\u00e9c\u00e9dente<\/a> | <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/ariaga-ecrits-jung\/relation-c-g-jung-friedrich-nietzsche\/analyse-de-nietzsche-par-jung\/\">Page suivante<\/a><\/h3>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-size: 10pt;\"><em><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/cg-jung\/avertissement\/\">Publi\u00e9 initialement dans le cadre d&rsquo;une th\u00e8se<\/a> cette page a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9e par Ariaga (Ariane Callot), son auteure.<br \/>\nLes ouvrages cit\u00e9s <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/cg-jung\/bibliographie\/\">sont r\u00e9f\u00e9renc\u00e9s \u00e0 la page bibliographie<\/a>.<\/em><\/span><\/p>\n\n<p><strong>Notes :<\/strong><\/p>\n<div class='footnotes' id='footnotes-3461'>\n<div class='footnotedivider'><\/div>\n<ol>\n<li id='fn-3461-1'>Au docteur Kristine Mann, Correspondance, T. 2, p. 92 <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-3461-1'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<li id='fn-3461-2'>Correspondance, T. 2, p. 177. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-3461-2'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour Jung et Nietzsche la maladie peut \u00eatre une fuite, un refuge, mais aussi un instrument de progression. 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