{"id":28451,"date":"2025-02-04T04:10:38","date_gmt":"2025-02-04T03:10:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/?page_id=28451"},"modified":"2025-02-05T11:26:49","modified_gmt":"2025-02-05T10:26:49","slug":"paroles-ombre","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/ressources\/paroles-ombre\/","title":{"rendered":"Paroles de l&rsquo;Ombre &#8211; Julie Gille"},"content":{"rendered":"<p><strong>Julie Gille \u00e9claire les zones d\u2019ombre d\u2019un monde structur\u00e9 par la domination patriarcale, o\u00f9 les violences, les injonctions et les conditionnements fa\u00e7onnent nos existences.&nbsp;Son analyse \u00e9maill\u00e9e de r\u00e9f\u00e9rences contemporaines (podcasts, romans, films, s\u00e9ries&#8230;) et illustr\u00e9e, parfois avec humour, s\u2019articule \u00e9galement autour de r\u00e9cits mythologiques, d\u2019histoires po\u00e9tiques et de t\u00e9moignages cliniques.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-28453 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/paroles-ombre.jpg\" alt=\"\" width=\"280\" height=\"412\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/editions-terrenoire.fr\/catalogue\/paroles-de-l-ombre\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00c9ditions Terre Noire<\/a><\/p>\n<p>Julie Gille a choisi l\u2019\u00e9criture inclusive pour d\u00e9voiler les m\u00e9canismes insidieux qui perp\u00e9tuent ces rapports de pouvoir, mais ouvre aussi la voie \u00e0 une r\u00e9conciliation avec soi, avec le vivant et avec l\u2019Ombre.<\/p>\n<h2>Quelques extraits<\/h2>\n<p>Ces extraits donnent le ton de l&rsquo;ouvrage. D\u00e8s le d\u00e9but, Julie Gille ancre son propos dans l\u2019urgence et la n\u00e9cessit\u00e9 de faire lumi\u00e8re sur les violences occult\u00e9es&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Faisant de cette p\u00e9riode un moment crucial pour notre soci\u00e9t\u00e9, les langues se d\u00e9lient sur les violences conjugales et les abus. #MeToo, la parole lib\u00e9r\u00e9e de d&rsquo;Ad\u00e8le Haenel et de tant d&rsquo;autres victimes, la condamnation d&rsquo;Harvey Weinstein, etc. Les secrets tapis dans l&rsquo;ombre resurgissent et \u00e9claboussent ceux qui dormaient paisiblement dessus, engraiss\u00e9s de pouvoir.\u00a0\u00bb p&nbsp;13<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Ces secrets d\u00e9voil\u00e9s, selon l&rsquo;auteure, ne sont que la pointe \u00e9merg\u00e9e d\u2019un iceberg plus vaste&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;humanit\u00e9 \u00e9volue et progresse sous le regard du P\u00e8re qui la dresse dans une verticalit\u00e9 au monde. M\u00eame l&rsquo;invisible devient terre conquise du P\u00e8re qui monte au ciel. En un mot, plus de pouvoir pour contrer celui de l&rsquo;ancienne M\u00e8re qui les a vus na\u00eetre et les verra mourir, et pour l&rsquo;enfermer dans les terres profondes oubli\u00e9es. Toujours dans cette r\u00e9miniscence sourde d&rsquo;une terre mena\u00e7ante, la contrer c&rsquo;est aussi mater, museler, exploiter et dominer ses avatars et ses familiers qui l&rsquo;ont repr\u00e9sent\u00e9e si longtemps en terrifiant les hommes : les femmes et leur puissance cr\u00e9atrice, le vivant, le sensible, l&rsquo;invisible.\u00a0\u00bb p&nbsp;60.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Selon Julie Gille le syst\u00e8me patriarcal fa\u00e7onne aussi les d\u00e9sirs, les normes et les injonctions, au point de rendre la soumission s\u00e9duisante, presque naturelle&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0D\u00e9sirer \u00eatre d\u00e9sir\u00e9e, c&rsquo;est ce que les femmes apprennent depuis des lustres pour survivre, au point que m\u00eame aujourd&rsquo;hui que leur existence ne d\u00e9pende plus des hommes (en Occident), le conditionnement reste toujours tr\u00e8s actif. Le patriarcat, puis le marketing ont largement exploit\u00e9 cette faille, hypersexualisant le corps des femmes, que ce soit pour vendre des yaourts ou des voitures.\u00a0\u00bb p&nbsp;112.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\">Un enjeu plus vaste : notre capacit\u00e9 \u00e0 nous sentir pleinement vivants et connect\u00e9s au monde&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Imaginez une soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;individus qui travailleraient majoritairement \u00e0 redevenir vibrants et pulsants. Nous traiterions nous de la m\u00eame mani\u00e8re ? Traiterions-nous la Terre et le Vivant comme nous le faisons aujourd&rsquo;hui ? Si je tranche l&rsquo;onde vitale en moi, je la tranche ailleurs aussi.\u00a0\u00bb p&nbsp;227.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Apr\u00e8s avoir explor\u00e9 les ombres et les conditionnements, Julie Gille conclut sur une note d\u2019espoir&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Que les paroles sortent de l&rsquo;ombre et \u00e9clairent nos regards d&rsquo;un jour nouveau. Puissions-nous regarder l&rsquo;Ombre depuis la lumi\u00e8re du c\u0153ur, et l&rsquo;aimer. Profond\u00e9ment. Devenons ainsi porteur.se de lumi\u00e8re. Redevenons vivants.\u00a0\u00bb p&nbsp;286<\/p>\n<\/blockquote>\n<h2>Pr\u00e9sentation de l&rsquo;\u00e9diteur<\/h2>\n<p>Succubes, tentatrices, mangeuses d&rsquo;homme, castratrices, ogresses, sorci\u00e8res, m\u00e9g\u00e8res, etc., nombreuses sont les insultes faites aux femmes. Ce sont autant d&rsquo;images peu flatteuses qui leur collent \u00e0 la peau depuis des si\u00e8cles, jusqu&rsquo;\u00e0 les suivre comme leur ombre dans chacun de leur pas du quotidien.<\/p>\n<p>C&rsquo;est toute une l\u00e9gende implicite, tout un folklore qui flotte dans l&rsquo;air \u00e0 chaque fois que ces mots sont lanc\u00e9s sur la t\u00eate des femmes ! Mais que se cache derri\u00e8re ces personnages obscurs qui peuplent leur ombre ? Quelles sont leurs histoires des soi-disant, Castratrice, S\u00e9ductrice, M\u00e8re Terrible, D\u00e9vorante et Sorci\u00e8re ?<\/p>\n<p>Venez d\u00e9couvrir derri\u00e8re ces images arch\u00e9typiques, quelles sont les blessures individuelles et collectives, et les constructions sociales qui ont soutenu ces repr\u00e9sentations, aux d\u00e9pens de l&#8217;empuissancement des femmes et au d\u00e9triment de l&rsquo;int\u00e9gration des qualit\u00e9s f\u00e9minines dans notre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Lib\u00e9rer les paroles de l&rsquo;Ombre est une invitation \u00e0 ne plus craindre ces images \u00ab\u00a0\u00e9pouvantail\u00a0\u00bb pour qu\u00e9rir le cadeau qu&rsquo;elles gardent et dont l&rsquo;humanit\u00e9 est priv\u00e9e, coup\u00e9e d&rsquo;une partie d&rsquo;elle m\u00eame. Ainsi, passons ensemble de l&rsquo;ombre \u00e0 lumi\u00e8re&#8230;<\/p>\n<p><i>\u00c9diteur : Terre Noire \u2013 2024 \u2013 Collection Transmutation \u2013 Pr\u00e9face de Delphine Lhuillier et postface de Jean Gagliardi &#8211; 302 pages \u2013 ISBN 97822487519022 \u2013 15 x 22 x 1,9 cm<\/i><\/p>\n<h2><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-28458\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/julie-gille.jpg\" alt=\"\" width=\"120\" height=\"170\" \/>Julie Gille<\/h2>\n<p>Psychologue transpersonnelle, form\u00e9e en psychologie sociale et inspir\u00e9e par la psychologie des profondeurs, <a href=\"http:\/\/www.juliegille.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Julie Gille<\/a> explore les interstices entre l\u2019individuel et le collectif, le visible et l\u2019invisible.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Julie Gille \u00e9claire les zones d\u2019ombre d\u2019un monde structur\u00e9 par la domination patriarcale, o\u00f9 les violences, les injonctions et les conditionnements fa\u00e7onnent nos existences.&nbsp;Son analyse \u00e9maill\u00e9e de r\u00e9f\u00e9rences contemporaines (podcasts, romans, films, s\u00e9ries&#8230;) et illustr\u00e9e, parfois avec humour, s\u2019articule \u00e9galement autour de r\u00e9cits mythologiques, d\u2019histoires po\u00e9tiques et de t\u00e9moignages cliniques. \u00c9ditions Terre Noire Julie Gille [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":9713,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-28451","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/28451","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=28451"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/28451\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":28477,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/28451\/revisions\/28477"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9713"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=28451"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}