{"id":24505,"date":"2025-09-22T08:08:58","date_gmt":"2025-09-22T06:08:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/?page_id=24505"},"modified":"2025-11-22T10:44:40","modified_gmt":"2025-11-22T09:44:40","slug":"vieil-homme-enfant","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/ariane-callot\/vieil-homme-enfant\/","title":{"rendered":"Jung : le vieil homme et l&rsquo;enfant"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00c0 la lecture du tome IV de la Correspondance (1955-1957), une figure se pr\u00e9cise : celle d\u2019un Jung double, \u00e0 la fois vieil homme au travail et enfant de toujours. C\u2019est \u00e0 leur dialogue discret et t\u00eatu que ces pages pr\u00eatent l\u2019oreille.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-31415\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/jung-vieil-homme-enfant.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"487\" srcset=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/jung-vieil-homme-enfant.jpg 600w, https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/jung-vieil-homme-enfant-300x244.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<h2>Sur cette page<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"#preambule\">Pr\u00e9ambule<\/a>\n<ul>\n<li><a href=\"#prelude\">Pr\u00e9lude \u00e0 la lecture du tome IV de la correspondance de Jung<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#vie\">Vie et activit\u00e9 de Jung autour de ses quatre-vingts ans<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#themes\">Divers th\u00e8mes des lettres de Jung<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><a href=\"#perrenite\">La p\u00e9rennit\u00e9 de l&rsquo;enfant et de l&rsquo;Autre<\/a>\n<ul>\n<li><a href=\"#besoin\">Le besoin de solitude de Jung<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#rappel\">Rappel d&rsquo;un traumatisme de l&rsquo;enfance<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#choix\">Un choix dans les lettres de la Correspondance<\/a>\n<ul>\n<li><a href=\"#menz\">La lettre au P\u00e8re Lucas Menz du 28 mars 1955<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#white\">La lettre au P\u00e8re Victor White du 2 avril 1955<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#hilty\">La lettre \u00e0 Palmer A. Hilty du 23 octobre 1955<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#kotschnig\">La lettre \u00e0 Mrs Kotschnig du 30 juin 1956<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#lang\">La lettre au docteur Bernard Lang de juin 1957<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#jaffe\">La lettre \u00e0 Aniela Jaff\u00e9 du 9 juillet 1957<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><a href=\"#question\">La question de la bont\u00e9 divine<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#profondeur\">Le Jung de la profondeur<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><a href=\"#conclusion\">En conclusion<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><a id=\"preambule\"><\/a>PR\u00c9AMBULE<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a id=\"prelude\"><\/a>Pr\u00e9lude \u00e0 la lecture du tome IV de la correspondance de Jung<\/h2>\n<p>J&rsquo;ai expliqu\u00e9, dans un article pr\u00e9c\u00e9dent concernant le tome III de la <em>Correspondance<\/em>, la mani\u00e8re dont je proc\u00e8de par lecture, relecture, phases d&rsquo;oubli, distillation, pour lire la foisonnante correspondance de Jung. J&rsquo;invite le lecteur \u00e0 lire le pr\u00e9ambule de cet article intitul\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/ariane-callot\/reponse-job-jung-et-ses-detracteurs\/\">R\u00e9ponse \u00e0 Job&nbsp;: Jung et ses d\u00e9tracteurs.<\/a><\/p>\n<p>Le tome IV concerne les ann\u00e9es 1955 \u00e0 1957 de la vie de Jung qui \u00e9tait n\u00e9 en 1875 et d\u00e9c\u00e9da en 1961. On est donc dans les derni\u00e8res ann\u00e9es de son existence.<\/p>\n<p>Je me r\u00e9f\u00e9rerai, ici, uniquement \u00e0 la <em>Correspondance<\/em> et au livre C.G. Jung : <em>Ma Vie.&nbsp;Souvenirs, r\u00eaves et pens\u00e9es.<\/em><\/p>\n<h2><a id=\"vie\"><\/a>Vie et activit\u00e9 de Jung autour de ses quatre-vingts ans<\/h2>\n<p>En juillet 1955 Jung f\u00eate ses quatre-vingts ans et en novembre il perd sa femme. Cet \u00ab\u00a0arrachement \u00e0 lui-m\u00eame\u00a0\u00bb, selon ses propres mots, est un tournant de sa vie&nbsp;: il va, \u00e0 partir de ce moment-l\u00e0, marcher lucidement vers sa propre mort.<\/p>\n<p>Sa sant\u00e9 n&rsquo;est pas bonne et lui pose souvent des probl\u00e8mes. Elle est aussi le pr\u00e9texte invoqu\u00e9, d\u00e8s l&rsquo;enfance, pour \u00e9chapper \u00e0 d&rsquo;ennuyeuses obligations. Il se plaint de manquer de force et de vivacit\u00e9 intellectuelle mais ses actes montrent qu&rsquo;il exag\u00e8re quelque peu.<\/p>\n<p>Il d\u00e9cide de terminer la construction de <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/tour\/\">la tour de Bollingen<\/a> commenc\u00e9e une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es auparavant ; un besoin d&rsquo;\u00e9difier dont nous verrons qu&rsquo;il est, chez lui, une constante.<\/p>\n<p>Il entretient toujours une abondante correspondance avec les gens les plus vari\u00e9s, connus ou inconnus et continue, inlassablement, \u00e0 r\u00e9viser certaines de ses \u0153uvres et \u00e0 pr\u00e9ciser ses concepts.<\/p>\n<p>Il termine et publie le second tome de <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/oeuvre\/mysterium_conjunctionis_2.htm\">Mysterium conjonctionis<\/a> sa grande \u0153uvre sur l&rsquo;alchimie.<\/p>\n<p>En 1957 il commence \u00e0 travailler, sans enthousiasme, \u00e0 un travail collaboratif dans lequel il raconte \u00ab\u00a0le mythe de sa vie\u00a0\u00bb. Ce sera <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/oeuvre\/ma_vie.htm\">Ma vie : Souvenirs&nbsp; r\u00eaves et pens\u00e9es,<\/a> publi\u00e9 apr\u00e8s sa mort.<\/p>\n<p>On voit que Jung, m\u00eame s&rsquo;il se dit diminu\u00e9, d\u00e9ploie encore une belle activit\u00e9.<\/p>\n<h2><a id=\"themes\"><\/a>Divers th\u00e8mes des lettres de Jung<\/h2>\n<p>Chaque tome des lettres de Jung me donne l&rsquo;impression qu&rsquo;il rec\u00e8le, comme un secret ne se d\u00e9voilant qu&rsquo;avec le temps, un th\u00e8me principal. Mais, au cours des lectures, \u00e9mergent tant de richesses que j&rsquo;aurais tendance \u00e0 penser que la <em>Correspondance<\/em> est son \u0152uvre majeure.<\/p>\n<p>Dans une seule lettre, Jung peut condenser l&rsquo;essentiel de sa pens\u00e9e. De plus, en particulier dans les derniers tomes, la fonction sentiment et l&rsquo;expression des \u00e9motions sont moins refoul\u00e9es qu&rsquo;ailleurs.<br \/>\nLes th\u00e8mes abord\u00e9s dans ce tome IV sont vari\u00e9s car il r\u00e9pond \u00e0 de nombreuses questions pos\u00e9es par ses correspondants. Impossible de rendre compte de toute la richesse de sa pens\u00e9e, ce serait se perdre et risquer d&rsquo;\u00eatre superficiel. Un choix s&rsquo;impose.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><a id=\"perrenite\"><\/a>LA P\u00c9RENNIT\u00c9 DE L&rsquo;ENFANT ET DE L&rsquo;AUTRE<\/h1>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-24482\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/a-faire.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"296\" \/><\/p>\n<p>Ce que j&rsquo;ai retenu, apr\u00e8s distillation, comme th\u00e8me principal de ma lecture du tome IV de <em>La<\/em> <em>Correspondance<\/em> est la pr\u00e9sence en Jung de cet enfant tr\u00e8s particulier qu&rsquo;il d\u00e9crit dans <em>Ma vie<\/em>.&nbsp;<\/p>\n<p>Si j&rsquo;ai employ\u00e9 le mot particulier au sujet de l&rsquo;enfant Jung c&rsquo;est parce qu&rsquo;il ressentait d\u00e9j\u00e0 cette impression de la pr\u00e9sence en lui d&rsquo;un Autre tr\u00e8s ancien.<\/p>\n<p>Le sentiment d&rsquo;une participation \u00e0 quelque chose qui lui \u00e9tait \u00e9tranger, cette forme de double personnalit\u00e9, a persist\u00e9 toute sa vie sans que ce soit une dissociation. Sa relation au monde avait \u00e9t\u00e9 en quelque sorte pr\u00e9form\u00e9e, d\u00e8s sa jeunesse, telle qu&rsquo;elle perdure dans sa vieillesse.&nbsp;<\/p>\n<p>On trouve dans les lettres \u00e9crites par Jung autour de sa quatre vingti\u00e8me ann\u00e9e de nombreuses manifestations de la permanence d&rsquo;une personnalit\u00e9 secr\u00e8te pr\u00e9sente d\u00e8s son enfance. J&rsquo;en choisirai quelques exemples.<\/p>\n<h2><a id=\"besoin\"><\/a>Le besoin de solitude de Jung<\/h2>\n<p>Dans une lettre en r\u00e9ponse \u00e0 un ami qui lui proposait de venir passer quelques jours dans sa tour refuge de Bollingen pour converser avec lui, Jung, \u00e2g\u00e9 de 82 ans, r\u00e9pond par un refus. Il argue de son grand \u00e2ge, de sa fatigabilit\u00e9 et surtout de son besoin de solitude. Il \u00e9crit&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0La solitude m&rsquo;est une source bienfaisante qui fait que la vie me para\u00eet valoir d&rsquo;\u00eatre v\u00e9cue. Parler devient assez souvent pour moi un supplice, et j&rsquo;ai fr\u00e9quemment besoin de plusieurs jours pour me remettre de la futilit\u00e9 des mots &#8230; Ce que vous vous repr\u00e9sentez comme quelques jours d&rsquo;\u00e9changes intellectuels, je ne pourrais le supporter avec personne, pas m\u00eame avec ceux qui me sont le plus proches. Le reste est silence !\u00a0\u00bb (p.196)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Jung enfant, dans sa personnalit\u00e9 num\u00e9ro 2, qui n&rsquo;avait rien d&rsquo;enfantine, aime aussi la solitude. Il se plonge \u00ab\u00a0avec recueillement\u00a0\u00bb dans des jeux durant lesquels il ne supporte pas qu\u2019on vienne le d\u00e9ranger. Tout seul, assis sur une pierre, il se livre \u00e0 de profondes r\u00e9flexions. Il pense que ses camarades de jeu l\u2019ali\u00e8nent \u00e0 lui-m\u00eame, \u00e0 cet autre qui parle en lui.<\/p>\n<p>Heureusement pour sa vie et son \u0153uvre, il y avait en lui un c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s solide qui fit que le personnage num\u00e9ro deux, celui de la vie ordinaire, prit le dessus. Il n&rsquo;avait pas oubli\u00e9 sa dualit\u00e9 mais il la r\u00e9servait aux moments de communication avec les profondeurs de son \u00eatre.<\/p>\n<p>Cependant, le vieil homme s&rsquo;autorise, dans sa correspondance, \u00e0 laisser remonter les sentiments de son enfance et exprime sans ambigu\u00eft\u00e9 son besoin de solitude. Il n\u2019avait plus rien \u00e0 prouver.<\/p>\n<h2><a id=\"rappel\"><\/a>Rappel d&rsquo;un traumatisme de l&rsquo;enfance<\/h2>\n<p>Je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 fait dans d&rsquo;autres articles mais je dois faire ici un rappel. En effet, on ne peut comprendre la marque imprim\u00e9e \u00e0 vie sur le psychisme de Jung sans avoir en m\u00e9moire la terrible vision qu&rsquo;il subit, le mot n&rsquo;est pas trop fort, sur le chemin du coll\u00e8ge quand il avait 12 ans.<\/p>\n<p>Cette vision fut pour lui un tel choc qu&rsquo;il fit un \u00ab\u00a0d\u00e9ni\u00a0\u00bb et passa des jours \u00e0 s&rsquo;interroger sur lui- m\u00eame et sur un Dieu qui lui imposait l&rsquo;\u00e9preuve d&rsquo;avoir pu voir ou penser une telle abomination. Il lui fallut beaucoup de courage et de nombreuses cogitations, que l&rsquo;on peut qualifier de m\u00e9taphysiques, pour laisser advenir \u00e0 sa pens\u00e9e ce qu&rsquo;il ne voulait pas penser&nbsp;!<\/p>\n<p>La vision survient alors qu&rsquo;il passe devant la cath\u00e9drale de B\u00e2le et que le monde, l\u2019\u00e9glise, la cr\u00e9ation divine, tout lui semble d&rsquo;une beaut\u00e9 bouleversante. C&rsquo;est alors que survient l\u2019horrible pens\u00e9\/vision&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Je rassemblai tout mon courage, comme si j&rsquo;avais eu \u00e0 sauter dans le feu des enfers, et je laissai \u00e9merger l&rsquo;id\u00e9e : devant mes yeux se dresse la belle cath\u00e9drale et au-dessus d&rsquo;elle le ciel bleu ; Dieu est assis sur son tr\u00f4ne d\u2019or tr\u00e8s haut au-dessus du monde et de dessous du tr\u00f4ne un \u00e9norme excr\u00e9ment tombe sur le toit neuf et chatoyant de l\u2019\u00e9glise ; il le met en pi\u00e8ces et fait \u00e9clater les murs. \u00bb (<em>Ma Vie,<\/em> p. 78)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Tout Jung est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 : l\u2019id\u00e9e d&rsquo;un Dieu qui n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement bon, le fait d&rsquo;\u00eatre un \u00eatre \u00e0 part possesseur d&rsquo;un terrible secret et le courage qu&rsquo;il manifeste, surtout dans les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, pour d\u00e9fendre ses id\u00e9es.<\/p>\n<h2><strong><a id=\"choix\"><\/a>Un choix dans les lettres de la Correspondance<\/strong><\/h2>\n<p>Toutes les lettres de Jung sont importantes. Je dois choisir, d&rsquo;une mani\u00e8re tout a fait arbitraire, parmi celles qui lui semblaient les plus repr\u00e9sentatives de ce lien entre le jeune Jung et le vieil homme qu&rsquo;il \u00e9tait devenu.&nbsp;<\/p>\n<p>Autant que possible, j&rsquo;extrais, de lettres souvent longues, les mots m\u00eames de Jung. C&rsquo;est le meilleur moyen de ne pas trahir sa pens\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n<h3><a id=\"menz\"><\/a>La lettre au P\u00e8re Lucas Menz du 28 mars 1955<\/h3>\n<p>Le p\u00e8re Lucas Menz \u00e9tait un b\u00e9n\u00e9dictin allemand.<\/p>\n<p>Dans cette lettre Jung, apr\u00e8s avoir parl\u00e9 de la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;homme et de Dieu au sujet du bien et du mal, un sujet qui l&rsquo;obs\u00e8de depuis toujours, \u00e9crit&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Ce qu&rsquo;il y a au fond de l&rsquo;\u00e2me, l&rsquo;inconscient, n&rsquo;est pas le fait des hommes, mais partie de la nature cr\u00e9\u00e9e par Dieu et que l&rsquo;homme n&rsquo;a en aucun cas le droit d&rsquo;insulter, m\u00eame si elle nous cause les pires difficult\u00e9s. [&#8230;] L&rsquo;intelligence et la volont\u00e9 humaine sont sollicit\u00e9es et peuvent apporter une aide, mais elles ne doivent jamais croire, avec arrogance, avoir sond\u00e9 les profondeurs de l&rsquo;esprit et \u00e9teint le feu qui Lui est associ\u00e9. Nous pouvons seulement esp\u00e9rer de Dieu la gr\u00e2ce qu&rsquo;il ne nous contraigne plus \u00e0 descendre plus profond\u00e9ment encore et \u00e0 nous laisser br\u00fbler par son Feu.\u00a0\u00bb (p. 54)&nbsp;<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Dans ce simple extrait, il me semble voir, comme en transparence, ce courageux et intelligent gar\u00e7on de 12 ans dont la vie est d\u00e9j\u00e0 obscurcie par l&rsquo;ombre d&rsquo;un Dieu qu&rsquo;il ressent comme terrible.<\/p>\n<h3><strong><a id=\"white\"><\/a>La lettre au P\u00e8re Victor White du 2 avril 1955<\/strong><\/h3>\n<p>Victor White \u00e9tait un dominicain anglais avec lequel Jung <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/ressources\/correspondance-jung-white\/\">a abondamment correspondu pendant 15 ans.<\/a> On peut dire qu&rsquo;ils \u00e9taient amis mais \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de cette lettre une certaine froideur, due \u00e0 la publication de <em>R\u00e9ponse \u00e0 Job,<\/em> s&rsquo;\u00e9tait install\u00e9e entre eux. Dans cette lettre Jung plaide une fois de plus au sujet des raisons qui lui ont fait \u00e9crire cet ouvrage controvers\u00e9. Il \u00e9crit&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0De m\u00eame que Job a parl\u00e9 assez haut pour pouvoir \u00eatre entendu de tous, de m\u00eame j&rsquo;ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 payer de ma personne et faire tout ce dont j&rsquo;avais la force pour arracher mes contemporains \u00e0 leur inconscience [&#8230;] J&rsquo;ai h\u00e9sit\u00e9, longtemps, et r\u00e9sist\u00e9, et puis j&rsquo;ai fini par me d\u00e9cider \u00e0 dire ce que je pense.\u00a0\u00bb (p. 57)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Apr\u00e8s de longues justifications, comme si une fois de plus il voulait convaincre son ami, il \u00e9crit ces mots plus conformes \u00e0 son caract\u00e8re&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00a0\u00bb J&rsquo;assumerai la conviction que j&rsquo;ai que ma <em>R\u00e9ponse \u00e0<\/em> <em>Job<\/em> constitue la pure et simple application de mes principes psychologiques \u00e0 quelques probl\u00e8mes centraux de notre religion&nbsp;; c&rsquo;est \u00e0 prendre ou \u00e0 laisser.\u00a0\u00bb (p. 59)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Il est toujours l\u00e0 l&rsquo;enfant qui se savait possesseur d&rsquo;un grand secret concernant la v\u00e9ritable nature de Dieu. et qui, apr\u00e8s un tr\u00e8s long silence, consid\u00e8re, \u00e0 la fin de sa vie, qu&rsquo;il est de son devoir de le partager.<\/p>\n<h3><a id=\"hilty\"><\/a>La lettre \u00e0 Palmer A. Hilty du 23 octobre 1955<\/h3>\n<p>Palmer A. Hilty \u00e9tait professeur d&rsquo;anglais au State college of Washington. Il avait envoy\u00e9 \u00e0 Jung 24 questions sur Dieu, la religion et la vie apr\u00e8s la mort. (p. 98 sq)<\/p>\n<p>&nbsp;Jung r\u00e9pond \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un devoir de classe avec des questions impos\u00e9es. C&rsquo;est l&rsquo;enfant qui se voulait s\u00e9rieux et bon \u00e9l\u00e8ve, la personnalit\u00e9 num\u00e9ro un, qui persiste ici. On sent m\u00eame un v\u00e9ritable agacement quand il \u00e9crit comme r\u00e9ponse : \u00ab\u00a0Cette question est d\u00e9risoire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Cependant, m\u00eame s&rsquo;il semble r\u00e9diger un pensum, il ne peut s&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;exprimer avec force, mais avec plus ou moins de sinc\u00e9rit\u00e9,&nbsp; sa pens\u00e9e au sujet de Dieu.<\/p>\n<p>Par exemple, \u00e0 la question : Croyez-vous \u00e0 un Dieu personnel ? Il r\u00e9pond tr\u00e8s clairement :&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Je ne<em> crois<\/em> pas (en un Dieu personnel), mais je <em>connais<\/em> une force tr\u00e8s personnelle \u00e0 l&rsquo;action efficace de laquelle il ne peut \u00eatre oppos\u00e9 aucune r\u00e9sistance. Je l&rsquo;appelle \u00ab\u00a0Dieu\u00a0\u00bb. J&rsquo;use de ce terme parce qu&rsquo;il sert \u00e0 exprimer, depuis des temps imm\u00e9moriaux, une telle exp\u00e9rience et d&rsquo;autres analogues.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<h3><a id=\"kotschnig\"><\/a>La lettre \u00e0 Mrs Kotschnig du 30 juin 1956<\/h3>\n<p>Le docteur Elined Kotschnig (1895-1983) fut la premi\u00e8re analyste jungienne \u00e0 Washington. Jung r\u00e9pond \u00e0 une lettre o\u00f9 elle posait principalement la question d&rsquo;un Dieu cr\u00e9ateur \u00ab\u00a0inconscient\u00a0\u00bb et donc priv\u00e9 de savoir.&nbsp;<\/p>\n<p>Cette lettre est longue, aimable et tr\u00e8s argument\u00e9e. Elle est un exemple, entre de nombreux autres, du fait que Jung entretient des relations amicales et intellectuelles plus ais\u00e9es, moins pol\u00e9miques, avec les femmes qu&rsquo;avec les hommes.&nbsp;<\/p>\n<p>Il commence par expliquer \u00e0 cette dame combien notre esprit est limit\u00e9 pour r\u00e9pondre \u00e0 ce genre de question car nous sommes oblig\u00e9s \u00ab\u00a0d\u2019user de repr\u00e9sentations psychiques \u00e0 l&rsquo;image des faits que nous croyons avoir observ\u00e9s.\u00a0\u00bb Il \u00e9crit plus loin&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0On ne peut en outre imaginer qu&rsquo;un cr\u00e9ateur qui tire l&rsquo;univers du n\u00e9ant ait conscience de quoi que ce soit, car tout acte de conscience repose sur la discrimination : je ne peux par exemple avoir aucune conscience de la nature d&rsquo;un autre \u00eatre humain tant que je ne fais qu\u2019un avec lui. Si rien n&rsquo;existe en dehors de Dieu, alors tout est Dieu, et dans un tel \u00e9tat la connaissance de Soi-m\u00eame Lui est impossible.\u00a0\u00bb (p.139)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00c9videmment Jung d\u00e9veloppe le sujet et en aborde d&rsquo;autres mais on voit combien cette question de la relation \u00e0 Dieu est un fil conducteur dans son existence.&nbsp;<\/p>\n<h3><a id=\"lang\"><\/a>La lettre au docteur Bernard Lang de juin 1957<\/h3>\n<p>Le docteur Bernhard Lang, de nationalit\u00e9 suisse, \u00e9tait un \u00e9l\u00e8ve de Jung. Il est connu pour avoir \u00e9t\u00e9 l&rsquo;analyste d&rsquo;Hermann Hesse.<\/p>\n<p>Au docteur Bernard Lang qui lui demandait s&rsquo;il se comptait lui-m\u00eame au nombre des croyants. Jung r\u00e9pond :<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Je suis toujours pr\u00eat \u00e0 professer mon exp\u00e9rience int\u00e9rieure mais jamais son interpr\u00e9tation m\u00e9taphysique&nbsp;; car sinon je revendique implicitement pour celle-ci une reconnaissance universelle\u00a0\u00bb. [&#8230;]\u00a0\u00bb Je suis malheureusement oblig\u00e9 de dire que tout ce que les humains affirment au sujet de Dieu est pur bavardage&nbsp;; car nul ne peut conna\u00eetre Dieu.\u00a0\u00bb (p. 210,211)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Plus loin dans cette longue lettre il enfonce le clou en \u00e9crivant : \u00ab\u00a0Puisque vous me demandez si je fais partie des croyants, je suis oblig\u00e9 de vous r\u00e9pondre : non.\u00a0\u00bb et il ajoute : \u00ab\u00a0Croire que je suis ou que quiconque d&rsquo;autre est en possession d&rsquo;une v\u00e9rit\u00e9 absolue, ou que je suis le porteur d&rsquo;une gr\u00e2ce particuli\u00e8re, pourvu d&rsquo;un organe de plus que les autres, voil\u00e0 qui m\u2019inspire une \u00ab\u00a0profonde horreur\u00a0\u00bb. (p.212)<\/p>\n<p>Jung s&rsquo;exprime ici d&rsquo;une mani\u00e8re scientifique que je pourrais appeler officielle mais il fait aussi allusion, dans le m\u00eame paragraphe, \u00e0 une autre interpr\u00e9tation personnelle, subjective, relevant de son sentiment. \u00c0 ce sujet il garde secr\u00e8tes ses pens\u00e9es dans une lettre dont il sait qu&rsquo;elle peut \u00eatre lue et interpr\u00e9t\u00e9e par d&rsquo;autres que son destinataire.<\/p>\n<p>La preuve du fait que Jung n&rsquo;exprime ses sentiments profonds qu&rsquo;\u00e0 ceux qui lui sont proches, en particulier \u00e0 des femmes, est donn\u00e9e par la tr\u00e8s br\u00e8ve missive qui est la derni\u00e8re de mon choix.&nbsp;<\/p>\n<h3><a id=\"jaffe\"><\/a>La lettre \u00e0 Aniela Jaff\u00e9 du 9 juillet 1957<\/h3>\n<p>Aniela Jaff\u00e9 \u00e9tait tr\u00e8s proche de Jung, surtout \u00e0 la fin de sa vie. Elle coordonnait tout pour lui et contribua de mani\u00e8re tr\u00e8s importante \u00e0 <em>Ma vie<\/em>.&nbsp;<\/p>\n<p>Comme souvent dans l<em>a Correspondance, <\/em>il aborde le probl\u00e8me de sa relation \u00e0 Dieu. Dans cette lettre, je crois entendre la voix de l&rsquo;enfant \u00e9cras\u00e9 par la force de la vision impos\u00e9e par Dieu et on est bien loin des discussions th\u00e9ologiques. Presque toute la lettre, qui se pr\u00e9sente comme une courte r\u00e9ponse \u00e0 une carte postale de vacances, est consacr\u00e9e \u00e0 la d\u00e9pendance de Jung envers la volont\u00e9 divine :&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0&#8230;c&rsquo;est \u00e0 la volont\u00e9 du Dieu vivant que l&rsquo;on a affaire. Comme elle est toujours plus puissante que moi, je suis toujours d\u00e9j\u00e0 dedans&nbsp;: je ne m&rsquo;y jette pas, j&rsquo;y suis jet\u00e9&nbsp;; je ne lui oppose aucune r\u00e9sistance, mais je suis contraint de lutter contre, car toujours la puissance de Dieu est plus grande que ma volont\u00e9. \u00a0\u00bb [&#8230;] Dieu me met devant des faits, il faut que je m&rsquo;arrange avec. Si Lui ne les rejette pas, je ne peux pas les rejeter. Je ne peux que modifier de tout petits d\u00e9tails&nbsp;;\u00a0\u00bb (p. 214)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Ici c&rsquo;est l&rsquo;Autre en Jung qui parle.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-24482\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/a-faire.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"296\" \/><\/p>\n<h2><a id=\"question\"><\/a>La question de la bont\u00e9 divine<\/h2>\n<p>Comme je l&rsquo;ai dit en pr\u00e9ambule de cet article, il est impossible de rendre compte de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e de <em>La Correspondance<\/em> de Jung dans les ann\u00e9es qui l&rsquo;on vu f\u00eater ses quatre vingt ans.<\/p>\n<p>Je retiens que, d\u00e8s l\u2019enfance, l&rsquo;Autre, le num\u00e9ro deux avec lequel il cohabitait ne l&rsquo;a jamais quitt\u00e9 et que cette tr\u00e8s ancienne personne qui vivait en lui s&rsquo;est toujours pos\u00e9 la grande question de la bont\u00e9 divine. Mais cette question \u00e9tait tr\u00e8s personnelle, relevait de l\u2019ineffable. C&rsquo;est pourquoi il a attendu d&rsquo;\u00eatre \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9 pour en parler publiquement dans son livre <em>R\u00e9ponse \u00e0 Job<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;Il avait, cependant, trouv\u00e9 un moyen qui, lui aussi, remontait \u00e0 l&rsquo;enfance, de s&rsquo;exprimer dans la \u00ab\u00a0mati\u00e8re\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2><a id=\"profondeur\"><\/a>Le Jung de la profondeur<\/h2>\n<p>Jung, entre sept et neuf ans, s&rsquo;adonnait \u00e0 des jeux pleins de sens symbolique, si on pense \u00e0 son \u00e9volution ult\u00e9rieure.<\/p>\n<p>Il construisait des tours en cubes qu&rsquo;il d\u00e9molissait \u00ab\u00a0avec volupt\u00e9\u00a0\u00bb, allumait des feux qu&rsquo;il consid\u00e9rait comme \u00ab\u00a0sacr\u00e9s\u00a0\u00bb. Il avait d\u00e9j\u00e0 sa pierre, une pierre unique qui lui \u00e9tait destin\u00e9e et avec laquelle il entretenait des dialogues d&rsquo;ordre quasi m\u00e9taphysiques.<\/p>\n<p>Vers dix ans, pour calmer de grandes angoisses, il sculpta un petit bonhomme, l&rsquo;habilla, le coucha dans un plumier avec un galet du Rhin. C&rsquo;\u00e9tait son grand secret qui lui faisait du bien.&nbsp;<\/p>\n<p>Il eut tout au long de sa vie une vie tr\u00e8s riche sur le plan social et intellectuel mais l&rsquo;enfant aux secrets \u00e9tait toujours l\u00e0 et lui aussi s&rsquo;exprima.<\/p>\n<p>Il aimait peindre, calligraphier, sculpter la pierre, le bois et aussi construire. En effet, s&rsquo;il a \u00e9difi\u00e9 une \u0153uvre il a aussi, d\u00e8s qu&rsquo;il en a eu les moyens, projet\u00e9 son ressenti profond dans l&rsquo;\u00e9dification de Bollingen, un lieu intime qui le repr\u00e9sentait.<\/p>\n<p>L&rsquo;enfant \u00e9tait encore l\u00e0 en l&rsquo;homme \u00e2g\u00e9 qui exprime son sentiment profond dans la <em>Correspondance <\/em>en \u00e9crivant&nbsp;: \u00ab\u00a0Mon vrai Moi fend du bois \u00e0 Bollingen &#8230;\u00a0\u00bb. (p. 94)<\/p>\n<p>C&rsquo;est aussi celui-l\u00e0 qui, apr\u00e8s la mort de sa femme, \u00e9crit dans une lettre \u00e0 sa fille (p.144) que la seule chose qui peut le consoler est de travailler \u00e0 la gravure d&rsquo;une pierre comm\u00e9morative et de faire de nouveaux travaux \u00e0 Bollingen.&nbsp;<\/p>\n<p>Dans une autre lettre \u00e0 Aniela Jaff\u00e9 (p.180)il se d\u00e9crit comme peignant le plafond, gravant la pierre, s&rsquo;occupant du captage de sources et faisant la cuisine.<\/p>\n<p>On voit que Jung \u00e9tait loin d&rsquo;\u00eatre un pur intellectuel ! C&rsquo;est ce qui lui permit, d\u00e8s l&rsquo;enfance, de garder un certain \u00e9quilibre, m\u00eame s&rsquo;il connut des moments de fragilit\u00e9. Le vieil homme pouvait \u00e9crire qu&rsquo;il avait \u00ab\u00a0atteint une paix relative\u00a0\u00bb. (p.60).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><a id=\"conclusion\"><\/a>EN CONCLUSION<\/h1>\n<p>De Bollingen aux joutes \u00e9pistolaires, jusqu\u2019aux gestes de pierre et de bois, une ligne persiste : fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience, d\u00e9fiance envers toute m\u00e9taphysique close, courage de nommer l\u2019ombre. Non un syst\u00e8me, mais un t\u00e9moignage qui souligne la relation \u00e0 la psych\u00e9, au divin, \u00e0 la mati\u00e8re. Le vieil homme laisse parler l\u2019enfant. Le reste est silence &#8230; et travail.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Octobre 2025<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/contact.htm\"><strong>Adresser un message \u00e0 Ariane Callot<\/strong><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Articles Ariane Callot<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/ariane-callot\/pouvoir-jugement\/\">Les affam\u00e9s de pouvoir ont-ils un jugement unilat\u00e9ral ?<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/ariane-callot\/vieil-homme-enfant\/\">Jung : le vieil homme et l\u2019enfant<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/ariane-callot\/individuation-individualisme\/\">Individuation et individualisme<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/ariane-callot\/jung-et-la-geomancie\/\">C.G. 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C\u2019est \u00e0 leur dialogue discret et t\u00eatu que ces pages pr\u00eatent l\u2019oreille. 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