{"id":17920,"date":"2021-11-22T06:18:07","date_gmt":"2021-11-22T05:18:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/?page_id=17920"},"modified":"2021-11-25T08:13:13","modified_gmt":"2021-11-25T07:13:13","slug":"sante-mentale-folie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/sophie-braun\/sante-mentale-folie\/","title":{"rendered":"Sant\u00e9 mentale ou fabrique de la folie"},"content":{"rendered":"<p><strong>Semaine d&rsquo;information sur la sant\u00e9 mentale, journ\u00e9e mondiale de la sant\u00e9 mentale, sites internet sur la sant\u00e9 mentale, rapport d&rsquo;information sur la sant\u00e9 mentale et l&rsquo;avenir de la psychiatrie, alerte sur la sant\u00e9 mentale des jeunes&#8230; La notion de sant\u00e9 mentale s&rsquo;impose et ce n&rsquo;est pas sans cons\u00e9quences sur notre repr\u00e9sentation du psychisme.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-18123 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/sante-mentale.png\" alt=\"\" width=\"216\" height=\"320\" \/><span style=\"font-size: 10pt;\">Dessin traditionnel num\u00e9rique<br \/>\n<\/span><span style=\"font-size: 10pt;\">Mathilde Kitteh @mathildekitteh<\/span><\/p>\n<p>Une enqu\u00eate d\u2019octobre 2021 (Le Monde, 28\/10\/2021) r\u00e9v\u00e8le que :<\/p>\n<ul>\n<li>deux tiers des \u00e9tudiants en m\u00e9decine ont fait un burn-out,<\/li>\n<li>un quart ont subi un \u00e9pisode d\u00e9pressif caract\u00e9ris\u00e9,<\/li>\n<li>un cinqui\u00e8me ont eu des id\u00e9es suicidaires,<\/li>\n<li>un quart ont subi du harc\u00e8lement sexuel,<\/li>\n<li>un quart \u00e9galement une humiliation.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces r\u00e9sultats proviennent d\u2019\u00e9tudes relatives \u00e0 la sant\u00e9 mentale des m\u00e9decins.<\/p>\n<h2>Burn-out, harc\u00e8lement sexuel, d\u00e9pression, humiliation ?<\/h2>\n<p>Au-del\u00e0 de ces r\u00e9sultats, certes inqui\u00e9tants, comment ne pas s\u2019interroger sur ce sid\u00e9rant amalgame entre burn-out, harc\u00e8lement sexuel, d\u00e9pression et humiliation qui ne sont ni du m\u00eame registre, ni du m\u00eame effet ? Ils n&rsquo;ont entre eux qu&rsquo;un seul point commun : ils entrent dans la cat\u00e9gorie dite de la \u00ab sant\u00e9 mentale \u00bb, de plus en plus usit\u00e9e pour parler de l&rsquo;\u00e9tat psychologique d&rsquo;une personne ou d&rsquo;une cat\u00e9gorie sociale.<\/p>\n<p>Les mots ne sont pas neutres et l&rsquo;on peut se demander pourquoi ce terme s&rsquo;impose depuis quelques ann\u00e9es au d\u00e9triment de celui \u00ab\u00a0d&rsquo;\u00e9tat psychologique\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0d&rsquo;\u00e9tat psychique\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0v\u00e9cu psychologique\u00a0\u00bb ou mieux encore de \u00ab\u00a0vie psychique\u00a0\u00bb par exemple. Pourquoi est-ce ce terme-l\u00e0 pr\u00e9cis\u00e9ment qui se r\u00e9pand ?<\/p>\n<p>Il n\u2019en existe aucune d\u00e9finition officielle, mais voici ce que l&rsquo;on trouve par une br\u00e8ve recherche sur internet :<\/p>\n<ul>\n<li>Wikip\u00e9dia, incontournable, d\u00e9finit la sant\u00e9 mentale comme \u00ab\u00a0le bien-\u00eatre psychique \u00e9motionnel et cognitif ou comme une absence de trouble mental.\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>L\u2019OMS comme \u00ab un \u00e9tat de bien-\u00eatre qui permet \u00e0 chacun de r\u00e9aliser son potentiel, de faire face aux difficult\u00e9s normales de la vie, de travailler avec succ\u00e8s et de mani\u00e8re productive et d\u2019\u00eatre en mesure d\u2019apporter sa contribution \u00e0 la communaut\u00e9 \u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ne nous attardons pas sur la notion : \u00ab\u00a0pouvoir travailler de mani\u00e8re productive\u00a0\u00bb, qui n\u2019est que trop parlante et int\u00e9ressons-nous \u00e0 deux notions : \u00ab\u00a0l\u2019absence de trouble mental\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9tat de bien-\u00eatre (&#8230;) qui permet de faire face aux difficult\u00e9s normales de la vie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2>L&rsquo;absence de trouble mental<\/h2>\n<p>L\u2019absence de trouble mental est une donn\u00e9e \u00e9minemment culturelle. Dans notre soci\u00e9t\u00e9 occidentale moderne, elle d\u00e9pend de la description du DSM ( Diagnostic and Statistical Manuel of Mental discorders). En 1952, la premi\u00e8re version de ce manuel \u00e9tablissait 60 diagnostics. Depuis 2013, le DSM-5 \u00e9tablit une liste de plusieurs centaines de troubles de la personnalit\u00e9 assortis d\u2019\u00e9chelles de valeurs.<\/p>\n<p>L\u2019introduction du terme \u00ab\u00a0troubles\u00a0\u00bb en lieu et place du mot \u00ab\u00a0maladie\u00a0\u00bb a permis d\u2019\u00e9largir tr\u00e8s largement le spectre. \u00c0 titre d&rsquo;exemple, dans cette derni\u00e8re version, une d\u00e9pression se caract\u00e9rise d\u00e8s 15 jours de p\u00e9riode d\u2019irritabilit\u00e9, de d\u00e9sint\u00e9r\u00eat ou d\u2019insomnie.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre en bonne sant\u00e9 mentale aujourd&rsquo;hui, il faut donc \u00e9chapper aux centaines de troubles d\u00e9crits. Mais qui n\u2019a pas travers\u00e9 dans sa vie deux semaines de troubles du sommeil, de l\u2019app\u00e9tit, de l\u2019app\u00e9tence \u00e0 la vie etc. ? Tous malades alors, tous d\u00e9pressifs ? Tr\u00e8s certainement dans ces nouvelles normes.<\/p>\n<p>Pourtant, en tant que psychanalystes, nous pourrions penser l&rsquo;inverse : nous sommes tous et toutes troubl\u00e9s, cela est une certitude, mais troubl\u00e9s par la vie et les \u00e9preuves. Celles qui permettent de grandir, de se transformer, d\u2019\u00e9voluer, bref, d\u2019\u00eatre et de se sentir vivant. Pathologiser ces \u00e9preuves de la vie est une pure h\u00e9r\u00e9sie et d\u00e9finir la sant\u00e9 mentale par l&rsquo;absence des centaines de troubles list\u00e9s par le DSM-5 est mortif\u00e8re.<\/p>\n<h2>La capacit\u00e9 de faire face aux \u00e9preuves normales de la vie<\/h2>\n<p>La d\u00e9finition de L\u2019OMS mentionne la capacit\u00e9 de \u00ab\u00a0faire face aux difficult\u00e9s normales de la vie\u00a0\u00bb. Je m&rsquo;interroge pour comprendre ce que cela recouvre :<\/p>\n<ul>\n<li>Des deuils sans tristesse trop prolong\u00e9e ?<\/li>\n<li>Des s\u00e9parations qui laissent indiff\u00e9rents ?<\/li>\n<li>Des ch\u00f4mages longue dur\u00e9e que la personne doit aborder avec courage et sans aucun sentiment de d\u00e9couragements ni de r\u00e9volte ?<\/li>\n<li>Une humanit\u00e9 gravement affect\u00e9e par le p\u00e9ril \u00e9cologique et qui continue de consommer sans agir ?<\/li>\n<\/ul>\n<p>Est-ce que, suivant ces d\u00e9finitions, la notion de sant\u00e9 mentale impliquerait :<\/p>\n<ul>\n<li>Que les crises de la vie doivent \u00eatre supprim\u00e9es ?<\/li>\n<li>Que tout sentiment de mal-\u00eatre qui dure plus de 15 jours doit \u00eatre \u00e9radiqu\u00e9 ?<\/li>\n<li>Qu\u2019un deuil ne doit pas durer plus de 2 mois sous peine de devenir pathologique et n\u00e9cessiter un traitement m\u00e9dicamenteux imm\u00e9diat ?<\/li>\n<\/ul>\n<p>Beaucoup des patients que nous recevons formulent leurs propres auto-diagnostics : \u00ab je suis d\u00e9pressif, je suis bipolaire, etc \u00bb. A quoi leur sert de nommer des troubles si ce n\u2019est de s\u2019inventer une identit\u00e9 de \u00ab\u00a0malade\u00a0\u00bb et de s\u2019y camoufler ?<\/p>\n<p>Mais ce faisant, ils&nbsp;figent les processus. La recherche du sens du sympt\u00f4me et du malaise dispara\u00eet. L&rsquo;on perd de vue qu&rsquo;une d\u00e9pression oblige parfois \u00e0 quitter un emploi qui ne convient plus, \u00e0 renoncer \u00e0 des exigences trop hautes, \u00e0 adoucir une recherche \u00e9perdue de perfection etc.<\/p>\n<p>La base de la psychanalyse, depuis plus d&rsquo;un si\u00e8cle, c&rsquo;est d&rsquo;\u00e9couter les angoisses au lieu de tenter de les supprimer, d&rsquo;arr\u00eater de concr\u00e9tiser des causes sur le mod\u00e8le des phobies, d&rsquo;affirmer que ce n&rsquo;est pas l\u2019avion le responsable de la peur, ni l\u2019araign\u00e9e mais que l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une souffrance existentielle et psychique est bien plus probable.<\/p>\n<p>Une souffrance qui ne sera peut-\u00eatre jamais \u00e9radiqu\u00e9e, mais qui s&rsquo;att\u00e9nuera si elle est examin\u00e9e avec attention et s\u00e9rieux.<\/p>\n<h2>La notion de sant\u00e9 peut-elle s&rsquo;appliquer au psychisme ?<\/h2>\n<p>Est-ce ad\u00e9quat d&rsquo;utiliser le mot sant\u00e9 \u00e0 propos du psychisme humain ? La sant\u00e9 dans sa d\u00e9finition la plus large et commun\u00e9ment admise, c\u2019est l\u2019absence de maladie, c\u2019est \u00e0 dire l\u2019absence de pathologie.&nbsp;<\/p>\n<p>Appliquer la conception de la sant\u00e9 \u00e0 l\u2019esprit humain pose trois niveaux de probl\u00e8mes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le bien \u00eatre d\u00e9fini comme absence de troubles<\/strong>, est plus proche du sentiment oc\u00e9anique d\u00e9crit par Romain Rolland dans un courrier \u00e0 Freud, proche de ce que Jung appelle l\u2019abaissement du niveau mental et bien loin du d\u00e9sir d\u2019un \u00eatre conscient qui accepte les \u00e9preuves de la vie et se bat avec courage. Job avant et apr\u00e8s l\u2019\u00e9preuve n\u2019est pas le m\u00eame homme.<\/li>\n<li><strong>Une immense normativit\u00e9 est \u00e0 l\u2019\u0153uvre sous nos yeux<\/strong> dans une tranquille indiff\u00e9rence et une complicit\u00e9 de tous les acteurs ou presque. La pens\u00e9e m\u00e9dicale occidentale, \u00e0 laquelle nous devons beaucoup car elle a produit des avanc\u00e9es fondamentales qu\u2019il serait bien dangereux de nier, s\u2019appuie sur une repr\u00e9sentation du corps comme une somme de parties \u00e0 gu\u00e9rir et \u00e0 r\u00e9parer. Elle entra\u00eene dans son sillon une repr\u00e9sentation de la psych\u00e9, r\u00e9duite \u00e0 une machine qui va vers son \u00e9panouissement et doit y parvenir sans crises et sans heurts. Chacun devant r\u00e9ussir une adaptation douce quelles que soient les \u00e9preuves travers\u00e9es, sous peine d\u2019\u00eatre \u00e9tiquet\u00e9 d\u2019un ou plusieurs troubles pathologiques. (Une certaine utilisation de la m\u00e9ditation va \u00e9galement parfois dans le sens de cette adaptation)<\/li>\n<li>Et le plus grave : <strong>ce qui dispara\u00eet<\/strong>, <strong><strong>c\u2019est l\u2019\u00e2me, l\u2019esprit, le souffle, le processus d\u2019individuation, la vision finaliste de l\u2019inconscient, le myst\u00e8re, les crises et processus alchimiques. <\/strong><\/strong>(qui ne sont r\u00e9ductibles ni au cerveau, ni au biologique).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Les soins m\u00e9dicaux remplacent les soins de l\u2019\u00e2me<\/h2>\n<p>Toutes ces notions si ch\u00e8res \u00e0 Jung, sont balay\u00e9es d\u2019un revers de main par une pens\u00e9e concr\u00e9tiste qui pathologise les \u00e9v\u00e9nements de la vie. La psych\u00e9 est assimil\u00e9e au corps, et au corps morcel\u00e9 tel qu\u2019il est si souvent r\u00e9duit par la pens\u00e9e m\u00e9dicale occidentale. Les soins m\u00e9dicaux remplacent les soins de l\u2019\u00e2me. Le mat\u00e9rialisme avance masqu\u00e9.<\/p>\n<p>La crise du Covid en est un exemple frappant. S&rsquo;il faut \u00e9videmment emp\u00eacher ce virus de se propager et de tuer, la pr\u00e9servation de la sant\u00e9 physique ne peut devenir l&rsquo;unique enjeu. Depuis deux ans, toutes autres formes de questions, toute autre forme d\u2019espoir sont balay\u00e9s. La sant\u00e9 physique occupe tout le terrain et emp\u00eache l\u2019\u00e9mergence de la vie de l&rsquo;\u00e2me, en tant que d\u00e9sir de relation, de prise de risques et d&rsquo;impr\u00e9vus.<\/p>\n<h2>R\u00e9sister c&rsquo;est exister<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0R\u00e9sister c\u2019est exister\u00a0\u00bb. Par cette magnifique formule, Jacques Ellul nous apprend \u00e0 nous m\u00e9fier des id\u00e9es re\u00e7ues et de l\u2019\u00e9vidence des lieux communs.<\/p>\n<p>Il me semble qu&rsquo;en acceptant d&rsquo;utiliser ce terme de \u00ab sant\u00e9 mentale \u00bb, nous acceptons sa d\u00e9finition implicite et les diagnostics qu&rsquo;elle implique. Nous oublions l\u2019\u00e2me, ses tourments et le myst\u00e8re du vivant. Nous oublions que nous n\u2019avons aucune r\u00e9ponse d\u00e9finitive aux angoisses humaines. Nous acceptons de nous plier \u00e0 une redoutable forme de toute-puissance, de concr\u00e9tisme au d\u00e9triment du symbolique et du myst\u00e8re.<\/p>\n<p>Que certaines souffrances doivent \u00eatre prises en charge par des psychiatres et des m\u00e9dicaments est une \u00e9vidence. Mais curieusement, ni la d\u00e9finition de l\u2019OMS, ni celle de Wikip\u00e9dia ne mentionnent la souffrance :<\/p>\n<ul>\n<li>Parce que c\u2019est un crit\u00e8re subjectif,<\/li>\n<li>Parce la souffrance de l\u2019\u00e2me n\u2019est pas du registre de la gu\u00e9rison,<\/li>\n<li>Parce que l\u2019on ne pourrait plus masquer les souffrances cr\u00e9\u00e9es par le syst\u00e8me culturel europ\u00e9en et son mat\u00e9rialisme exacerb\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019\u00e9tat de \u00ab bien \u00eatre \u00bb propos\u00e9 par l\u2019OMS est plus proche de l\u2019\u00e9tat d\u2019une algue marine balay\u00e9e au gr\u00e9 des vagues que d\u2019un humain debout cherchant \u00e0 traverser la vie en \u00e9largissant sa conscience d\u2019\u00eatre.<\/p>\n<blockquote><p><em>\u00ab La souffrance de l\u2019\u00e2me est inh\u00e9rente \u00e0 toute relation intime. Nous ne pouvons y \u00e9chapper. \u00bb <\/em>James Hillman.<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Sophie Braun &#8211; Novembre 2021<\/em><\/p>\n<h2><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-17931\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/sophie-braun.jpg\" alt=\"\" width=\"120\" height=\"155\" \/>Sophie Braun<\/h2>\n<p>Sophie Braun est psychanalyste. Elle exerce \u00e0 Paris. Elle est membre de la Soci\u00e9t\u00e9 Fran\u00e7aise de Psychologie Analytique (SFPA) et de l&rsquo;Association Internationale de Psychologie Analytique (IAAP). Elle est \u00e9galement co-pr\u00e9sidente du Groupe d&rsquo;\u00c9tudes C. G. Jung.<\/p>\n<p>Sur le pr\u00e9sent site :<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/sophie-braun\/sante-mentale-folie\/\">Sant\u00e9 mentale ou fabrique de la folie<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/ressources\/entretien-sophie-braun\/\">Entretien avec Sophie Braun. La tentation du repli<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Semaine d&rsquo;information sur la sant\u00e9 mentale, journ\u00e9e mondiale de la sant\u00e9 mentale, sites internet sur la sant\u00e9 mentale, rapport d&rsquo;information sur la sant\u00e9 mentale et l&rsquo;avenir de la psychiatrie, alerte sur la sant\u00e9 mentale des jeunes&#8230; La notion de sant\u00e9 mentale s&rsquo;impose et ce n&rsquo;est pas sans cons\u00e9quences sur notre repr\u00e9sentation du psychisme.&nbsp; Dessin traditionnel [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"parent":17918,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-17920","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/17920","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17920"}],"version-history":[{"count":32,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/17920\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18142,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/17920\/revisions\/18142"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/17918"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17920"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}