{"id":15681,"date":"2021-02-23T08:49:44","date_gmt":"2021-02-23T07:49:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/?page_id=15681"},"modified":"2021-03-08T09:01:03","modified_gmt":"2021-03-08T08:01:03","slug":"bernard-lempert","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/ressources\/bernard-lempert\/","title":{"rendered":"Quand la famille maltraite ses enfants"},"content":{"rendered":"<p><strong>Bernard Lempert dresse un&nbsp; portrait sans concession de la maltraitance au sein des familles. Il est l&rsquo;un des pr\u00e9curseurs \u00e0 avoir d\u00e9nonc\u00e9 le non dit de ce type de violences et il d\u00e9montre, pour celles et ceux qui en sont les victimes, que la transformation est possible.<\/strong><\/p>\n<p>Pierre Sabourin, psychiatre et psychanalyste, a pr\u00e9fac\u00e9 <em>Dans la maison de l&rsquo;ogre.<\/em> Il situe la port\u00e9e des travaux de Bernard Lempert :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Jamais le ph\u00e9nom\u00e8ne de la maltraitance des enfants n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit avec autant de clart\u00e9, de force et d&rsquo;intelligence. Les professionnels de la protection de l&rsquo;enfance appr\u00e9cieront cette pertinence, mais aussi toute personne ayant \u00e9t\u00e9 victime de maltraitance, et sans doute tout adulte ayant \u00e0 accompagner des enfants.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-15684 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Dans-la-maison-de-logre.png\" alt=\"\" width=\"290\" height=\"424\" \/><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2021346781\/carlgustavjungen\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9645 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/achat-amazon-fr.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"25\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">\u00c9ditions du Seuil \u2013 14,1 x 26 x 2 cm \u2013 280 pages<\/span><\/p>\n<p>Ce livre intense et engag\u00e9 est d&rsquo;autant plus frappant qu&rsquo;il est \u00e9crit avec la volont\u00e9 de d\u00e9faire le m\u00e9canisme de la violence, et d&rsquo;avancer des contre-propositions lib\u00e9ratrices pour toutes les Peau d&rsquo;\u00e2ne et tous les Petit Poucet.\u00a0\u00bb (pr\u00e9face, p 16)<\/p>\n<p><em>Les extraits de l&rsquo;ouvrage ci-dessous nous plongent dans les r\u00e9flexions de l&rsquo;auteur :<\/em><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<strong>Quand l&rsquo;amour fait d\u00e9faut, le don est absent; et l\u00e0 o\u00f9 le don est absent, la dette r\u00e8gne sans partage<\/strong>\u00ab\u00a0. (p 61)<\/p>\n<h2>Quand la violence est banalis\u00e9e<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Quand, dans une structure familiale, la violence est banalis\u00e9e, elle se d\u00e9roule sans mots, et par voie de cons\u00e9quence sans conscience distincte pour la penser vraiment. D\u00e8s l&rsquo;instant que les mots l&rsquo;\u00e9noncent, et surtout d\u00e8s l&rsquo;instant que le r\u00e9cit en est fait \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur &#8211; quand l&rsquo;enfant se plaint, appelle \u00e0 l&rsquo;aide, voire d\u00e9nonce explicitement -, la parole est aussit\u00f4t assimil\u00e9e \u00e0 une trahison.\u00a0\u00bb&nbsp;(p 51)<\/p>\n<h2>Les transformations sont possibles<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Nous croyons que tout est toujours possible, que les jeux ne sont pas faits, qu&rsquo;il n&rsquo;est pas vrai que rien n&rsquo;aille plus, que les voies sont ouvertes, que le devenir n&rsquo;est pas un vain mot, que les transformations ne rel\u00e8vent pas de la cat\u00e9gorie de l&rsquo;illusion, et que les m\u00e9tamorphoses ne sont pas r\u00e9serv\u00e9es au seul champ po\u00e9tique. Mais nous pensons qu&rsquo;il faut aller au bout l&rsquo;une certaine lucidit\u00e9 pour que notre esp\u00e9rance soit cr\u00e9dible. [&#8230;]\n<p>Si nous voulons lutter efficacement contre la cruaut\u00e9 mentale, il faut que nous en comprenions la logique interne. La na\u00efvet\u00e9 en ces affaires est mauvaise conseill\u00e8re. Si nous voulons porter secours aux enfants victimes, il faut accepter de descendre d&rsquo;abord mentalement dans cet espace de terreur qui les tient, et puis il faut se r\u00e9soudre \u00e0 affronter le syst\u00e8me agresseur dans son ensemble.\u00a0\u00bb (p 38)<\/p>\n<h2>L&rsquo;histoire p\u00e8se mais ne d\u00e9termine pas<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Quel que soit le passif d&rsquo;origine, et si terribles puissent \u00eatre certaines enfances, il est possible de s&rsquo;en extraire et de s&rsquo;en lib\u00e9rer. Le processus destructeur est puissant, mais il n&rsquo;est pas fatal. L&rsquo;histoire p\u00e8se mais ne d\u00e9termine pas.<\/p>\n<p>Plus nombreuses qu&rsquo;on ne pense sont les personnes qui n&rsquo;avaient pas re\u00e7u d&rsquo;amour dans leur jeunesse et qui savent en donner \u00e0 leurs enfants. On peut donner ce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas re\u00e7u, pour cette simple raison qu&rsquo;on peut le d\u00e9couvrir au cours de son existence et au plus profond de soi. On peut transmettre ce qu&rsquo;on vous avait jadis refus\u00e9.\u00a0\u00bb (p 66)<\/p>\n<h2>La violence intrafamiliale et le monde du dehors<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0La violence intrafamiliale a beau ch\u00e9rir par-dessus tout la loi du silence, et elle a beau savoir cultiver comme personne le go\u00fbt du secret, elle n&rsquo;a pas pour autant vocation \u00e0 rester dans de strictes limites. C&rsquo;est qu&rsquo;elle entretient un rapport paradoxal avec le monde du dehors.<\/p>\n<p>D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 pour elle le dehors n&rsquo;existe pas fondamentalement ; d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 l&rsquo;ext\u00e9rieur est \u00e0 la fois un r\u00e9servoir pour sa machine de guerre, un champ de manipulation et une perspective d&rsquo;extension de sa propre puissance.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 aucun moment le dehors n&rsquo;est reconnu comme un lieu autre. L&rsquo;autre n&rsquo;existe pas. Le monde de la maltraitance est fondamentalement clos. M\u00eame quand il se r\u00e9pand au-dehors, il ne fait que r\u00e9gler ses propres comptes et poursuivre un dessein priv\u00e9.\u00a0\u00bb (p 30)<\/p>\n<h2>Le travail analytique ne se limite pas au domaine int\u00e9rieur<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Que le travail analytique s&rsquo;effectue en regard du champ de la psych\u00e9 ne signifie pas pour autant qu&rsquo;il doive rester strictement limit\u00e9 au domaine int\u00e9rieur. La psych\u00e9 n&rsquo;est pas un simple lieu de lecture, elle retentit de ce qui s&rsquo;est effectivement pass\u00e9 dans l&rsquo;histoire.<\/p>\n<p>Elle est d&rsquo;abord cette chambre du dedans qui accueille comme elle peut les bouleversements du monde. Haut lieu intime de r\u00e9sonance, elle fait m\u00e9moire en temps r\u00e9el de ce qui lui \u00e9tait advenu.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9moire a beau \u00eatre s\u00e9lective, elle a beau donner lieu \u00e0 un processus de recomposition qui lui-m\u00eame \u00e9quivaut en partie \u00e0 une reconstruction, elle a beau ouvrir en grand l&rsquo;espace interpr\u00e9tatif, elle n&rsquo;en demeure pas moins, d&rsquo;abord, l&rsquo;onde de choc provoqu\u00e9e par une r\u00e9alit\u00e9 ext\u00e9rieure.<\/p>\n<p>S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une violence objective, la psych\u00e9 gardera en elle cette trace de l&rsquo;effraction qui peut alors devenir source d&rsquo;images renouvel\u00e9es. Ces images ont \u00e9videmment aussi \u00e0 voir avec l&rsquo;identit\u00e9 personnelle, et avec le bain culturel qui les contient.\u00a0\u00bb (p 123)<\/p>\n<h2>La folie n&rsquo;est pas un mal, mais le signe d&rsquo;un mal<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Qu&rsquo;il y ait urgence \u00e0 faire cesser une bouff\u00e9e d\u00e9lirante, qu&rsquo;il y ait toute une strat\u00e9gie de soins \u00e0 mettre en place pour aider une personne \u00e0 sortir d&rsquo;un d\u00e9lire plus install\u00e9 &#8211; cela nous semble aller de soi. Qu&rsquo;il ne faille pas h\u00e9siter \u00e0 avoir recours&nbsp; \u00e0 des protocoles m\u00e9dicamenteux pour tenter de r\u00e9sorber l&rsquo;\u00e9tat de crise rel\u00e8ve \u00e9galement du bon sens et du devoir d&rsquo;assistance.<\/p>\n<p>Mais il faut agir ainsi parce que l&rsquo;activit\u00e9 d\u00e9lirante est dangereuse, et non parce qu&rsquo;elle serait un mal en soi. La folie n&rsquo;est pas un mal, mais le signe d&rsquo;un mal. Une crise psychique est d&rsquo;abord une tentative d&rsquo;\u00e9vacuation de la souffrance.\u00a0\u00bb (p 165\/166)<\/p>\n<h2>Il en va des familles comme des \u00c9tats<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Nous pourrions dire encore qu&rsquo;il en va des familles comme il en va des \u00c9tats. Certains sont d\u00e9mocratiques, d&rsquo;autres non. Il y a des familles d\u00e9mocratiques et d&rsquo;autres qui ne le sont pas. Il y en a qui reconnaissent la personne de chacun de ses membres, ses droits et ses d\u00e9sirs propres &#8211; et d&rsquo;autres qui ne le font pas.<\/p>\n<p>Dans les familles autoritaires, voire totalitaires, les choses se passent comme dans les \u00c9tats qui leur correspondent. L&rsquo;appartenance est en fait consid\u00e9r\u00e9e comme une appropriation, la l\u00e9gitime autorit\u00e9 parentale sert de pr\u00e9texte \u00e0 la mise en place d&rsquo;un assujettissement, l&rsquo;enfant n&rsquo;est respect\u00e9 ni dans sa personne ni dans ses aspirations. Ces deux types de famille sont aussi \u00e9loign\u00e9s l&rsquo;un de l&rsquo;autre qu&rsquo;une d\u00e9mocratie peut l&rsquo;\u00eatre d&rsquo;une dictature.\u00a0\u00bb(p 245)<\/p>\n<h2>Ne pas confondre vie priv\u00e9e et loi du silence<\/h2>\n<p>Nous ne pouvons pas confondre vie priv\u00e9e et loi du silence. Cela \u00e9quivaudrait \u00e0 confondre l&rsquo;intimit\u00e9 et la violation de cette intimit\u00e9. Nous pourrions dire encore : il y a secret et secret. Il y a le secret de l&rsquo;intime et il y a le secret mafieux.<\/p>\n<p>Quand on ferme les portes et surtout les volets des maisons o\u00f9 l&rsquo;on bat des enfants, ce n&rsquo;est pas par pudeur. Quand personne ne parle des agressions sexuelles commises sur une adolescente dans un clan incestueux, ce n&rsquo;est pas par d\u00e9licatesse. Quand on se tait autour de la violence, ce n&rsquo;est pas par respect de la libert\u00e9 de l&rsquo;enfant victime.\u00a0\u00bb (p 249)<\/p>\n<h2>Penser la maltraitance<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Si nous pouvons aujourd&rsquo;hui mieux combattre les m\u00e9canismes de la maltraitance, c&rsquo;est que nous pouvons davantage la penser, et ce qui nous permet de la penser, c&rsquo;est le lent reflux historique de la violence dite \u00e9ducative. Plus une soci\u00e9t\u00e9 se donne les moyens de s\u00e9parer \u00e9ducation et violence, plus elle isole de fait les situations de maltraitance, qui alors nous apparaissent au grand jour.<\/p>\n<p>Non seulement nous les d\u00e9couvrons, mais nous les \u00e9prouvons imm\u00e9diatement comme insupportables. C&rsquo;est parce que nous ne les supportons pas que nous voulons les combattre, et c&rsquo;est parce que nous cherchons ainsi \u00e0 contrecarrer leur puissance que nous nous donnons la peine de les analyser.\u00a0\u00bb (p 271)<\/p>\n<h2>En conclusion<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Quant \u00e0 la valeur expiatoire de la souffrance, c&rsquo;est une id\u00e9e qui elle aussi recule, en m\u00eame temps que la notion de p\u00e9ch\u00e9 originel c\u00e8de du terrain. Le corps n&rsquo;est plus ce lieu fantasmatique de la faute qui obs\u00e9dait la plupart des th\u00e9ologiens du temps jadis. Comme il n&rsquo;est plus le coupable tout trouv\u00e9 et qu&rsquo;on ne le consid\u00e8re plus comme la terre d&rsquo;\u00e9lection du mal, il n&rsquo;y a plus lieu de chasser de ses fibres la souillure cens\u00e9e s&rsquo;y nicher.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a donc plus lieu de le battre &#8211; et \u00e0 force de n&rsquo;\u00eatre plus battu, il d\u00e9voile son innocence. La souffrance perd son aura th\u00e9ologique, et dans le m\u00eame mouvement la violence qui la provoquait perd ses entr\u00e9es et ses lettres de cr\u00e9ances. Les justificatifs se d\u00e9sagr\u00e8gent, les cautions se diluent, les couvertures s&rsquo;\u00e9tiolent.<\/p>\n<p>L&rsquo;absolutisme, le supplice et l&rsquo;expiation \u00e9taient les parrains th\u00e9oriques de la violence \u00e9ducative. Sans leur soutien, elle ne peut plus que battre en retraite. Son reflux met au jour son noyau dur, la maltraitance, qui d\u00e9sormais ne peut plus se cacher. Il est alors possible d&rsquo;en d\u00e9monter les m\u00e9canismes afin de r\u00e9duire progressivement ce qui s&rsquo;apparente \u00e0 nos yeux \u00e0 des poches de barbarie.\u00a0\u00bb (p 273)<\/p>\n<h2>Table des mati\u00e8res<\/h2>\n<blockquote><p>Pr\u00e9face de Pierre Sabourin<br \/>\nRetour sur le d\u00e9samour<br \/>\nD\u00e9clar\u00e9 fautif<br \/>\nUne dette pour la vie<br \/>\nL&rsquo;enfant serviteur<br \/>\nSous le sceau de la fable<br \/>\nUne violence de type sacrificiel<br \/>\nUne triple effraction<br \/>\nAux prises avec la faute de l&rsquo;autre<br \/>\nLoi du silence et langage symbolique<br \/>\nLe loup, l&rsquo;agneau et le bouc \u00e9missaire<br \/>\nBarbarie \u00e0 domicile<br \/>\nLa folie en h\u00e9ritage<br \/>\nInfanticides<br \/>\nLes souffrances de l&rsquo;abandon<br \/>\nEnfant expos\u00e9, enfant sacrifi\u00e9<br \/>\nLes recours et les secours<br \/>\nL&rsquo;ogre et les mouvements de l&rsquo;histoire<\/p><\/blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-15716\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/bernard-lempert.jpg\" alt=\"\" width=\"90\" height=\"136\" \/><\/p>\n<h2>Bernard Lempert<\/h2>\n<p>Bernard Lempert (1951-2010), philosophe, psychanalyste, conf\u00e9rencier et \u00e9crivain a publi\u00e9 plusieurs ouvrages autour du domaine de la maltraitance.<\/p>\n<p>S&rsquo;appuyant sur les travaux de la psychanalyse et prenant en compte l&rsquo;\u0153uvre de Jung, il d\u00e9livre des messages positifs et confirme que la transformation est non seulement possible, mais souhaitable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bernard Lempert dresse un&nbsp; portrait sans concession de la maltraitance au sein des familles. Il est l&rsquo;un des pr\u00e9curseurs \u00e0 avoir d\u00e9nonc\u00e9 le non dit de ce type de violences et il d\u00e9montre, pour celles et ceux qui en sont les victimes, que la transformation est possible. Pierre Sabourin, psychiatre et psychanalyste, a pr\u00e9fac\u00e9 Dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":9713,"menu_order":13,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-15681","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/15681","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15681"}],"version-history":[{"count":15,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/15681\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15820,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/15681\/revisions\/15820"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9713"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15681"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}