{"id":14919,"date":"2021-03-01T09:04:39","date_gmt":"2021-03-01T08:04:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/?page_id=14919"},"modified":"2022-02-19T17:09:43","modified_gmt":"2022-02-19T16:09:43","slug":"jung-nietzsche-maladie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/jung-nietzsche-maladie\/","title":{"rendered":"Jung \/ Nietzsche : le c\u00f4t\u00e9 positif\/n\u00e9gatif de la maladie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Fuite, refuge, mais aussi instrument de progression, la maladie est omnipr\u00e9sente dans la vie de C.G. Jung et F. Nietzsche. L&rsquo;un et l&rsquo;autre se positionnent diff\u00e9remment face \u00e0 la maladie : pr\u00e9cieuse exp\u00e9rience pour Jung, elle d\u00e9truira Nietzsche.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-15775 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/jung-nietzsche-maladie.jpg\" alt=\"\" width=\"502\" height=\"451\" srcset=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/jung-nietzsche-maladie.jpg 502w, https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/jung-nietzsche-maladie-300x270.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 502px) 100vw, 502px\" \/><\/p>\n<h2>La maladie consid\u00e9r\u00e9e comme une pr\u00e9cieuse exp\u00e9rience<strong><br \/>\n<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung et Nietzsche ont une commune vision de l&rsquo;existence qui int\u00e8gre la souffrance. Cette souffrance est loin d&rsquo;\u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme la punition d&rsquo;une quelconque faute originelle mais fait tout simplement partie de l&rsquo;existence au m\u00eame titre que la jouissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Non seulement la maladie est accept\u00e9e mais ils consid\u00e8rent tous deux qu&rsquo;elle peut \u00eatre positive pour leur cheminement et la gen\u00e8se de leur \u0153uvre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;attitude de Jung vis \u00e0 vis de la maladie est principalement d\u00e9velopp\u00e9e dans son autobiographie <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/oeuvre\/ma_vie_folio.htm\">Ma vie<\/a> et dans sa <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/oeuvre\/correspondance_1906_1940.htm\">Correspondance<\/a>. Nietzsche fait \u00e0 ce sujet de longs d\u00e9veloppements dans Ecce Homo mais on peut dire que, \u00e0 la limite de l&rsquo;obsession, maladie et bonne sant\u00e9 sont pour lui un perp\u00e9tuel sujet d&rsquo;int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Les maladies r\u00e9elles ou imaginaires de Jung enfant<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung entretient, d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge, une relation tr\u00e8s ambigu\u00eb avec des maladies r\u00e9elles ou imaginaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfant, non seulement il souffre d&rsquo;angoisses nocturnes et d&rsquo;un ecz\u00e9ma g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 mais il est tr\u00e8s maladroit ce qui entra\u00eene des accidents tels que culbute dans un escalier, heurt violent contre un po\u00eale. Ajoutons qu&rsquo;il manque tomber du haut d&rsquo;un pont dans le Rhin et nous aurons le tableau d&rsquo;un enfant mal dans son corps et dans sa t\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est fort probable que ce malaise g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 \u00e9tait provoqu\u00e9 par l\u2019ambiance familiale pesante.<\/p>\n<h2>Phobie scolaire et fuite devant la vie ordinaire<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers l&rsquo;\u00e2ge de douze ans, Jung lui m\u00eame dit qu&rsquo;il d\u00e9veloppa une n\u00e9vrose. Cela est un bien grand mot et je pense que l&rsquo;on dirait maintenant qu&rsquo;il souffrait d&rsquo;une phobie scolaire. L&rsquo;origine de cette phobie \u00e9tait probablement due au fait que, trop intelligent et mal \u00e0 l&rsquo;aise avec lui m\u00eame et les autres, il voulait \u00eatre seul avec ses pens\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;occasion se pr\u00e9sente lorsque, bouscul\u00e9, il fait une violente chute et sa t\u00eate heurte le bord d&rsquo;un trottoir. Pendant qu&rsquo;il tombe, une pens\u00e9e fulgurante le traverse : <em>maintenant tu ne seras<\/em> <em>plus oblig\u00e9 d&rsquo;aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole<\/em> !. Il se remet mais, chaque fois qu&rsquo;il doit aller en classe, ou travailler, il tombe en syncope &#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maintenant il est libre de penser, de cr\u00e9er. Les crises disparaitront quand il se rendra compte qu&rsquo;il est un fardeau pour sa famille. Il devient alors tr\u00e8s consciencieux et travailleur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce comportement de Jung devant la lourdeur et les d\u00e9sagr\u00e9ments de la vie ordinaire se reproduit durant sa grave maladie de 1944, alors qu&rsquo;il a pr\u00e8s de 70 ans. Dans un \u00e9tat semi comateux, peupl\u00e9 de visions, il se trouve bien, loin de la vie ordinaire et met plus de trois semaines avant de se d\u00e9cider \u00e0 retourner vers la \u00ab\u00a0grisaille\u00a0\u00bb du quotidien.<\/p>\n<h2>Les malaises et le d\u00e9sir de bonne sant\u00e9 de Nietzsche<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nietzsche enfant ne semble pas avoir eu une relation particuli\u00e8re avec la maladie. Adulte elle devient pour lui un sujet indispensable car elle est l&rsquo;autre face de son obsession, la bonne sant\u00e9. Sa correspondance et l&rsquo;un de ses derniers ouvrages <em>Ecce homo<\/em> rec\u00e8lent un impressionnant catalogue de ses maux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nietzsche d\u00e9sire presque maladivement bien se porter mais s&rsquo;attarde souvent sur ses malaises. Cette recherche de la \u00ab\u00a0<em>grande sant\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb fait qu&rsquo;il se consid\u00e8re presque comme un philosophe m\u00e9decin. Pour lui, ce qui affecte le corps affecte l&rsquo;esprit.<\/p>\n<h2>Nietzsche, les tripes et le g\u00e9nie !<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nietzsche pense qu&rsquo;il a longtemps mang\u00e9 mal et n\u00e9glig\u00e9 les \u00e9l\u00e9ments indispensables \u00e0 la bonne sant\u00e9. Il th\u00e9orise sur ce que doivent \u00eatre l&rsquo;alimentation, le climat du lieu o\u00f9 on vit, le choix des d\u00e9lassements. Pour ces derniers la musique et surtout la lecture sont \u00e0 privil\u00e9gier. Il pense, par exemple, que Stendhal est un grand rem\u00e8de.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alimentation, climat, distractions, tout cela est important mais rien n&rsquo;est aussi essentiel que la bonne sant\u00e9 des intestins qu\u2019il appelle les tripes. Il faut, selon ce qu&rsquo;il \u00e9crit dans <em>Ecce homo, <\/em>avoir <em>le ventre joyeux<\/em>&nbsp;et non des <em>tripes afflig\u00e9es<\/em>, sinon on peut avoir de gros probl\u00e8mes et se trouver en proie \u00e0 des souffrances provoqu\u00e9es par <em>la secr\u00e8te rancune des tripes<\/em>.<\/p>\n<p>Il va encore plus loin et d\u00e9clare que le bon fonctionnement des intestins est tellement primordial que :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Une certaine paresse, si l\u00e9g\u00e8re soit-elle, tourn\u00e9e en mauvaise habitude, suffit compl\u00e8tement \u00e0 faire d&rsquo;un g\u00e9nie quelque chose de m\u00e9diocre &#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<h2>Le corps comme creuset alchimique<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il semble que chez Nietzsche et Jung le corps, en particulier le corps souffrant, soit un lieu privil\u00e9gi\u00e9 d&rsquo;\u00e9laboration et de transformation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Nietzsche, la recherche du sens et du dire de ce sens met la chair \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve comme si c&rsquo;\u00e9tait au sein de cette passion que, comme dans le creuset des alchimistes, s&rsquo;\u00e9laborait l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung, dans une lettre de 1946, \u00e9voque la possibilit\u00e9 que la maladie soit une zone interm\u00e9diaire entre le physique et le psychologique, <em>une \u00e9tape au sein du processus d&rsquo;individuation. <\/em>La gu\u00e9rison serait comparable \u00e0 la pierre des alchimistes.<\/p>\n<h2>La maladie source de cr\u00e9ation chez Jung<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s sa grande maladie de 1944, quand Jung se d\u00e9cide \u00e0 admettre qu&rsquo;il est important d&rsquo;accepter de vivre encore car il doit continuer \u00e0 transmettre son exp\u00e9rience, son travail et la force de sa pens\u00e9e sont des plus fertiles. Il \u00e9crit dans une lettre de la m\u00eame ann\u00e9e que cette maladie a \u00e9t\u00e9 pour lui <em>extr\u00eamement pr\u00e9cieuse<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il pense que les p\u00e9riodes de maladie diminuent les d\u00e9fenses du conscient. L&rsquo;importance des probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;image (ce qu&rsquo;il appelle la <em>persona<\/em>) que l&rsquo;on souhaite pr\u00e9senter \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 est relativis\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela est confirm\u00e9 par le fait qu&rsquo;il produit, apr\u00e8s sa gu\u00e9rison, des ouvrages majeurs comme <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/oeuvre\/aion.htm\">A\u00efon<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/oeuvre\/mysterium_conjunctionis_1.htm\">Mysterium conjunctionis<\/a>, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est aussi parce qu\u2019il ne se soucie plus de ce que l&rsquo;on pense de lui qu&rsquo;il \u00e9crira un livre tr\u00e8s controvers\u00e9 : <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/oeuvre\/reponse_a_job.htm\">R\u00e9ponse \u00e0 Job<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, comme quand il \u00e9tait enfant, Jung avait tendance \u00e0 s&rsquo;abriter derri\u00e8re la fatigue, la maladie, la vieillesse quand il voulait fuir les contraintes. Par exemple excuser des retards dans sa correspondance.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">La maladie stimule Nietzsche<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme pour Jung, la maladie, chez Nietzsche peut \u00eatre un moyen d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 l&rsquo;ennuyeuse quotidiennet\u00e9 de l&rsquo;existence. Elle excuse des manques ou des ruptures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, pour Nietzsche cela va beaucoup plus loin. Il fait d&rsquo;un \u00e9tat quasi morbide une sorte d&rsquo;issue \u00e0 l\u2019exaltation o\u00f9 s&rsquo;\u00e9puisent les forces cr\u00e9atrices et les d\u00e9penses excessives d&rsquo;\u00e9nergie. La maladie le ram\u00e8ne \u00e0 la raison et \u00e9claircit ses id\u00e9es. Il \u00e9crit dans <em>Ecce homo<\/em> :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Au milieu m\u00eame des tortures qu\u2019inflige un mal de t\u00eate ininterrompu de trois jours, accompagn\u00e9 de p\u00e9nibles vomissements de pituite, je b\u00e9n\u00e9ficiais d\u2019une clart\u00e9 de dialecticien par excellence et je m\u00e9ditais \u00e0 fond de sang froid des questions pour lesquelles, dans des circonstances meilleures, je ne suis pas assez escaladeur, pas assez raffin\u00e9, pas assez froid.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">La maladie pour Nietzsche est donc une source de progression mais c&rsquo;est aussi, chez cet \u00eatre excessif et fragile, un \u00e9l\u00e9ment destructeur qui le conduira \u00e0 la dissolution et \u00e0 la folie.<\/p>\n<h2>Jung fait la diff\u00e9rence entre le philosophe et l&rsquo;homme<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung consid\u00e8re Nietzsche comme un grand philosophe, \u00e0 l&rsquo;origine de th\u00e8mes fondateurs de sa propre pens\u00e9e, mais il est beaucoup plus r\u00e9serv\u00e9 en ce qui concerne l&rsquo;homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour lui, la philosophie, comme la psychologie, ne rel\u00e8ve pas de la pure sp\u00e9culation intellectuelle. Il fait \u00e0 Nietzsche le grand reproche de ne pas avoir appliqu\u00e9 ses th\u00e9ories \u00e0 sa propre vie. Il pense que, s&rsquo;il s&rsquo;en \u00e9tait tenu aux bases m\u00eames de l\u2019existence humaine, s&rsquo;il n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 aussi exub\u00e9rant, excessif, il ne serait pas t<em>omb\u00e9 hors du<\/em> <em>monde<\/em>. Il se voulait un philosophe-m\u00e9decin mais ne ma\u00eetrisait pas sa propre sant\u00e9.<\/p>\n<h2>L&rsquo;analyse du cas Nietzsche<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans <a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/oeuvre\/psychologie_inconscient.htm\">Psychologie de l&rsquo;inconscient<\/a>, Jung consacre une dizaine de pages \u00e0 l&rsquo;analyse du cas Nietzsche sur le plan de la n\u00e9vrose et de la folie des dix derni\u00e8res ann\u00e9es de la vie du philosophe. On le sent tr\u00e8s concern\u00e9 par ce qui est arriv\u00e9 \u00e0 cet \u00eatre envers lequel il a ressenti une grande admiration mais aussi une sorte de rejet d\u00fb \u00e0 la crainte d&rsquo;avoir avec lui une quelconque ressemblance sur le plan de la fragilit\u00e9 psychologique.<\/p>\n<p>Il parle de Nietzsche de la mani\u00e8re la plus directe, avec une pointe de piti\u00e9 envers celui qui, comme il est dit dans le Zarathoustra, s&rsquo;est lapid\u00e9 de ses propres mains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au moment o\u00f9 le philosophe fut confront\u00e9 avec son ombre qui \u00e9tait la volont\u00e9 de puissance, il n&rsquo;a pas su la reconna\u00eetre. Son Moi ne pouvait supporter la pr\u00e9sence de cet Autre en lui que Jung aussi connaissait bien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais Jung a vu clair en lui alors que pour Nietzsche toutes les manifestations de l&rsquo;inconscient sont devenues suspectes. Pr\u00e9occup\u00e9 par un besoin d\u2019h\u00e9ro\u00efsme, d\u00e9racin\u00e9 des forces vitales, il n&rsquo;\u00e9tait plus assez fort pour conserver sa coh\u00e9rence et son identit\u00e9. Il devint deux, \u00e9prouva une sensation d\u2019\u00e9cart\u00e8lement et perdit ensuite sa coh\u00e9rence mentale.<\/p>\n<h2>La maladie destruction ou progression<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Jung comme pour Nietzsche la maladie peut \u00eatre une fuite, un refuge, mais aussi un instrument de progression. Pr\u00e9cieuse exp\u00e9rience pour Jung, elle finira par d\u00e9truire Nietzsche. Ils \u00e9taient tous deux fragiles mais il y a une dissemblance manifeste entre le comportement de Jung et celui de Nietzsche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung aimait les plaisirs de la vie. Il fumait, \u00e9tait amateur de bonne ch\u00e8re et de bon vin. Il eut femme et enfants et r\u00e9sistait difficilement \u00e0 la beaut\u00e9 et \u00e0 l\u2019intelligence f\u00e9minines. C&rsquo;est pourquoi il est en accord avec Nietzsche sur un certain c\u00f4t\u00e9 positif de la maladie mais regrette chez le philosophe ce qu&rsquo;il consid\u00e8re comme une <em>personnalit\u00e9 maladive<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 toute son admiration pour certains aspects de la pens\u00e9e de Nietzsche, Jung lui reproche une sorte de d\u00e9voiement de l\u2019instinct et le fait qu&rsquo;il ne s\u2019est pas appliqu\u00e9 \u00e0 assumer la totalit\u00e9 de la Vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/cg-jung\/avertissement\/\">Ariane Callot<\/a>, mars 2021<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/contact.htm\"><strong>Adresser un message \u00e0 Ariane Callot<\/strong><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Articles Ariane Callot<\/h2>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/ariane-callot\/pouvoir-jugement\/\">Les affam\u00e9s de pouvoir ont-ils un jugement unilat\u00e9ral ?<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/ariane-callot\/vieil-homme-enfant\/\">Jung : le vieil homme et l\u2019enfant<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/ariane-callot\/individuation-individualisme\/\">Individuation et individualisme<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.cgjung.net\/espace\/accueil\/ariane-callot\/jung-et-la-geomancie\/\">C.G. 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