Le Figaro magazine
3 septembre 2011
« Donjons, dragons, serpents, mandalas labyrinthiques : ces gouaches flamboyantes sorties tout droit d'un univers psychédélique ornent cet incroyable manuscrit de cuir rouge, pesant 5 kilos, calligraphié sur parchemin enluminé par l'auteur et connu sous le nom du
Livre rouge ou Liber Novus. Si l'on y ajoute son écriture gothique, l'ensemble évoque tout à la fois un grimoire médiéval et un traité kabbalistique. »
« Si la forme de l'ouvrage est déconcertante, le contenu ne l'est pas moins. Il s'apparente au journal de bord d'un aventurier s'enfonçant à ses risques et périls au
cœur d'un continent obscur et inexploré. Page après page, on suit les péripéties, progressions, découvertes et combats que lui imposera sa quête.
Cela pourrait paraître assez commun si le continent en question n'était rien d'autre que l'âme humaine. »
« Récit de cette épreuve hallucinante, Le Livre rouge se situe entre le voyage
d'Ulysse, l'Enfer de Dante, le second Faust de Goethe. C'est un texte fascinant par la complexité de sa forme (de nombreux genres coexistent en son sein: dialogues
crypto-socratiques, roman, théâtre, prophétie) et la richesse de son fond. »
Le
Monde des Livres
8 Septembre 2011
Sous le titre "Atterrissage d'un OPNI en France" Pierre
Assouline fait écho à la sortie du Livre rouge :
« Ce " Liber novus ", ainsi qu'il est sous-titré fort à propos, ne relève d'aucun genre. Disons que c'est le journal de voyage intérieur de sa cosmologie et de sa confrontation avec l'inconscient, tenu entre 1913 et 1928.
Le premier jet a été écrit sur des cahiers, avant d'être ruminé durant le recopiage de nuit à l'encre de Chine, par un Jung transcendé en moine copiste d'avant la Renaissance, d'une écriture gothique calligraphiée en allemand (avec quelques ouvertures en latin), orné en tête de chapitres d'enluminures, de lettrines, de cabochons et largement illustré de gouaches, le tout de sa main, sur des feuilles de parchemin puis sur du papier fort, recueillis dans un gros volume in folio relié en cuir rouge, d'un poids de 12 kg.
Avant même sa lecture en profondeur, il suffit de le feuilleter à la passionnante exposition à lui consacrée au Musée Guimet (freudiens de stricte observance s'abstenir, jusqu'au 31 octobre, à Paris), pour constater que l'ensemble est saisissant, tant il permet au lecteur d'accompagner Jung dans sa plongée au
cœur de l'inconnu. »
France
Inter & France Culture
14 et 18 Septembre 2011
Bertrand
Eveno, éditeur du Livre Rouge, s'est exprimé sur les ondes de France
Culture dans le cadre de l'émission Les Racines du ciel le
dimanche 18 septembre 2011. Écouter
ou ré-écouter l'émission.
Une deuxième intervention a eu lieu durant les 20 premières minutes de
l'émission Ouvert la nuit, sur France Inter, le mercredi 14 septembre 2011.
Écouter
ou ré-écoute de l'émission.
Le
Temps
23 septembre 2011
Le journal Le Temps
de Genève publie une série d'articles consacrés à Jung dans son
supplément "samedi culturel" :
- "Le Livre rouge", flamboyance d’un univers intérieur
- Docteur Jung et Mister Carl
- Deux notions clé pour comprendre Jung
- A lire, à voir
- Une vie en Suisse
« Le Livre rouge constitue l’élaboration de ce matériau brut. Issu de l’expérience personnelle du psychiatre suisse, il devient un prototype de l’"individuation", futur pilier de sa théorie. Jung nomme ainsi le processus par lequel une personne entre en dialogue avec ses images intérieures et les intègre à sa conscience. Enjeu: la réconciliation des forces antagonistes qui l’animent et un nouveau départ sur la voie qui est la sienne. »
Psychologies
Juin et septembre 2011
Trois articles sur psychologies.com :
« Trouver du sens, écouter ses intuitions, se relier à ce qu'il
y a de plus irrationnel en nous : ces objectifs si contemporains,
nous les devons à ce psychiatre, inventeur de la "psychologie
analytique". »
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Connaissance
des arts
Septembre 2011
Ce numéro de la revue Connaissance des arts comprend un magnifique
portfolio qui reprend quelques images du Livre rouge de Jung.
« Activer son imagination pour faire advenir à l'état conscient
des images et des symboles de l'inconscient : nées de ce
programme, plusieurs images de la cosmologie personnelle de Jung sont
associées au thème du dieu mort, renaissant pour produire une nouvelle
vision du monde. »
Le Monde des Religions
Septembre-Octobre
2011
« Jung témoigne, à travers les pages de son Livre rouge, d’une pensée originale et profondément
mystique, à mi-chemin entre une quête du Graal et une descente aux enfers
faustienne, il répond à « l’appel des profondeurs » et descend en lui-même à la recherche de son âme perdue. Des dialogues avec différentes figures mythologiques se mêlent à des peintures aux styles et aux couleurs étonnants ; aux détours desquels le psychologue devient artiste, ou artisan au sens d’un fabricant d’images. »
Michel Cazenave a accordé un long entretien au Monde des
Religions,
voici quelques extraits :
« Sa "confrontation avec l’inconscient", ce sera cela : la manière dont il va se laisser envahir par des contenus qui n’ont rien à voir avec son histoire personnelle en tant que telle. C’est là qu’il va découvrir un certain nombre de figures mythologiques. Il va descendre beaucoup plus profond que l’inconscient freudien, jusqu’à ce qui serait des structures de l’imagination humaine, qui sont toutes les mêmes. Les structures objectives de l’imagination sont comme les structures logiques : trouvez-moi un seul peuple sur Terre dans lequel deux et deux ne fasse pas quatre ? Il y a une structure logique qui est partagée par tout le monde, pourquoi n’y aurait-il pas des structures universelles de l’imagination ? »
« Dans Le Livre rouge, on voit très bien que Jung rapporte ses expériences, qu’il dessine ses visions pour accumuler tout son matériau intérieur et pour pouvoir le travailler d’une certaine façon. »
« Je sais que le New Age fait beaucoup appel à Jung, mais en même temps, je pense qu’il ne l’a pas compris. Par exemple, un
"accomplissement de soi", qu’est-ce que ça veut dire ? C’est exactement ce que j’appelle une inflation de l’ego. C’est :
"Comment me trouver bien avec le monde ?" Or ce n’est absolument pas ce que Jung cherche. C’est plutôt :
"Comment est-ce que je peux recevoir une volonté qui me dépasse et la transcrire dans ma vie ?" »
Le
Figaro Scope
21 Septembre 2011
« Le monstre pèse sept kilos. Il est ouvert dans la vitrine centrale. En tournant autour, on peut voir sa majestueuse reliure rouge. Il effraie, il émerveille comme un grimoire d'alchimiste capable de jeter des sorts, de percer nos âmes. Il est le chef-d'œuvre de Carl Gustav Jung.
Le célèbre psychanalyste suisse (1875-1961) nous
accueille, un sourire en coin, dans une photo grand format placée à l'entrée de l'exposition qui lui est consacrée. »
Arte
11 octobre 2011
Dans le cadre du journal télévisé
présentation
de l'exposition du Livre Rouge
de Jung au musée Guimet.
Paris
Match
22 Septembre 2011
Carl
Gustav Jung voit rouge
« Le résultat est un grimoire médiéval qui semble tout droit sorti d’un atelier de moines copistes du XIIe siècle, à ceci près que tout est de la propre main de Jung, qui travaille, seize années durant, à cet étrange objet, qu’il couvre d’enluminures et de calligraphies à l’encre de Chine, alternativement en suisse allemand, en haut allemand, en latin et en grec… »
L'Express
22 Septembre et 11 octobre 2011
Une exposition au Musée Guimet à Paris
Le Livre Rouge de Jung raconte une descente aux
Enfers : entretien avec Bertrand Eveno, éditeur du Livre Rouge en langue française.
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